Ces derniers temps je me suis laissé un peu trop alourdir par la charge professionnelle, faisant descendre dangereusement bas mon aéronef personnel. De justesse j'ai évité le crash en déclenchant toutes les alarmes possibles. Elles ont été entendues et ma détresse prise en compte. Anticipant le délestage j'en ai été immédiatement soulagé, retrouvant presque une euphorie... de courte durée. L'épuisement était déjà bien marqué.

Depuis quelques jours, donc, bien que les perspectives d'allègement soient réelles, je peine à retrouver de la hauteur. J'ai simplement cessé de descendre mais ne suis pas encore remonté bien haut. En terminant ma semaine j'ai rapporté à la maison de stressantes préoccupations, ce qui m'a dérangé. Je n'aime pas sentir cet envahissement de ma bulle de tranquillité. Il m'a fallu du temps pour voir se dissoudre ces reliquats et me reconnecter avec la vie, la nature, les autres, la lenteur. La fatigue m'a pompé beaucoup d'énergie. 

J'aurais voulu écrire ici, mais mes mots ne venaient plus depuis plusieurs jours alors que je sentais un désir de m'alléger... de je ne sais quoi.

Que se passait-il ? Je m'interrogeais sans trouver le moindre fil à tirer

 

Et puis ce matin les élements s'assemblent, au gré de mes pérégrinations blogosphériques. Là je lis des propos un peu pessimistes, que je tente de nuancer. Pourquoi ? Pourquoi résister ? Sans doute pour ne pas me laisser contaminer par le versant sombre et déprimant que l'existence peut avoir. Ailleurs je lis des propos sur la dépression et je réalise que je ne peux que me tenir à distance des dépressifs avérés. Je n'ai pas la force suffisante pour soutenir ceux que la vie entraîne vers l'ombre. Craindrais-je de sombrer à mon tour ?

Et tout à coup je comprends ! Je comprends pourquoi j'ai besoin de fréquenter des personnes optimistes et positives : avec elles je trouve ce que j'aime dans la vie et le meilleur de moi-même. Elles me dopent et me dynamisent ! Au contraire le pessimisme, la déprime, la plainte, la victimisation, la misanthropie... tout cela m'affaiblit, me blesse, m'atteint, m'éteint, m'abat. Tenter d'y résister me pompe toute mon énergie. En vain.

Me reviennent alors en mémoire ces personnes, parfois très proches, qui ont pu peser défavorablement sur mon équilibre et ma joie de vivre, mon insouciance, ma propension au rêve et à l'utopie. Je crois que j'ai vraiment besoin de m'entourer de personnes enthousiastes, aux yeux qui pétillent, au sourire du coeur qui illumine le visage, au rire qui éclabousse.

Et là j'ai vu défiler dans mon esprit quelques unes de ces personnes, famille, amis, collègues, hiérarchie, avec qui je me sens bien, heureux, en confiance, et celles avec qui je ressens un insidieux mal-être...

Je pourrais presque en être agressif.

 

Billet écrit à la va vite, lancé sans peaufinage, parce que sinon je ne le publierai pas...