Alter et ego (Carnet)

Itinéraire d'une ouverture à soi et vers autrui

02 février 2008

Clair-obscur

En silence je pense.

Je me souviens.

Je n'en dis rien.

Quelques mots parallèles auront suffi pour qu'un souffle puissant disperse, pour un instant, les brumes étendues sur ce que je tais. Je n'oublie rien en laissant l'obscurité masquer l'éclat indicible. Les lumières sont éteintes, mais le moindre faisceau me montre que le trésor reste là.

Ne serait-ce qu'une seule seconde, comment aurais-je pu l'oublier...

Posté par Coeur de Pierre à 15:47 - Simplement - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

28 mai 2007

Sèches contradictions

Surfant au sommet des vagues je finis toujours par me disperser avec elles,
m'échouant sur le sable rêche

Dans cet élan improbable je m'élance vers le désert,
y cherchant une source hors d'atteinte

Je m'éloigne d'une eau qui jamais n'apaise ma soif insatiable
Je m'assèche dans mes contradictions

Assoiffé je retournerai vers la mer
Recommencerai le cycle

Pour partir seul
Libre

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14 mai 2007

Absence, silence, patience

Assez occupé ces derniers temps, puis absent quelques jours pour des raisons professionnelles, j'ai laissé s'étirer le temps sans empressement.

Je crois n'avoir pas répondu à certains commentaires. Je ne m'y suis pas obligé. Il n'y avait aucune urgence.

L'immédiateté de ce monde pourrait devenir tyrannique si on ne donnait pas sa chance à la patience.

Posté par Coeur de Pierre à 11:48 - Simplement - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

14 mars 2007

Intimidation réciproque

Parfois on me dit être intimidé de m'écrire.
Ou ne pas trop oser laisser un commentaire ici.

Mais je ne suis qu'un homme tout à fait normal.
Un homme plutôt... intimidé, lui aussi.

Ceux et celles qui vont bientôt me rencontrer pourront constater que je suis loin d'avoir l'aisance d'élocution que pourraient laisser croire mes écrits. Non, je ne bégaie pas, je ne bafouille pas, je ne parle pas non plus à toute vitesse, ni d'une voix inaudible... Mais la fluidité de mes idées est parfois nettement amoindrie en situation de stress. Et face aux autres je suis assez facilement stressé (inquiet, vigilant). Donc peu bavard. Je me contente de sourire discrètement et d'opiner du chef. Le gars qui vous tape joyeusement sur l'épaule, qui vous accueille à bras grands ouverts, ou qui part d'un rire tonitruant, ce n'est pas moi...

Bon, je ne suis pas non plus le type hyper-coincé qui n'ouvre pas la bouche, avec le regard fuyant vers le bout de ses chaussures. Non, je suis simplement "normal", tendance discret.

Faut pas se laisser impressionner par mes longs discours écrits. C'est réflexions sont bien issues de ce qu'il y a dans ma tête, mais cela n'apparaît pas dans ma vie courante. Et d'ailleurs, je me dis toujours quand je rencontre des gens « qu'est-ce qu'il y a dans sa tête ? Qu'est-ce qui anime cette personne ? Qu'est-ce qui la fait vibrer ? ». J'aimerais bien que ce puisse être comme avec les blogs, où on a un aperçu de ce genre de choses. Mais non... dans la réalité faut passer auparavant par tout un tas de codes d'approche. Et, bien souvent, s'en tenir aux échanges distants.

Bref, tout ça pour dire que je suis tout autant intimidé que vous ! Et si je suis aussi prolixe ici, essayant d'utiliser un vocabulaire choisi, me dévoilant assez facilement, c'est uniquement parce que j'ai derrière moi quelques années de pratique de cette écriture en ligne.


Mais bon... je comprends : moi aussi je suis intimidé par nombre de personnes qui écrivent sur internet et qui, d'une façon ou d'une autre, m'impressionnent. Aurions-nous tous quelques complexes ?

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Grande porte de grange n°2
(Pour Forestine qui aime bien effleurer les textures)

Posté par Coeur de Pierre à 14:09 - Simplement - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

09 janvier 2007

Envie de câlins ?

Allez jeter un coup d'oeil chez equipollente, qui à déniché une initiative originale toute simple pour se communiquer un peu de tendresse...

Ouais... tout simple, il suffit juste d'oser.

Posté par Coeur de Pierre à 20:07 - Simplement - Commentaires [8] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

09 novembre 2006

Un mail dans l'oreille

Vous savez autant que moi, bloglecteurs impénitents, qu'internet "rapproche" les gens. La preuve : on se tutoie tous comme si on était des vieux potes dès le premier échange et on se rencontre en amis sans s'être jamais vus. J'avoue que j'apprécie ces contacts directs, sans chichis ni protocole.

Cependant cette convivialité reste plus mesurée dans les courriels professionnels avec des inconnus, où le vouvoiement reste de rigueur. Figurez-vous qu'hier je me suis trouvé dans un cas de figure un peu particulier. J'ai reçu un mail dont l'adresse d'expédition m'était tout à fait familière, bien que n'ayant jamais été en contact avec son expéditrice. Enfin... jamais en contact direct. Ou du moins pas elle avec moi. Disons que sa voix m'est familière, comme son rire, ainsi que son côté déjanté légèrement loufouque. D'une certaine façon je la "connais" depuis des années. Mais elle ne me connaît absolument pas. Euh... pas avant de m'écrire.

Or ce n'est pas au blogueur qu'elle s'est adressée, mais au professionnel [que je suis à mes temps perdus...].
Ben oui, même une voix radiophonique connue a une vie comme vous et moi et fait ses petits achats.

Donc je reçois son mail de mots sans voix, tout étonné de voir ce nom sur ma p'tite boite mail, mais le simple fait de la "connaître" et d'avoir pris l'habitude des contacts sans chichis ni protocole m'a fait commencer la réponse d'un enthousiaste « Bonjour chère Pétronille* !!! », ce qui n'est pas dans mes habitudes avec mes clientes. J'ai baratiné un peu sur son nom et sa voix, en habile séducteur de pacotille, avant de lui donner la réponse qu'elle attendait. Tandis qu'avec le recul que je me demandais si je n'avais pas été un peu gonflé de m'adresser à elle sur ce ton frivole, elle m'a répondu en me remerciant pour mon mail « bien sympathique ».

Je me demande, si je l'avais eue en face de moi, si j'aurais eu cette insouciante legereté...
Mais finalement, c'est tellement plus simple !

En y réfléchissant, je ne crois pas que j'aurais eu ce ton enjoué si elle-même n'avais pas une voix dans la même tonalité. Autrement dit: le sourire déclenche le sourire.

* Ne cherchez pas, Pétronille est évidemment un pseudonyme.

Posté par Coeur de Pierre à 18:42 - Simplement - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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