12 février 2009
Menaces sur l'éducation à la sexualité
Parmi les multiples sujets d'inquiétudes du moment chacun réagit selon sa sensibilité, son implication, son sentiment de révolte. Pour ma part, et parce que cela concerne de près le choix de mon engagement, c'est le récent... désengagement de l'état en ce qui concerne " l'éducation à la sexualité, le soutien à la conjugalité et à la parentalité " qui m'inquiète. La presse s'en est récemment émue.
- Le Monde - 27/01/2009 : Le Planning familial proteste contre la réduction des crédits de l'état
- L'Express - 06/02/2009 : La rigueur budgétaire ne passe pas au Planning familial
Pour avoir une idée de ce en quoi consiste cette mission d'intérêt public, un article de Rue 89 évoque le récent film « Les bureaux de Dieu », hélas passé quasiment inaperçu. Au delà de l'information apportée autour de la contraception, des infections sexuellement transmissibles, de la grossesses ou de son interruption volontaire, il y est aussi question de la complexité des rapports hommes femmes. Notamment au travers de la violence faite aux femmes ou de la recrudescence d'idées discriminatoires parmi les jeunes.
Mais l'information n'est pas la seule mission des diverses associations qui pratiquent le conseil conjugal et familial. Il y a aussi tout ce qui concerne la sphère intime dans les rapports intrafamiliaux : relations de couple, relations parents-enfant, problématiques personnelles. Sans être des "psy", les personnes qui accueillent sont formées pour écouter et, le cas échéant, orienter, accompagner ou aider les personnes en difficulté. La profession est peu reconnue par les pouvoirs publics et dispose d'un statut ambigü sur lequel plane certaines menaces.
Un collectif de l'ensemble des associations qui agissent dans ce domaine (car il ne s'agit pas uniquement du fortement médiatisé Planning familial), ont rédigé un communiqué de presse.
Communiqué de presse
L’Etat se désengage de l’éducation à la sexualité, du soutien à la conjugalité et à la parentalité Une diminution de 42 % du budget voté dans la loi de finances 2009 met en péril les missions, confiées par l’Etat, aux associations de conseil conjugal et familial pour le programme relatif aux familles vulnérables. D’après la loi de 1973, les missions suivantes, d’utilité publique, ont été confiées aux associations :
Depuis 35 ans, ces missions sont assurées par les conseillers conjugaux et familiaux qui agissent sur le terrain. Les associations : AFCCC, ANCCEF, ANCIC, CLER Amour Famille, COUPLES ET FAMILLES, FAMILLES RURALES, FNEPE, MFPF, réunis en Collectif, s’élèvent contre cette diminution de crédit qui fragilisent les actions auprès de tous, jeunes et adultes. Conséquences : moins de prévention, moins d’espaces de parole et d’échanges, moins d’accompagnement des couples et des personnes, moins de relais des campagnes de prévention. Plusieurs DDASS (Direction Départementale de l’Action Sanitaire et Sociale) ont déjà averti des associations de la baisse ou de la suppression des subventions pour 2009. Nous demandons : Que les missions précitées relèvent toujours de la politique de l’Etat Que la ligne budgétaire concernant le Conseil Conjugal et Familial soit maintenue et développée. |
Par ailleurs une pétition en ligne recueille le soutien des personnes qui veulent « défendre le droit à l'information, à l'éducation à la sexualité pour toutes et tous ».
* Lire aussi le billet de Luciole : Le SOS du Planning familial
22 avril 2008
Se faire manger la laine sur le dos
Je suis plutôt du genre calme et gentil. Ceux qui me connaissent en conviendront, je suppose. Pas le style à se faire remarquer, ni à faire des vagues, ni à imposer mes vues. Au contraire on reconnaît mes qualités de diplomate, de conciliateur, de fluidificateur de tensions. Enfin... tant que ça ne dépasse pas mes limites, quand même !
Aujourd'hui elles ont été dépassées.
Certaines des personnes que je suis chargé d'encadrer m'avaient passablement échauffé les oreilles. Plusieurs de ces salariés en insertion, au parcours difficile, ont des personnalités affirmées et faire travailler ensemble ce petit monde demande un certain doigté. Ni trop rigide, pour s'adapter à leur individualité, ni trop laxiste pour ne pas être débordé.
Je ne suis pas le gars chiant, et apparemment plutôt apprécié pour ça. Comme à mon habitude, cet après-midi, j'avais laissé une relative indépendance à mon équipe, tout en rappellant régulièrement le cadre du travail à ceux qui l'oublient rapidement. J'ai fini la journée en limite de ma capacité de tolérance. Et puis au dernier moment, la goutte de trop : un habitué de la chose faisait mine de partir avant l'heure, sachant très bien que je suis garant du respect de ce cadre, qui fait partie intégrante du contrat d'insertion [aparté : faites-moi penser de parler un jour de ce qu'est l'insertion, souvent mal connue].
J'ai alors hurlé que ce n'était pas l'heure et j'ai sommé à ceux qui s'étaient déjà éloignés de revenir imédiatement. Quelques contestataires ont essayé de résister et c'est de toutes mes cordes vocales que j'ai beuglé que j'en avais marre de leurs tentatives et que désormais il ne serait plus question de rigoler avec ce genre de choses. Ouh la... médusés devant cette métamophose du gentil Pierre, ils sont vite revenus tandis que sortaient du bureau mon responsable et mes collègues, alors en entretien. Tout ce monde semblait très surpris, imaginant je ne sais quelle catastrophe. C'est là que j'ai réalisé que l'ensemble des ateliers techniques où sont situés nos locaux avaient entendu mes rugissements...
Mon chef m'a fait part plus tard, et à plusieurs reprises, de sa stupéfaction ravie. Il était hilare en me demandant « alors, ça défoule ? ». Ma collègue m'a félicité, elle qui me trouve trop conciliant avec certaines fortes têtes et autres tire-au-flanc.
Ce pêtage de plomb, tout à fait assumé, m'a fait du bien. Je crois qu'il a montré qu'il ne fallait pas abuser de ma gentillesse et de ma compréhension. Je suis certain que cet évènement mémorable sera relaté à ceux qui n'étaient pas présents ce jour là...
Ce n'est pas un hasard si cela s'est produit maintenant. Non seulement parce que, dans ce cadre professionnel, il y a des changements qui perturbent un peu tout le monde et génèrent un certain stress, mais aussi parce qu'à titre personnel, dans ma vie relationnelle, je sens que j'ai suffisamment donné dans le registre "gentil-compréhensif-disponible-respectueux". J'en ai un peu marre de « m'faire manger la laine sur l'dos ».
J'ai décidé de me respecter et me faire respecter.
28 novembre 2007
iphone contre pnud
Ce matin, en écoutant les infos, j'ai eu droit à une complaisante publicité journalistique (donc gratuite pour le fabricant) pour le nouveau joujou electronique qui rendra obsolète toute une génération de matériels de communication. J'ai nommé le fantastique "ipod" IPHONE ! [oups]. Un truc qui coûte 399 euros, avec l'abonnement minimum à 49 euros par mois, soit quand même 588 euros annuels. Ouais... quand même. Autant dire un truc à portée de bourse d'une cohorte de smicards, érémistes, et autres joyeux consommateurs.
Là est l'info : un nouvel outil de consommation !
Au milieu de ce tapage réservé à une élite consumériste, quelques secondes d'une "brève". En gros, trois ou quatre phrases qui ressemblaient à ça : « le Rapport mondial sur le développement humain du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) prévient que le monde devrait faire porter toute son attention sur l’incidence des changements climatiques sur le développement, lesquels risquent de causer des revers sans précédent en matière de réduction de la pauvreté, de nutrition, de santé et d’éducation. »
Rien de bien nouveau, me direz-vous... Bah, on nous bassine avec ce changement qui n'est même pas sûr à 100%, et qui concernera surtout nos enfants. Et encore, ma brave dame, malins comme nous sommes nous trouverons bien des moyens de nous épargner ça, nous. Nous, les riches des pays industrialisés.
« Le rapport, intitulé "La lutte contre les changements climatiques : la solidarité humaine dans un monde divisé", brosse un tableau sans complaisance de la menace que représente le réchauffement planétaire. Il fait valoir que le monde se rapproche d’un « point de basculement » qui risque d’entraîner les pays les plus pauvres de la planète et leurs citoyens les plus pauvres dans une spirale infernale, laissant des centaines de millions de personnes confrontées à la malnutrition, au manque d’eau, aux menaces écologiques, et à la perte de leurs moyens de subsistance.
De l'avis de Kemal Derviş, Administrateur du PNUD, en dernière analyse, le changement climatique représente une menace pour l’humanité dans son ensemble. Mais ce sont les pauvres, qui ne sont pas responsables de la dette écologique que nous accumulons, qui doivent en supporter immédiatement le coût humain le plus lourd. »
Ben quoi ? Entre nous, on s'en fout : c'est des pauvres. Et en plus ils sont loin...
Tandis que l'ipod c'est là, maintenant, et c'est indispensâââble !
Résumé du rapport paru aujourd'hui ici.

01 août 2007
Tartufferie
On croir rêver : les images d'une campagne anti-corrida ont été jugées « de nature à heurter le public », alors qu'elle ne font que montrer ce qui se pratique lors de ces sinistres spectacles de mise à mort. Autrement dit : cachons cette cruauté que nous ne saurions voir... sauf quand on paye pour s'en mettre plein les yeux.
Les images étaient choquantes ? Qu'à ce la ne tienne : elles ont été supprimées par les commanditaires, dans une nouvelle version édulcorée. Verdict du Bureau de Vérification de la Publicité : c'est la bande son qui dérange, parce que « les mugissements de détresse et de douleur du taureau sont bien de nature à choquer le public et de porter préjudice à l'ensemble des intervenants du secteur, particulièrement au moment où les corridas sont organisées ». Quant à oser qualifier ce genre de traditions d'un autre âge de « barbarie » ça ne passe pas non plus... Mais non, mais non, on ne pique dans le cuir du taureau que des petites piques à apéritif et on arrose le tout de ketchup pour faire joli. Et l'animal chante la traviata ! C'est celaaa ouiiii...
Quelle tartufferie !
Voir le coup de gueule de Renaud
Spot contre la corrida - Renaud
envoyé par SPA75
04 avril 2007
Maudits soient les indécis !
Dans le genre "Restons zen", voici les dernières péripéties de mes aventures immobilières : à l'heure où j'écris je devais être en route pour aller signer un compromis de vente chez le notaire (grange n°3). Non, c'est pas que je préfère tenir mon blog ou que je me fous d'être en retard : c'est seulement l'acheteur qui s'est désisté.
Hier soir...
Bientôt un mois qu'il s'était engagé, donc que j'avais dit aux autres personnes intéressées que ce n'était plus en vente, que j'avais retiré l'annonce, pris rendez-vous chez le notaire...
Déjà lundi il s'était désisté, au motif que, pour des raisons administratives, il y avait une incertitude au sujet de la constructibilité du terrain (ce qui est vrai). Mais, l'ayant rassuré sur le fait que dans le même cas la grange n°2 avait bien bénéficié de ce qui était nécessaire, il avait manifesté son accord pour poursuivre(assez mollement, avais-je senti).
Sauf qu'il n'a pas renvoyé au notaire les documents nécessaires...
En fait il a probablement eu peur de s'engager, restant dans une vague indécision, reportant au dernier moment son renoncement. [...soupir...]
Euh... étant [un peu] ce genre de gars indécis, je vois l'effet que ça donne quand on est en face.
J'aurais envie de lui dire (poliment, parce que c'est moi) « Eh oh, si t'avais pas envie t'aurais pû le dire avant ! ». Mais je me retiens et, dans ma grande mansuétude, m'adresse à moi-même la remarque [à garder en mémoire pour la prochaine fois que j'aurais besoin de me positionner].
C'est chiant les indécis...
[Pfff, en voila encore un qui a dû avoir des parents castrateurs et perfectionnistes...]
Ah misère de misère...
Par contre pour la grange n°2 le blocage administratif à été levé lundi ! On va enfin pouvoir signer la vente !
Petits aléas de l'existence, que j'accepte sans m'énerver lorsque je ne peux rien y changer, et dont je ne me réjouis vraiment que lorsque c'est définitivement acquis. Ça évite les désillusions...

Mur de terre, rugueux et friable
22 juillet 2006
Disproportionné
Je n'ai pas pour habitude de commenter l'actualité. D'une part parce que ce n'est pas la vocation de ce blog, d'autre part parce que j'estime ne pas m'informer suffisamment, et en tous cas pas davantage que ce que chacun peut apprendre par la presse grand public.
Il n'empêche que, tout déconnecté que je suis de la télévision, je me réveille quand même chaque matin avec les infos du monde sussurées par la radio. En ce moment c'est ce qui se passe au Liban qui me touche en profondeur. Je ne peux m'empêcher de réagir de façon émotionnelle. L'injustice m'a toujours révolté, tout comme la violence.
La disproportion des opérations engagées par l'état d'Israel parce que deux de ses soldats ont été enlevés est manifestement aberrante. Pour cela tuer des centaines de personnes (ou même une seule !), pousser à l'exode des centaines de milliers d'autres, détruire des infrastructures, installer ainsi dans la détresse autant de personnes qui n'y sont pour rien... ça dépasse mon entendement.
Tout cela n'est pas justifié, ni justifiable.
J'ai beau tenter de chercher à comprendre ce qui peut motiver de tels excès, je ne peux que les réprouver. Faut-il que cet état se sente à ce point menacé pour frapper avec un tel déséquilibre...
C'est la seule explication que je trouve : la peur d'un environnement ouvertement hostile.
Mais un pays n'est pas un individu et les réactions d'un gouvernement ne peuvent se justifier par de l'émotionnel. Or c'est bien souvent à cela que me fait penser la politique défensive de l'état d'Israel.
- Un article qui traduit mon point de vue
11 avril 2006
Les procéduriers virtuels
La neige est revenue...
Et moi aussi.
Juste pour évoquer la mésaventure subie par Ségolène, dont plusieurs blogs se sont fait l'écho. Je ne reviendrai pas sur cette singulière conception d'internet qui consiste à se sentir "propriétaire" d'une idée (en l'occurence reproduire des chants révolutionnaires) tout en interdisant à d'autres d'en faire de même. Autrement dit: je vous interdis de faire ce que je fais.
Surprenant aussi de refuser d'être "linké" tout en demandant expressément sur son site de le recommander !
On nage en pleine contradiction.
Pour la petite histoire j'avais fait l'objet d'une semblable mésaventure il y a quelques années, lorsqu'un individu qui se présentait comme le « fondateur et dirigeant » du web-magazine "L'idéaliste" m'avait menacé de procédure judiciaire parce que mon pseudo pouvait préter à confusion avec ledit site, dont le nom était déposé.
L'homme (que je sus plus tard être effectivement un procédurier notoire), me menaçait en arguant que mon site « constituait matériellement des infractions de parasitisme et contrefaçon ». Rien que ça...
J'avais tenté la conciliation, sans succès. Son dernier mail me menaçait de dépot de plainte auprès du tribunal correctionnel. C'était en 2002, et depuis je n'ai rien vu venir.
Aux dernières nouvelles ce site, qui se sentait tellement menacé, n'existe plus. Et moi je sévis toujours sur le net... Soudain un doute m'étreint: et si c'était à cause de moi ? Ciel... j'en ai la chair de poule !
Moralité: ne vous laissez pas intimider par le moindre gugusse qui défend sa prétendue "propriété" intellectuelle en menaçant de sanctions apocalyptiques. Avant qu'une procédure judiciaire ou une plainte ne sorte du monde virtuel, vous aurez bien le temps de voir ce qu'il en est et de vérifier la légitimité de demandes d'apprentis tyrraneaux.
11 février 2006
Le silence de la colère
Au silence, on peut donner toutes les interprétations possibles et imaginables. Là, par exemple, je ne m'exprime pas depuis quelques jours. Peut-être parce que je n'ai rien à dire, ou pas le temps. Ou encore que je n'étais pas là. Ou bien que je serais malade, voire dans un cercueil (vous avez ici même la preuve que ce n'est pas le cas...).
A moins que je vive des choses difficiles, ou au contraire particulièrement heureuses ?
Le silence, en communication, n'a aucun sens parce qu'il peut tous les avoir.
Mon silence actuel est dû à la colère. Une grande colère face à une décision injuste. Révolté parce qu'on m'impose le silence, et que je déteste ça.
Je suis condamné à six mois de silence !
Six mois ferme !
Mon amie de coeur à décidé, unilatéralement, qu'on n'aurait plus de contacts pendant six mois. Vous imaginez ça ?
Alors que ça fait dix-huit mois que je tente de rétablir une confiance malmenée par des difficultés de communication !
Mais qu'est-ce que ça veut dire d'imposer des décisions pareilles dans une relation ?
Comme un brave con, pour respecter le choix de mon amie, j'ai dit que j'acceptais la sentence, tout en manifestant ma désapprobation.
Et moi, dans mon choix de privilégier le dialogue, suis-je respecté ?
Qu'est-ce que peut apporter un silence accru ?
Arrrh, je suis trop en colère pour parler de ça...
Je retourne dans mon silence. Mais je vous assure que je vais en parler, du silence relationnel !
Et de tous les non-dits qu'ils véhiculent, cette pourriture qui gangrène les relations.
30 octobre 2005
Amour, sexualité et préjugés
J'ai lu le billet de Coumarine évoquant les révélations de l'Abbé Pierre sur sa vie sexuelle. J'ai trouvé tout à fait intéressant de voir cet homme d'église reconnu parler de cela à la fin de sa vie. Je ne sais pas si on peut parler de courage vu son âge, mais au moins a t-il le mérite de profiter de sa popularité pour évoquer un sujet encore largement tabou.
Il évoque dans le même entretien la question du célibat des prêtres et de l'ordination des femmes. Cette dernière question a été déterminante dans mon renoncement à la religion catholique, il y a une vingtaine d'années. Je ne pouvais me sentir partie prenante d'une religion ouvertement sexiste et entièrement hypocrite sur ce point. Déjà qu'il y avait pas mal de questions qui me laissaient dans l'embarras...
Il n'empêche que je suis toujours resté intéressé par l'évolution éventuelle de cette église si étonamment figée sur des positions archaïques.
J'ai deserté cette religion parce que je la trouvais bien trop dogmatique, hyper-culpabilisante, et ne laissant aucune place à la liberté de pensée. Aussi je me réjouis de lire un prêtre aborder l'éventuelle sexualité du "modèle" Jésus, par exemple. Ce n'est pas le premier à le faire, mais ça fait toujours du bien de le lire.
Mais si je réagis ici, c'est en lisant ce qu'en a dit Coumarine (que par ailleurs j'apprécie...), à propos de relations « de passage » évoquées par l'abbé Pierre. Il y aurait là une « irresponsabilité » signe « d'irrespect pour les femmes » qui auraient partagé cette sexualité. Que de grands mots ! Qu'est-ce qui se cache en filigrane derrière cette vision de l'amour et de la sexualité ? La sexualité ne serait-elle respectueuse des femmes que dans l'amour de longue durée avec engagement à la clé ? Et qu'en est-il des hommes et du respect qui leur est dû si d'aventure une femme ne désirait pas s'engager dans le sentiment amoureux ?
J'ai bondi en lisant cela. J'y vois une vision sexuée, si ce n'est sexiste, du rapport à l'amour et à la sexualité selon que l'on soit homme ou femme. Et pareillement en ce qui concerne la durabilité de l'élan amoureux.
Je ne crois pas qu'entretenir ce genre de scission sous forme de généralisation soit très favorable à la lutte pour l'égalité des sexes. Ceci dit, je ne nie évidemment pas que cela existe. Mais de là à l'entretenir...
Moralité: la joyeuse baise d'un curé n'a rien à voir avec le respect de l'autre .
(et puis il se peut que je sois un peu *sensible* sur ce genre de sujets...)
