Elle a glissé ses mains dans mes cheveux, réveillant des sensations oubliées depuis longtemps. Puis elle a fait couler de l'eau tiède pour les mouiller, caressant ma nuque par inadvertance. C'en était presque sensuel...

La coiffeuse qui m'a lavé les cheveux, avant de les couper, ne savait pas qu'elle avait l'immense privilège [hum...] d'être la première à déclencher ce genre de sensations depuis euh... je ne sais combien de mois.

Hmmm... mains de femme...

Je ne sais plus ce qu'est le contact de la peau, hormis par poignée de main interposée, ou lors de fugitives et chastes bises de salutations. Parfois de brefs gestes de la main sur le bras ou l'épaule, à travers les vêtements. Exceptionnellement une prise dans les bras, à peine le temps d'en prendre conscience...

Le soir je me glisse seul dans les draps de mon grand lit et je me souviens souvent du plaisir que j'avais à y rencontrer un autre corps. Tendresse et chaleur partagées d'une douceur lovée, quasi-fœtale.

Ouais, la liberté du célibataire a du bon, mais l'absence de gestes affectueux et tendres en est le prix à payer. Et je ne parle même pas de contacts plus intimes...

[soupir...]

Ceci dit, il ne tient qu'à moi qu'il en soit autrement et il faut croire que je trouve d'autres avantages à cette situation.

 

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couleur ou noir et blanc, ça revient au même...