Le mois dernier un des plus anciens écrivant du net a posé un point final à son blog. Je le lisais depuis plus de dix ans. Il y a une semaine c'était au tour d'une blogueuse autrefois fort active d'annoncer, elle aussi, qu'elle mettait un terme à dix ans d'écriture. Bien que je connusse leurs auteurs et les suivisse depuis toutes ces années, j'ai fort bien accepté ces fermetures. Elles avaient quelque chose de naturel et j'y étais prêt. Et puis j'en ai tant vu disparaître avant eux ! À force on s'habitue...

Mais la question de ma propre durée d'écriture s'invite à chaque fois que j'en vois un ou une qui, après si longtemps, arrête : jusqu'à quand vais-je continuer ? Bon... j'avoue que cela ne va pas au delà de la question. La réponse aura son évidence le moment venu, s'il vient un jour.

« On n'arrête pas d'écrire, ou cela se produit comme lorsque l'on cesse de respirer. Car c'est en nous, dans notre force intime. »

Cette phrase, lue dans la suite de commentaires d'un des blogs sus-cités a retenue mon attention. Ce n'est pas la première fois que je lis cette idée qu'on ne cesserait pas d'écrire, ou que cette forme d'expression aurait quelque chose de vital. Personnellement j'ai des doutes... Je crois que l'écriture peut fort bien correspondre à une nécessité durant une période de l'existence, dont rien ne dit qu'elle se prolongera indéfiniment. Les exemples sont nombreux de ces écrivants du net ayant cessé après quelques années de pratique assidue. Par ailleurs je suis bien placé pour savoir, après avoir plusieurs fois changé de métier, que ce qui semble constitutif de soi peut largement évoluer, jusqu'à quasiment disparaître. Alors je ne crois pas que l'écriture fasse exception. Mais il peut paraître rassurant de penser, surtout pour l'entourage, qu'on ne change pas vraiment...

Un jour, peut-être, je ne ressentirai plus l'envie d'écrire.

 

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Des lignes sur la toile
(Toile d'Argyope)