J'ai cité hier quelques extraits de la philosophie de Raphael Enthoven. Certains de ses mots sont en parfaite harmonie avec le sens que je leur donne. Parmi eux le mot "acceptation" est un de ceux qui ont ma préférence.

L'acceptation m'a permis de me rapprocher de la sérénité.

Depuis que j'accepte, ou du moins que je sais que c'est par l'acceptation que je trouverai la paix, c'est devenu un de mes principes de vie. Accepter ce que je ne peux ou ne veux changer.

Accepter ce n'est ni se résigner, ni renoncer, mais dire "oui" à ce qui est. Dire oui sans amertume, idéalement avec le sourire.

Je me suis rendu compte que tant que je disais "non" à ce que je n'acceptais pas j'étais en souffrance. Frustration, déception, révolte, colère... autant de signes d'un mal-être qui perturbe mon existence en la polluant. Je ne peux agir que pour ce sur quoi j'ai du pouvoir, et c'est mon devoir de le faire si je le désire. Mais à quoi bon lutter contre ce qui ne m'appartient pas, ne dépend pas de moi ? De toutes façons je serai bien obliger de cesser le combat un jour... ou de vivre perpétuellement avec. J'ai choisi de prendre soin de mon bien-être, de vivre au plus près de mon bonheur, et donc d'aller vers la paix intérieure. Vivre mon présent en paix, autant qu'il m'est possible.

Je suis responsable de ma propre paix. Il ne dépend que de moi que je vive en état d'harmonie. C'est à moi d'agir pour la rétablir au plus tôt après qu'elle soit perpétuellement déstabilisée par le monde extérieur.

Pour vivre dans cet état de paix au présent j'ai compris que je ne devais plus me laisser emporter par les craintes vis à vis de l'avenir. Rester lucide, envisager différentes options, agir pour concrétiser des projets, mais ne pas trop prévoir car tout peut changer à chaque instant. Par contre je garde les souvenirs précieux du passé comme autant de pépites de bonheur, qui constituent ma richesse intérieure. Même les mauvaises expériences, que je n'oublie pas, contribuent à cette richesse. Mon passé est un trésor dans lequel je puise pour aller vers le bonheur. En faisant le tri entre les expériences agréables et désagréables je me suis constitué une sorte de carte d'orientation, qui guide mes choix actuels pour aller vers des destinations souhaitées.

Une des clés de mon bonheur est la liberté. C'est à dire veiller à toujours garder une indépendance. Garder le libre choix, autant qu'il m'est possible. N'accepter que les contraintes inévitables selon le mode de vie dans lequel je choisis de rester. Et refuser tout ce que je veux éviter...

C'est ce qui m'a conduit à vivre en solitaire. Parce que je ne désire plus me sentir "collé" de trop près avec autrui. J'ai compris que mon équilbre de vie dépendait étroitement du sentiment d'indépendance. Je n'ai pas la capacité de suivre les fluctuations de l'autre quand j'en subis les conséquences. Chacun est responsable de son équilibre, de son bonheur, de son harmonie intérieure. C'est en ayant compris ma responsabilité dans ce que je fais de mon existence que j'ai compris l'importance de rester à distance.

Je peux me lier d'autant mieux que je sais que personne ne devient dépendant du lien. Ni moi, ni l'autre. Je préfère un lien distant, mais solide, qu'un lien proche que je sens fragile. Ce mode de relation est devenu ma liberté, donc mon bonheur.

Mon bien-être est la plus belle chose que je puisse offrir à ceux que je cotoie.

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