Hmmmm... comme d'habitude c'est lorsque je m'y attends le moins que surviennent les surprises. Déjà il y a eu cette rencontre inattendue, au moment où je disais ne plus vouloir de relation sentimentale. Dans ma vie de célibataire content de l'être je ne voulais rien qui puisse ressembler à l'idée de couple, avec tout ce que ce mot peut véhiculer avec lui sans même qu'on en ait conscience.

Couple, amour, aimer, sentiments, engagement... voila bien des mots bannis de mon vocabulaire actuel. Ils sont bons pour les autres, moi je n'en veux plus. Ils sont trop enfermants, trop étroits, trop restrictifs. Trop sujets à projections. Et pourtant... ils sont bien des repères. Un langage commun. Ils sont donc nécessaires, aussi insatisfaisants soient-ils.

J'y reviendrai.

Nouvel inattendu : mon fils qui m'écrit, en colère, remettant en cause la place de père que j'ai eu vis à vis de lui, et de ses frère-soeur, apparemment. Père trop copain, me dit-il, pas assez paternel. Avec une avalanche de griefs, qui passent notamment par cette liberté relationnelle que je revendique et qu'il me voit vivre. Lien direct avec ce que je vis en ce moment...

Je crois que j'ai loupé quelque chose dans la communication avec mes enfants si l'un d'eux en arrive à ne me faire part que si tardivement de ce qui lui pesait depuis longtemps.

Tant de choses semblent se réveiller avec cette relation soudaine. Dans mes rapports avec mon fils, mais peut-être ailleurs aussi, sans que je ne le sache ? Mais ça se passe surtout en moi. Et puis en elle, de son côté. En moi parce qu'en elle, en elle parce qu'en moi. Interactions. Craintes et désirs, armures et protections qui s'entrouvrent et peuvent se refermer très vite.

Sait-on jamais de quoi nous sommes faits ? On croit bien se connaître, et on est surpris de soi. On croit avoir compris quelque chose à la dynamique des relations, et puis la réalité révèle toute la part d'inexpérience face à des situations imprévues.