Ce matin j'ai senti, avec étonnement, que ma solitude habituelle se faisait pesante. Comme ça, subitement. Sans raison particulière. Hormis, peut-être, le fait que pendant les deux jours précédents j'avais été accompagné. Deux jours de présence partagée, de proximité et d'échange, de mouvements et de voix, là où habituellement moi seul habille le silence immobile.

Alors oui, peut-être que le retour à l'unité a éveillé quelque nostalgie. Celle des moments simplement passés ensemble.

Dans la lumière matinale j'aurais pu être simplement heureux. Jouir comme à l'accoutumée de la scène ordinaire et grandiose d'une nature ensoleillée. Mais m'en voyant l'unique spectateur je me suis senti seul.

Il est des jours ou la solitude montre d'autres faces que celle de la liberté, pourtant choisie.