Ce matin le ciel était très nuageux, ce qui était de mauvais augure pour jouir du spectacle annoncé de l'éclipse. Toute la région était sous ce régime gris et j'ai donc renoncé à me déplacer vers un lieu plus favorable. De toutes façons je savais qu'en dehors de la zone centrale des 100% d'occultation il importait peu d'en être plus ou moins proche. En la matière c'est tout ou rien, comme j'avais pu le constater en août 1999, ayant fait le déplacement jusqu'en Champagne pour bénéficier du fameux "soleil noir". Un instant magique, rare et merveilleux.

Cette fois les iles Féroë ou le Svalbard étaient trop lointains.

Finalement le ciel s'est vaguement éclairci et c'est à travers le brouillard que j'ai commencé à suivre l'occultation du disque solaire, en simultané avec les images de téléscopes en direct que proposait internet. Le paysage était nimbé de cette luminosité un peu bizarre. N'y tenant plus j'ai pris ma voiture pour rejoindre les hauteurs, espérant avoir une meilleure visibilité. Gagné ! Grâce à un bricolage fait sur place avec deux filtres polarisants croisés j'ai même pu prendre quelques photos à travers les nuages, finalement pas si mauvaises pour un amateur...

 

IMGP1970

 Un peu après le maximum, vers 10 h 45

 

NB : j'ai découvert un peu plus tard qu'il ne fallait pas se servir de filtres polarisants pour observer le soleil...

Ajout du 22 mars : une vidéo de l'éclipse vue depuis depuis un avion qui suit sa trajectoire à 13.000 m d'altitude, avec ombre portée sur la planète.