Combien d'heures ai-je passé à laborieusement extraire une énième mouture verbeuse du même sujet, à peu de choses près ? Qu'est-ce qui fait que je me laisse happer bien plus que je ne le voudrais dès que je remets le nez dans ce monde des blogs ? Je n'en sais rien et je n'ai pas envie de chercher à savoir pourquoi. Ce serait de nouveau me faire prendre.

En fait je m'en fous.

En revanche je constate que j'y passe beaucoup trop de temps pour les bénéfices que j'en retire ! Et que ce temps ainsi gaspillé je ne le passe pas à vivre !

Ah si, j'en retire quelque chose : un degré supplémentaire dans la prise de conscience que je m'exprime dans un monde virtuel. Et que je m'y perds autant que je m'y trouve...
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« Sur un blog, il y a une distance entre ce qu’on écrit et ce qu’on est. Le blog crée une alchimie particulière (...). Ça ressemble à de l’intimité, sauf qu’elle s’exprime entre personnes qui ne se rencontrent pas, ne s’approchent pas. Juste se lisent. Et ce lien cessera d’exister le jour où fermera le blog. Ça arrive. Ou le jour où les lecteurs ne viendront plus. Cela arrive aussi. (...) Sur un blog, il y a une distance entre ce qu’on écrit et ce qu’on est. Parce que c’est un espace public. L’écriture littéraire vient de l’inconscient (...) qui ne s’ouvre que dans la solitude ou le monologue psychanalytique, pas en public. (...) A quoi donc sert un blog ? A rien au niveau des idées, sur une Toile encombrée des mêmes idées, et d’autant d’idées contraires. A pas grand-chose au niveau de l’écriture si on veut un jour sortir réellement ce qui démange les tripes. »

Jouer au Monde, 4 juin 2010 : "Écran total manque de soleil"

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IMGP1133

La vie
(retour de vague)