15 décembre 2009
Au dessus des nuages
Aujourd'hui, comme l'an dernier, mon travail m'a conduit à
m'élever au dessus des nuages.
Opportunité fort appréciée quand, en contrebas, toute la région
est restée dans un froid grisâtre sous une épaisse couche opaque.
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Chamechaude, point culminant du massif de Charteuse |
30 août 2009
On verra bien...
Je ne sais pas vraiment pourquoi j'ai cessé d'écrire...
Il y a l'été. Le silence quasi total de ce cercle blogosphérique dans lequel je m'inscris. L'impression que presque tout le monde était parti. Or je n'écris pas "dans le vide", pas plus que je ne parle seul. J'ai besoin de sentir de la présence et de l'intérêt, de l'interaction. Bien souvent je ne deviens disert que lorsqu'une dynamique d'échange est lancée.
Il y a eu un besoin de repos et de silence. La désaffection estivale généralisée est tombée à point pour une mise à distance de ce monde d'internet, souvent trop absorbant. J'ai adopté un autre langage, une autre façon de me dire à travers l'intérêt que je porte à la photographie et les sujets que je choisis. Nouveaux visiteurs et nouvelles perspectives d'expression.
Il y a eu, dans ma vie relationnelle, suffisamment de mouvement pour maintenir ma pensée en action. Des départs et éloignements, en cours ou programmés. Des tentatives d'ajustement avec les désirs d'autrui et l'acceptation de ce qui est. Laisser le temps agir et voir ce qui advient. Tout cela me demande une certaine énergie pour rester dans le champ de la sérénité.
Il y a les préparatifs d'un voyage initiatique chargé de symbolisme. Première aventure lointaine en solitaire et retrouvailles avec un désir fort, porteur de vie. Activation d'un projet de longue date qui voit, par sa concrétisation, s'éteindre l'attraction de ce qu'il représentait comme moteur. Au delà c'est l'inconnu... et tous les possibles.
« Une virgule... posée là...en attendant la suite sur la vie à venir... » a écrit Fille bavarde. Oui, je pose une virgule et continue ma vie. Sans attendre.
Tout cela, et bien d'autres choses, opère dans une grande confiance en mes capacités d'adaptation au changement. L'impermanence séduit l'adepte de la stabilité que je pense être. Face à ce que j'ignore et ne peux maitriser, le « on verra bien » est devenu ma devise. Fort de l'assurance que l'inquiétude n'existe que par la projection vers le futur, j'embrasse le présent et accueille l'incertitude comme une richesse. Tant que je ne sais pas j'avance dans la connaissance. La curiosité de voir comment la vie, le monde et l'humain interagissent avec ce que j'ignore de moi me stimule.
L'avenir m'attire mais j'aime ce que je vis maintenant.
20 août 2009
Travailler en vacances
J'aime travailler pendant la période des vacances estivales généralisées.
C'est un autre rythme qui s'installe, ponctué par les départs des uns et des autres.
Les absences changent la dynamique des groupes, favorisent de nouvelles alliances.
Une certaine nonchalance prend place, alors même que le travail continue.
La chaleur impose un ralentissement dès que le soleil s'approche du zénith.
Matin et soir la circulation routière devient plaisir avec une déconcertante fluidité.
La première quinzaine d'août represente le point culminant de cette désertion.
Tout de suite après les retours progressifs annoncent la saison de la rentrée.
Une nouvelle année va commencer, calquée sur le rythme scolaire.
Je me débrouille souvent pour partir avant, ou après ces grandes migrations estivales.
Les concentrations humaines n'ont pas mes faveurs
Cette année je partirai en automne, loin de la foule.
Travailler pendant l'été c'est différent.
Alors quand, en plus, le travail se déroule dans un lieu calme et un peu
hors du monde... ça revient presque à travailler en vacances.

Démontage d'un cheminement de bois dans des marais.
Trois semaines de travail dans une zone naturelle protégée.
(photos du lieu de travail)
02 août 2009
Matin d'été
Levé à l'aurore pour saisir les lumières
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Jouant des reflets |
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12 juin 2009
Le temps de (re)vivre
J'ai mis une semaine à mettre en ligne mon précédent billet. Non qu'il ne fût particulièrement difficile à écrire, mais parce que je n'ai pas eu la disponibilité nécessaire pour travailler la forme telle que je désirais la livrer. Dans le même ordre d'idée j'ai une série de billets en attente, sur lesquels j'ai longuement travaillé il y a plus d'un mois... Des billets qui abordent mon rapport à l'écriture et sont, en partie, une des raisons de ma prise de distance.
Je n'ai pas eu le temps de les terminer !
Pourtant je pense souvent à des sujets que j'aurais envie de développer, en rapport avec ce que je vis et apprends en matière relationnelle et affective.
Mais la vie est là et je la saisis : des relations impliquantes, avec le temps d'échange, de partage, de présence et de concentration que cela recquiert; des enfants qui viennent me voir le temps d'un week-end, pour mon plus grand plaisir; des jours de formation à l'écoute relationnelle, toujours aussi intéressants par les multiples registres abordés; un stage en milieu scolaire qui s'intercale au milieu de mon temps de travail, bousculant un peu les équipes à une période de forte activité; des conférences et colloques passionnants. Et puis un week-end d'accueil du public autour de mon ancien métier, quelques réunions municipales, du temps consacré au jardin ou des flâneries dans la campagne environnante, des moments de fatigue qui m'assoment de sommeil bien plus tôt que je n'aimerais...
Au milieu de cette densité diversifiée la blogovie devient secondaire. Il ne s'y trouve pas d'enjeu significatif, même si ce qui s'y passe peut avoir beaucoup de sens et éclairer mon existence. Mais en ce moment ça peut attendre.
31 mai 2009
Mots de trop
Comment écrire que je n'ai pas envie d'écrire ?
Et comment taire ?
24 mai 2009
Rouge
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09 mai 2009
Quand le voile du secret s'amincit
Mon père vient de m'apprendre, au cours d'un échange téléphonique, qu'il connaissait l'adresse de ce blog. Bigre ! En fait il a commencé par me demander quand il pourrait avoir accès à mes "mémoires", supposément déposées à l'Association Pour l'Autobiographie. J'en ai été un peu surpris puisque lui même dit n'être que peu porté à la psychologie, qui l'ennuie assez vite. Je lui ai alors expliqué que je n'avais encore rien déposé [il serait d'ailleurs temps que je m'en préoccupe, suite à ce que j'écrivais dans mon précédent billet..]. J'ai ajouté que mes écrits n'étant pas des mémoires, ni une autobiographie, mais un journal à lire en temps réel, ils ne se prêtent pas vraiment à une lecture globale. Je sais que certaines lectrices ont entrepris cette lecture intégrale mais je suis presque admiratif de la performance !
Pas forcément rétif à une lecture par mes proches, j'ai cependant expliqué à mon père que je préférais établir une version spécifique, adaptée à une lecture moins impliquante. Je pense d'ailleurs depuis longtemps à cette possibilité. J'ai envie d'établir des passerelles entre mes vies. C'est là qu'il a fini par me dire qu'il avait lu quelques pages du blog. Celle écrite le jour de mon divorce, notamment.
Ouais... rien d'insurmontable. D'ailleurs j'assume bien tout ce que j'ai écrit. Si je redoute la lecture... c'est plutôt en supposant qu'elle pourrait être perturbante pour des lecteurs trop proches. Je ne suis pas partisan d'un trop grand dévoilement intime. Il me semble que, pour des raisons qu'un psychanalyste expliquerait mieux que moi, cette confusion est à éviter. Mais bon... je n'ai pas suffisamment approfondi le sujet pour me prononcer définitivement.
Quoi qu'il en soit ça commence à faire beaucoup de monde qui peut accéder à mes écrits : mes enfants connaissent le nom du blog, ma mère en a lu quelques pages avant que mon père lui rappelle que je ne le désirais pas, et maintenant c'est lui qui m'avoue avoir percé mon "secret"... en cherchant "Pierre l'idéaliste" sur Google, suite à un mail reçu depuis ma boite dédiée.
Sans compter les quelques amies lectrices avec qui je partage ou ai partagé une intimité sentimentale et celles, plus nombreuses, avec qui je partage une intimité de confidences. Et encore... pas plus tard qu'hier j'ai communiqué à ma collègue Artémis mon texte intitulé Le temps de la liberté ! Bref... la limite qui sépare mon intimité exposée et mon individualité est devenue relativement fine.
Mais... n'est-ce pas, finalement, ce que, sans le savoir vraiment, je recherche ?
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Grandir en déployant l'intérieur vers la lumière
27 mars 2009
À l'insu du mari
Depuis deux ans j'ai de nouveaux voisins. Ils habitent, après l'avoir restaurée, une ancienne grange assez près de chez moi. Grange qui nous appartenait, à Charlotte et moi, avant que nous la vendions pour la répartition de nos biens. Nous avions été séduits par ce jeune couple qui semblait avoir des idées assez proches des nôtres quant à l'intérêt architectural du bâtiment, à préserver, ainsi qu'une sensibilité environnementale prononcée. Pour nous c'était important que "notre" grange ne soit pas attribuée à n'importe qui.
Charlotte n'est plus là et je suis donc seul avec ce sympathique voisinage.
De temps en temps j'ai été invité à suivre l'état d'avancement des travaux, ou pour un apéritif, un repas. Le soir je croise régulièrement la jeune maman, qui promène ses enfants, tandis que je chemine vers ma maison. De temps en temps nous discutons un peu, ayant trouvé des centres d'intérêt communs. Le hasard fait que que nous ayons tous les deux une approche psychologique et sociale des relations, tant par nos professions que nos formations en cours.
Récemment, après que le couple m'ait invité pour un apéritif, j'ai reçu un mail de remerciements pour ce temps passé ensemble, signé par la seule jeune femme [tiens tiens...]. Agréable sollicitude, à laquelle j'ai répondu. Il y a deux jours, alors que je rentrais d'une réunion municipale, j'ai eu la surprise de trouver un message de ma chère voisine me proposant inopinément de partager son repas du soir [ah ben ça alors !]. D'après le mail... elle était seule [hmmm.... surprenant]. Toujours partant pour une rencontre féminine [ben tiens !], j'ai accepté l'invitation sans hésitation. Après tout, pourquoi pas ? C'était si simplement proposé...
Repas très sympathique autour d'échanges divers sur nos sujets favoris, que nous découvrons assez nombreux. Assurément cela aurait été différent en présence d'un autre homme, qu'il fût le mari ou pas. Non seulement parce que je suis plutôt un homme de dialogues à tonalité confidentielle, mais aussi parce que, y'a rien à faire, je suis plus à l'aise dans le registre de l'intériorité et du féminin et que ça se partage pas trop avec la plupart des hommes !
À peine m'étais-je éclipsé et revenu chez moi, à quelques dizaines de mètres, que je recevais un mail de remerciements pour cette soirée [wooow!].
Et tout à l'heure, alors que je rentrais du travail et que je la croise de nouveau sur le chemin, elle m'a parlé de nuits difficiles, de fatigue, dont j'ai pressenti que ce n'était qu'un fragment de ce qu'elle portait. Le lieu n'étant pas propice à une conversation prolongée, j'ai repris mon chemin en la remerciant à mon tour pour la soirée passée ensemble. C'est alors qu'elle me dit : « je n'en ai pas parlé à [son mari]... j'espère que ça ne te dérange pas ? » [mais pourquoi qu'elle me dit ça ???!]. J'ai répondu en souriant par la négative [plutôt flatté], lâchant en complément une formule du genre « chacun sa vie ». Pendant ce temps j'entendais ledit mari qui jouait du piano à l'intérieur. Je ne sais pas pourquoi, mais j'ai eu l'impression qu'il y avait malaise entre eux... Simple intuition.
Tout ceci n'est peut-être que pure spéculation. Mes petits commentaires en gris ne seraient alors que les traces d'un imaginaire fantasmatique plutôt naïf et sans conséquences. Il me plaît cependant de constater que ma présence et mon écoute sont appréciées, voire recherchées, par un nombre croissant de femmes [je ne raconte pas tout, ici...]. Peut-être simplement parce que j'accepte désormais de me laisser approcher sans crainte...
Là est l'immense avantage de ma liberté de célibataire !
08 mars 2009
Apparences
Selon les apparences...
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... on peut être vu comme solitaire...
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... ou accompagné.
Tout dépend du point de vue.
(couple de chataigniers, hier matin, après la prolongation inattendue de cet hiver définitivement neigeux)















