31 août 2007
Rencontres essentielles
« Il est des rencontres qui, sans bouleverser l'existence, dévient son cours à jamais. Des rencontres essentielles qui laissent seul, livrent à soi-même, et obligent à se surpasser. A aimer autrement. Il est des amours qui, dans leur renoncement, permettent de veiller sur l'autre comme sur soi-même. A chérir en silence et aimer à distance. Des amours qui mettent l'âme à nu et, dans leur grand dépouillement, étoffent le coeur et l'éduquent. » Qui entrent en silence, quittent l'urgence, et se gravent pour l'éternité. » |
30 août 2007
Gris
| « Je sais aussi à présent qu'on ne peut pas aimer de près, personne, si l'on n'est plus capable de confiance. Et que ça peut certes apporter une intéressante sérénité, une capacité de travail irréprochable (que rien ne vient parasiter), un état de bien-être intérieur aux jours de bonne santé, mais que vivre sans désir, quand on a jadis su ce que c'était, c'est GRIS GRIS GRIS GRIS. » Gilda, commentant un texte de Samantdi |
22 août 2007
Dernier voyage
« Et sans oublier qu'on se quitte
Que notre amour a ses limites
Ne pas se blesser nos sourires
Ce sera difficile à tenir... ensemble
Inutile de s'aimer sans se voir
Inutile d'avancer dans le noir »
Dernier voyage - Maurane et Daran
04 août 2007
Conjuguer le verbe partir
Ce soir je discutais avec mes deux grands fistons, pendant le repas, et j'ai réalisé que c'était notre dernière soirée ensemble. Le plus jeune part demain chez sa mère et je ne le revois pas avant son retour, dans un mois. Ils partent ensemble en Hongrie, là où les rejoindra notre fille, actuellement quelque part en exploration souterraine en Serbie. Ensuite, tandis qu'elle ira en Espagne, lui se rendra directement en Angleterre. Fichtre, ces jeunes sont bien plus mobiles que je ne l'ai jamais été ! L'aîné, lui, part demain avec son amie pour faire de l'escalade, puis un séjour en Italie. Il ne reviendra pas non plus avant la fin du mois. Je vais donc me retrouver seul jusqu'à... euh... et bien c'est justement là que j'ai réalisé : ça y est, c'est fini !
Ils sont tous partis ! Définitivement. Symboliquement du moins, parce qu'ils reviendront pendant les vacances. Quelques jours avant la rentrée étudiante, aussi. Mais je suis virtuellement seul dans cette grande maison. Ad vitam aeternam.
Bon, je m'y attendais un peu, hein. C'est pas une surprise. Mais je n'avais pas réalisé que c'était déjà là.
Mes enfants me suggèrent d'accueillir un colocataire. L'idée me rebutait fortement au départ, craignant de perdre ma liberté, de devoir me farcir quelqu'un avec qui je ne m'entendrais pas... et puis finalement ça me semble moins inimaginable maintenant. J'ai pensé à un gars qui est lui aussi en séparation, en recherche de logement. Mouais, pourquoi pas ? À réfléchir...
En fait ce n'est pas la solitude qui m'inquiète mais le montant des charges à payer ! Les partager me donnerait un sérieux coup de pouce. Je suis actuellement dans une situation financière assez inquiétante...
Il est plus que temps que je m'occupe très sérieusement de trouver des moyens de subsistance. Je vais donc mettre à profit ce mois de vacances en solitaire pour... travailler ! J'avais prévu ça depuis un moment.
Ce qui veut dire que je vais très probablement prendre de la distance avec ce blog. Ça tombe très bien puisque je sens que j'ai besoin d'une bonne pause. Envie de me soustraire de ce monde d'internet, chronophage et énergivore.
01 août 2007
Tartufferie
On croir rêver : les images d'une campagne anti-corrida ont été jugées « de nature à heurter le public », alors qu'elle ne font que montrer ce qui se pratique lors de ces sinistres spectacles de mise à mort. Autrement dit : cachons cette cruauté que nous ne saurions voir... sauf quand on paye pour s'en mettre plein les yeux.
Les images étaient choquantes ? Qu'à ce la ne tienne : elles ont été supprimées par les commanditaires, dans une nouvelle version édulcorée. Verdict du Bureau de Vérification de la Publicité : c'est la bande son qui dérange, parce que « les mugissements de détresse et de douleur du taureau sont bien de nature à choquer le public et de porter préjudice à l'ensemble des intervenants du secteur, particulièrement au moment où les corridas sont organisées ». Quant à oser qualifier ce genre de traditions d'un autre âge de « barbarie » ça ne passe pas non plus... Mais non, mais non, on ne pique dans le cuir du taureau que des petites piques à apéritif et on arrose le tout de ketchup pour faire joli. Et l'animal chante la traviata ! C'est celaaa ouiiii...
Quelle tartufferie !
Voir le coup de gueule de Renaud
Spot contre la corrida - Renaud
envoyé par SPA75
