01 janvier 2008
Qu'elle soit belle
J'aurai terminé l'année comme je l'ai vécue : en analysant les relations sous un angle socio-psychologique. Et pour cause : il y avait deux psychanalystes à la table où j'étais accueilli ! J'étais ravi. Il a été questions des rapports hommes-femmes, des conditionnements, et de la place que jouait le symbolique dans un certain désarroi actuel de la société. Figurez-vous que l'échange, quoique relativement court, m'a passionné et m'a donné de quoi nourrir et amender mes réflexions personnelles. Et ce matin, profitant de ce moment particulier que constitue l'hyperconscience du réveil, j'associais et comprenais pas mal de choses qui trouvaient place pile-poil dans mes cogitations actuelles. Hélas je n'avais pas de quoi noter tout ça, mais j'y reviendrai probablement. N'imaginez pas que vous allez y échapper !
Je ne m'attendais pas à avoir ce genre de conversation lorsque je me suis rendu chez mes hôtes, de parfaits inconnus chez qui une amie lectrice était en villégiature. L'accueil à été à la fois tout simple et chaleureux, et je me suis d'emblée senti à l'aise. À ma place. En confiance. Tout juste un peu intimidé. On notera au passage que puisque je suis désormais capable d'oser m'insérer dans une famille inconnue, je ne peux plus me dire timide. Voila une étiquette-relique qui devient périmée et restera donc scotchée sur le calendrier 2007.
D'ailleurs, l'amie en question je ne la connais que depuis un an, et nous ne nous sommes vus que deux fois. Dont trente secondes de présence la première fois... Mais bon, vous savez comme moi qu'il y a plusieurs moyens de faire amplement connaissance à distance, de nos jours. Hier, après un petit restaurant en tête à tête, nous avons profité du frais soleil d'hiver pour suivre quelques escaliers jusqu'au pied d'une imposante tour médiévale en pierres dorées. Dominant ce petit bourg de la Drôme, le paysage et la situation donnaient un air de vacances tout à fait agréable, malgré l'air vif. Nous avons abondamment échangé sur nos situations croisées et comparables : tous les deux séparés, en incertitude professionnelle, avec les adaptations et évolutions que cela demande et permet. Ayant commencé le processus quelques années plus tôt qu'elle, j'ai pu mettre en avant toutes les découvertes que j'ai pu faire depuis ce changement de repères. Aujourd'hui j'en vois les nombreux bénéfices sur le plan de la connnaissance et conscience de soi. Pour peu qu'on prenne le temps de vivre les choses pleinement, en acceptant (accueillant) la douleur, l'incertitude, l'éparpillement... on peut rendre cette expérience très profitable sur le plan personnel et humain.
Je crois que ce sera pour moi le souvenir que je garderai de l'année de transition que je viens de vivre. J'ai épuisé mes souffrances cette année, et les ai dépassées. Du coup j'ai pu retrouver une énergie disponible et un enthousiasme qui avaient fait défaut les années précédentes, quelque peu lourdes.
Bon, je ne vais pas me lancer dans un long descriptif ce soir...
Seulement revivre un moment qui pour moi a été signifiant de l'état de sérénité qui régnait: observer la lente descente d'un soleil d'hiver, finissant rougeoyant derrière les lointaines montagnes d'Ardèche. En silence, chacun flottant dans ses pensées sans besoin de mot à échanger. Jolie bulle de temps accordé.
J'ai choisi que 2008 soit une belle année. Je ferai en sorte qu'elle le soit.
Je vous souhaite, à vous qui lirez ces lignes, qu'il en soit de même pour vous.
[et merci à toi, amie lectrice...]
