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Alter et ego (Carnet)
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13 août 2005

Coïncidence

Tant que j'en suis dans les hasards... voici une surprenante coïncidence:

Alors que je m'interrogeais sur ce que j'appelle le "secret" de ce carnet (en fait il s'agit plutôt d'un silence que d'un secret), je viens de lire ce texte [j'espère qu'établir un lien ne posera pas de problème...] qui en l'évoque l'ombre. Entre les lignes au ton un peu énigmatique je sens résonner bien des échos. Notamment sur le fait que c'est la part que j'ignore des autres qui me les rend parfois incompréhensibles. Chacun a sa part d'ombre, parfois même ignorée de soi, et celle-ci s'éclaire au contact des autres. Et c'est lorsque les ombres se croisent que tout devient obscur entre deux êtres. Je le constate à chaque fois que je ne comprends pas quelqu'un. Je sais maintenant qu'il me faut accepter de ne pas aller au delà de l'ombre. De ne pas chercher à entrer dans les zones obscures de l'autre, car je serais tenté de les éclairer selon des projections de moi-même. C'est redoutable. Je crois qu'à l'instant où je sens une incompréhension il me faudrait comprendre que j'entre dans l'inconnu de l'autre plutôt que de m'inquiéter. L'idéal serait de stopper net, et de prendre le temps d'explorer à tâtons, pour retrouver des repères connus et communs. S'entraider plutôt que se nuire. Malheureusement il faut une grande lucidité pour cela, que je n'ai pas suffisamment [mais je ne désespère pas d'y parvenir...].

Je me suis souvent interrogé sur la sincérité et ses limites, mais jamais sur le secret. Je crois n'en avoir aucun. J'ai beau chercher, je ne trouve rien que je n'ai « jamais osé avouer à personne ». Même si personne ne sait tout de moi. Pas même moi... D'ailleurs, je me demande si ma quête de sincérité "absolue" n'est pas la recherche de mon secret personnel. Un secret qui me serait secret... Ce que j'ignore de moi, ma part inconnue, obscure.
Depuis que j'écris et communique avec passion, je suis allé très loin dans ma connaissance intime, mais aussi dans la connaissance des autres, et donc de notre part commune. Notre base universelle. C'est un peu comme si je cherchais à percer le secret de l'humain [oh, tout de suite les grands mots...]. De quoi sommes nous faits, qu'est-ce qui nous relie et nous différencie, en quoi suis-je singulier, en quoi suis-je identique ? Tentative de définition qui n'aura pas de fin, je le sais. Qu'importe, puisque c'est un objectif...

En fait, j'essaie d'éclairer ma part d'ombre. Je crois qu'un psychanalyste définissait ainsi l'inconscient: il est comme une pièce obscure encombrée de meubles et d'objets. L'analyse de soi permet de porter des éclairages partiels sur ces objets, d'en définir le contour. On ne peut les enlever, pas plus que c'est la mise ne lumière qui les créerait. Ils sont là depuis l'enfance ou accumulés durant l'existence, et nous devons apprendre à vivre avec. Mais en les connaissant on peut éviter de se cogner à eux dès qu'on veut avancer. En fait, je verrai volontiers la conscience comme une petite bougie qui explorerait l'obscurité de l'inconscient et les objets qui y sont entassés: il n'y aura jamais de pleine lumière, seulement une mémorisation que dans certaines zones il y a tel objet à éviter. Tout fonctionne par mémorisation de ce qu'on a découvert un jour à la lueur de la bougie et que l'on confirme à chaque fois qu'on y revient. A force, on connaît les zones dangereuses.

Entrer en relation avec l'autre, c'est échanger des éclairages, des expériences, mais c'est aussi prendre le risque de pénétrer toujours plus loin dans ses zones sombres... et de se cogner dans des obstacles dont on ignore tout. Et il faut accepter qu'on ne connaîtra jamais vraiment l'autre et le magasin de porcelaine qu'est son inconscient. Cela apprend l'humilité, le respect, l'écoute...

Et c'est très bon.

Tout bien réfléchi... j'ai quand même quelques secrets. Mais je ne crois pas que je les dirai à quiconque. Ils sont de l'ordre des pulsions, des fantasmes les plus débridés, et là... là...



Commentaires
L
Euh... voui, j'étais en vacances (et je n'en avais rien dit !). Vos messages m'ont inspiré le billet du jour, hé hé...
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C
oui, je me disais justement...à quand la prochaine entrée???
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P
En vacances ??
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