Ce matin, en écoutant les infos, j'ai eu droit à une complaisante publicité journalistique (donc gratuite pour le fabricant) pour le nouveau joujou electronique qui rendra obsolète toute une génération de matériels de communication. J'ai nommé le fantastique "ipod" IPHONE ! [oups]. Un truc qui coûte 399 euros, avec l'abonnement minimum à 49 euros par mois, soit quand même 588 euros annuels. Ouais... quand même. Autant dire un truc à portée de bourse d'une cohorte de smicards, érémistes, et autres joyeux consommateurs.

Là est l'info : un nouvel outil de consommation !

Au milieu de ce tapage réservé à une élite consumériste, quelques secondes d'une "brève". En gros, trois ou quatre phrases qui ressemblaient à ça : « le Rapport mondial sur le développement humain du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) prévient que le monde devrait faire porter toute son attention sur l’incidence des changements climatiques sur le développement, lesquels risquent de causer des revers sans précédent en matière de réduction de la pauvreté, de nutrition, de santé et d’éducation. »

Rien de bien nouveau, me direz-vous... Bah, on nous bassine avec ce changement qui n'est même pas sûr à 100%, et qui concernera surtout nos enfants. Et encore, ma brave dame, malins comme nous sommes nous trouverons bien des moyens de nous épargner ça, nous. Nous, les riches des pays industrialisés.

« Le rapport, intitulé "La lutte contre les changements climatiques : la solidarité humaine dans un monde divisé", brosse un tableau sans complaisance de la menace que représente le réchauffement planétaire. Il fait valoir que le monde se rapproche d’un « point de basculement » qui risque d’entraîner les pays les plus pauvres de la planète et leurs citoyens les plus pauvres dans une spirale infernale, laissant des centaines de millions de personnes confrontées à la malnutrition, au manque d’eau, aux menaces écologiques, et à la perte de leurs moyens de subsistance.

De l'avis de Kemal Derviş, Administrateur du PNUD, en dernière analyse, le changement climatique représente une menace pour l’humanité dans son ensemble. Mais ce sont les pauvres, qui ne sont pas responsables de la dette écologique que nous accumulons, qui doivent en supporter immédiatement le coût humain le plus lourd. »

Ben quoi ? Entre nous, on s'en fout : c'est des pauvres. Et en plus ils sont loin...

Tandis que l'ipod c'est là, maintenant, et c'est indispensâââble !

Résumé du rapport paru aujourd'hui ici.

PNUD