Message sur mon répondeur, il y a une dizaine de jours. Voix masculine. « Bonjour, je représente la société X, et je suis chargé par un laboratoire de récolter des feuilles d'un arbre originaire d'outre atlantique afin de faire des tests. J'ai vu sur internet que vous aviez cette espèce et je souhaite savoir si vous accepteriez de nous fournir des feuilles pour lancer une première étude. Pouvez-vous me rappeler au numéro suivant... »

Hmmm... j'avoue que cette demande m'a fait plaisir. Outre la satisfaction de pouvoir répondre favorablement, j'y ai trouvé en même temps une forme de reconnaissance : celle qui résulte d'années d'implication pour faire connaître mes coups de cœur. J'aime à "partager" le fruit de ma très ancienne passion pour les arbres. Et comme en plus il est question de me rétribuer pour cette mission, ça ne gâche rien...

Autre message, quelques jours plus tard. Voix féminine : « Bonjour, je représente la société Z, éditrice de livres sur les plantes et nous recherchons des photographies de végétaux pour un nouveau guide illustré. J'ai vu sur internet que vous aviez beaucoup d'arbres que nous recherchons et je souhaiterai entrer en contact avec vous pour que nos photographes viennent faire des clichés. Veuillez me rappeler au numéro... ».

Waooow ! Cette fois ce n'est pas seulement le résultat concret de ma passion qui intéresse, mais aussi un autre de mes tout premiers centres d'intérêt : la photo !

Sous ma grisonnante et ébouriffée tignasse germe immédiatement l'idée qu'une inratable opportunité se présente. Je rappelle donc illico la dame, lui demande quelques précisions, puis lui signifie mon accord de principe... sans omettre de lui glisser subrepticement à l'oreille que je dispose moi-même d'une importante photothèque dans le domaine qui la concerne et que, peut-être, certains clichés pourraient l'intéresser. Mon interlocutrice se montre effectivement très alléchée et m'explique que sa société recherche constamment une grande diversité de photos et fait appel à des personnes qui à la fois connaissent les plantes et pratiquent la photo. « Stop ! ne cherchez plus : je suis votre homme ! »... aurais-je pu m'écrier si je n'étais point doté d'une modération émotionnelle que ne renierait pas un frère Chartreux. Cela dit, intérieurement, j'exultais posément. Elle m'a alors demandé de lui communiquer quelques exemples de mes clichés et, deux mails plus tard, confirmait son intérêt. Suivaient les modalités concernant la cession exclusive d'un grand nombre de mes photos, ainsi qu'une proposition de prix.

Ohoooooh ! mais voila qui était inespéré ! Relier deux de mes centres d'intérêt tout en étant, ce n'est pas négligeable, rémunéré pour cela ! Enfin... pas tant inespéré que ça puisque depuis le temps que je prends des photos de mes plantes (entre autres) en toutes saisons je me disais bien que je pourrais en faire quelque chose. J'avais de très vagues et lointains projets dans ce sens, mais je reportais toujours à plus tard. Et voila qu'on vient me solliciter !
Du coup je me suis dit que je pourrais peut-être contacter aussi d'autres agences spécialisées... Je ne sais pas si je le ferai, ayant déjà d'autres projets en latence, notamment autour de l'écriture.

Les chemins de vie, souvent, se tracent selon l'énergie que l'on met à agir pour ce à quoi l'on tient.

Pour l'heure me voila face à un important travail de sélection parmi mes photos, et la perspective de prendre de nouveaux clichés avec un but bien déterminé.

Bon, mais cela ne doit pas me faire oublier que le printemps est là et que mon terrain de chasse photographique demande quelques soins et pas mal de temps...

Sans oublier un mémoire de fin de formation, sur un tout autre sujet, enthousiasmant lui aussi, et pour lequel je mettrai prochainement à contribution ceux que cela intéressera...

Avec, toujours, mes engagements municipaux, fort sollicitants en ce moment. Et le boulot de salarié, quand même...
.
.

Vous déduirez aisément de cet emploi du temps que mes
disponibilités pour écrire et correspondre sont réduites...


vesperal

Lumière inattendue

Vespérale translucidité de fines pelures d'écorce
(Cerisier du Tibet)