Elle est la seule à connaître mes détresses profondes, à être témoin de leur surgissement inattendu. Elle est la seule à qui je me permets de dire mon épuisement, parce que la seule à pouvoir supporter cela sans réagir. Elle est désormais la seule devant qui je laisse mes larmes couler, parce que je sais qu'elle ne dira rien. Elle ne me consolera pas, ne me soulagera pas, ne cherchera pas à m'aider. Parce que ma souffrance m'appartient et exprime quelque chose, elle ne cherchera ni à me l'épargner, ni à s'en protéger. En m'écoutant, en me laissant la place de me dire, elle ne nie rien de ce que je ressens ni ne l'amplifie.

J'apprécie sa neutralité qui me laisse face à moi-même. Seul. Libre d'entendre ce qui m'échappe à travers des émotions incontrôlables.

Ses silences sont des espaces ouverts à la délivrance. Ses mots sont des clés pour aller aussi loin que je le voudrai. Elle n'est pas une amie, encore moins un amour. Elle fait son travail de psy.