Ce soir je discutais avec mes deux grands fistons, pendant le repas, et j'ai réalisé que c'était notre dernière soirée ensemble. Le plus jeune part demain chez sa mère et je ne le revois pas avant son retour, dans un mois. Ils partent ensemble en Hongrie, là où les rejoindra notre fille, actuellement quelque part en exploration souterraine en Serbie. Ensuite, tandis qu'elle ira en Espagne, lui se rendra directement en Angleterre. Fichtre, ces jeunes sont bien plus mobiles que je ne l'ai jamais été ! L'aîné, lui, part demain avec son amie pour faire de l'escalade, puis un séjour en Italie. Il ne reviendra pas non plus avant la fin du mois. Je vais donc me retrouver seul jusqu'à... euh... et bien c'est justement là que j'ai réalisé : ça y est, c'est fini !

Ils sont tous partis ! Définitivement. Symboliquement du moins, parce qu'ils reviendront pendant les vacances. Quelques jours avant la rentrée étudiante, aussi. Mais je suis virtuellement seul dans cette grande maison. Ad vitam aeternam.

Bon, je m'y attendais un peu, hein. C'est pas une surprise. Mais je n'avais pas réalisé que c'était déjà là.

Mes enfants me suggèrent d'accueillir un colocataire. L'idée me rebutait fortement au départ, craignant de perdre ma liberté, de devoir me farcir quelqu'un avec qui je ne m'entendrais pas... et puis finalement ça me semble moins inimaginable maintenant. J'ai pensé à un gars qui est lui aussi en séparation, en recherche de logement. Mouais, pourquoi pas ? À réfléchir...
En fait ce n'est pas la solitude qui m'inquiète mais le montant des charges à payer ! Les partager me donnerait un sérieux coup de pouce. Je suis actuellement dans une situation financière assez inquiétante...

Il est plus que temps que je m'occupe très sérieusement de trouver des moyens de subsistance. Je vais donc mettre à profit ce mois de vacances en solitaire pour... travailler ! J'avais prévu ça depuis un moment.

Ce qui veut dire que je vais très probablement prendre de la distance avec ce blog. Ça tombe très bien puisque je sens que j'ai besoin d'une bonne pause. Envie de me soustraire de ce monde d'internet, chronophage et énergivore.