Octobre s'achève en apothéose : ciel bleu chaque jour, températures douces, colorations maximales. Je me suis donné la chance d'en profiter en prenant des congés tardifs et la chance m'a souri. Cette année octobre à été presque plus chaud qu'août ! Et plus ensoleillé, c'est certain.

L'automne représente toujours pour moi une saison faste, opulente, généreuse. Une sorte de nouveau départ. Est-ce une réminiscence de la rentrée durant mes années de scolarité [qui pourtant n'étaient pas fastes...] ? Ou bien ai-je gardé le souvenir d'un autre renouveau, du temps où l'automne était pour moi la saison des grands trajets pour commercialiser ce que j'avais produit durant l'été ? Des paysages colorés, je n'en profitais guère que sur la route : chaque week-end j'étais en déplacement lointain pour participer à des expositions modestes ou renommées. En semaine je préparais l'expo suivante. C'était éreintant mais cela me permettait de ramener ce qui s'était épuisé durant l'été : de l'argent. Plus j'en ramenais et plus je m'assurais une relative tranquillité de l'esprit jusqu'au printemps, autre période faste. L'insécurité financière m'a longtemps habité...

Maintenant que j'ai quitté ce métier passionnant mais peu rémunérateur, le confort du salariat me permet de profiter pleinement de l'automne, qui n'a plus que des avantages. Depuis quelques années j'y ai tellement pris goût que je l'ai parfois fait durer en ajoutant l'automne québecois à celui des Alpes. Deux automnes en une seule saison, grâce au décalage des colorations entre le pays aux hivers rigoureux et celui des frimas tempérés, fussent-ils alpins.

Cette année j'ai délaissé le Québec et sa légendaire flamboyance. J'avais envie de profiter d'un automne, "chez moi", dans ma région. Les colorations y sont plutôt dorées à rousses. Chartreuse et Vercors aux forêts de hêtres; Cerces et Écrins tapissés de mélèzes. Quatre massifs aux ambiances différentes, que j'ai parcourus en solitaire, à deux, à trois. Pas de haute montagne puisque je cherchais avant tout les colorations forestières. L'ensoleillement permanent m'a fait plutôt opter pour les scènes élargies, quitte à ce que mes photos fassent un peu "carte postale". Les forts contrastes entre ombre et lumière n'étaient pas propices aux scènes de sous-bois et de détails, plus favorables à la créativité.

Les journées sont courtes en cette saison, les ombres allongées restent tard dans les vallées... et reviennent tôt. Parfois le soleil ne parvient même pas à glisser le moindre éclat au pied des hautes montagnes. Mais la lumière est si belle !

 

 

Une journée d'octobre dans le vallon d'Entre les Aigues (Massif des Écrins)

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 Premiers rayons du soleil...

 

 

 

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Un peu "carte postale", non ?

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 À peine levé, le soleil passe déjà derrière la montagne

 

 

 

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 Les pentes tapissées de mélèzes

 

 

 

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 Territoire de lutte entre le torrent et la forêt (le torrent aura toujours le dernier mot)

 

 

 

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 Dernier coup d'oeil avant de changer de vallon

 

 

 

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 Autre versant, autre lumière

 

 

 

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 Les ombres commencent déjà à s'allonger

 

 

 

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 Un petit torrent dont les eaux ont le bon goût d'être aux couleurs de ce blog

 

 

 

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 L'ombre a déjà envahi le vallon, la température fraîchit

 

 

 

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 Tonalités froides mais plus nuancées

 

 

 

Vallon d'Entre les Aigues

Derniers rayons de soleil (il est à peine 16 h)