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Alter et ego (Carnet)
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15 novembre 2005

Chance ou malchance ?

J'aime me référer de temps en temps à des sources de sagesse, qui m'aident à relativiser ou prendre du recul sur ce que je ressens. Souvent des phrases courtes, des citations, ou de petites histoires. En voici une à méditer (il en existe différentes versions plus ou moins semblables).




Un vieux fermier possédait un vieux cheval avec
lequel il labourait ses champs.
Un jour le cheval s'enfuit vers les collines.

Aux voisins qui le prenaient en sympathie,
le vieillard répondit:
" Chance ou malchance, qui peut le dire ? "

Une semaine plus tard, le cheval revint des collines
avec un troupeau de chevaux sauvages,
et les voisins félicitèrent le fermier pour sa bonne chance.

Il répondit encore :
" Chance ou malchance, qui peut le dire ? "

Puis, lorsque son fils, voulant dompter
un des chevaux sauvages, fit une chute et se brisa la jambe,
tout le monde crût que c'était une grande malchance.

Le fermier, lui, se contenta de dire :
" Chance ou malchance, qui peut le dire ? "

Quelque semaines plus tard, l'armée entra dans le village,
et mobilisa tous les jeunes gens valides.
Quand ils aperçurent le fils du fermier avec sa jambe cassée,
ils le dispensèrent du service.

Etait-ce de la chance ? de la malchance ? qui peut le dire ?

Commentaires
H
Merci
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I
Hélène, ici tu peux toujours répondre. C'est plus facile puisqu'on ne te connait pas.<br /> <br /> Difficile de se regarder en face, oui... C'est un choix qui appartient à chacun. On s'en acomode ou pas. Quand ça devient trop lourd d'avoir toujours ces plaies, la décision de s'explorer vient s'imposer. Question d'équilibre entre la souffrance des plaies ouvertes et la souffrance du regard posé sur soi... A la longue il est plus "économique" de regarder en soi.
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H
Je viens de lire ton message sur la confiance et reviens sur celui-ci.<br /> <br /> C'est parce que je manque de confiance en moi que je ne peux pas répondre. <br /> Et tant que je n'aurais pas la force de me regarder en face, de m'explorer en profondeur, je ne parviendrai pas à refermer ces plaies.
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I
Bienvenue ici Devinette...<br /> <br /> J'aime bien cette formulation. D'un coup je me sens plus fort ;o)
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D
Une autre version du Ce qui ne tue pas rend plus fort :<br /> "Celui qui se relève est plus fort que celui qui n'est jamais tombé".
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I
Ilescook, j'aime bien ton ouragan, il m'a fait rire :o)<br /> Pour moi le destin ça n'existe pas. Il n'y a que des opportunités que nous saisissons ou pas, que nous valorisons ou pas. Des "hasards", ou plutôt des moments ou des évènements se trouvent synchrones ("synchronicités"). D'une "malchance" on peut tirer une chance (pour l'inverse faudrait être un peu con...), et c'est bien là que l'individu est maître du choix qu'il fait: se lamenter sur son sort ou se servir de ce qui lui arrive pour continuer sa route autrement.<br /> <br /> Hélène. J'adhère à cette phrase: «ce qui ne tue pas rend plus fort». Parce qu'une fois blessé tu sais mieux comment éviter le même genre de blessure. Aussi parce que tu n'as plus peur de ces blessures, puisqu'elle ne t'ont pas tuée. Oui, il reste des cicatrices. Elles montrent par quoi on est passé. Mais une cicatrice c'est une blessure guérie. Elle ne fait plus mal. Elle n'est qu'un témoin. C'est à chacun de prendre soin de ses blessures afin de les faire cicatriser. C'est un choix personnel, dont nous sommes responsables.<br /> <br /> Connais-tu des blessures qui ne pourraient pas cicatriser?<br /> <br /> Pour le reste, si tu te mets à décrypter les métaphores, tu vas trouver plein de choses à redire. Une métaphore c'est par essence simplificateur.<br /> <br /> <br /> <br /> Gourmande, au lieu de "chance" et "malchance", je pense que des termes plus appropriés pourraient être "bonheur" (bonne heure) et "malheur". Il y a une notion de temporalité, de changement, et aussi de possibilité d'action: on peut choisir d'aller vers le "bon" plutôt que le "mauvais", tandis que la chance/malchance ne met en avant que le coté hasardeux.<br /> <br /> <br /> <br /> Bon, je trouve que c'est intéressant ces façons différentes de voir notre part de responsabilité dans ce que la vie nous offre...
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G
C'est pour cela que pour ma part j'ai préféré parler du Yang et du Yan, parce que dans la vie tout bouge. un jour on est heureux et le lendemain on peut être malheureux, et vice versa.<br /> Je suis d'accords avec Ile cook, on forge son destin, et c'est notre manière de nous relever qui trace notre route, jusqu'à la prochaine pierre que nous rencontrerons sur le chemin. <br /> La chance et la malchance, ce sont des mots que j'emploi uniquement pour la loterie en plus je joue pas...<br /> Alors à tous, bonne chance ;-)
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H
Les cigales ont un cerveau de quelle taille ?<br /> <br /> Quand j’ai lu cette histoire de fermier, la 1ère phrase qui m’est venue à l’esprit est biblique (ou coranique.. vas savoir… peut-être même les deux. Quelle importance !) « Ce qui ne tue pas rend plus fort ». Le genre de phrases que je déteste ; ce qui ne tue pas blesse, fait mal et bon nombre de nos blessures ne cicatrisent pas. <br /> <br /> La chance/la malchance ? ça veut dire quoi ? Que je laisse autant d’éléments extérieurs prendre de l’ascendance sur mon existence. <br /> Regarde ce fermier. Il est moche au fond.<br /> Son vieux cheval s’enfuit. Pourquoi a-t-il pris la fuite ? Il en avait marre de labourer, le fermier le maltraitait peut-être…<br /> Le cheval revient avec un troupeau de chevaux sauvages. Que va-t-il faire de tous ces chevaux avec son petit champ à labourer. Pourquoi ne leur rend-il pas la leur liberté. Il aurait pu en garder un et libérer les autres ? <br /> Le fils … TOP le fils ! Il n’essaie pas d’apprivoiser, il dompte l’animal. Son père a dû oublier de lui apprendre certains trucs et je ne parle pas d’apprendre à retomber sur ses pieds…<br /> Quant à attendre que l’armée arrive dans le village… sans commentaire…<br /> D’où le « je n’aime pas ce fermier »<br /> <br /> Et là, je lis le «il a compris que la vie coule en nous, que nous ne décidons pas toujours ce qu'elle est et sera ; il y a une sorte d'acceptation que je trouve sage. » de la douce Pralinette.<br /> La sagesse dans l’acceptation ; prendre la vie comme elle vient, vivre sa vie de fourmi, à chaque jour son petit lot de bonheur, de travail et de misère.<br /> C’est bien trop raisonnable pour moi… j’adore cette cigale qui force son bonheur en chantant à tous vents. <br /> <br /> Maintenant, je sais quand même qu’il est dangereux pour une cigale que son bonheur ne dépende que du seul été et qu’elle a besoin d’autres sources de chaleur et plaisir si elle veut passer l’hiver. <br /> <br /> Mais tu as raison, sur le fond. C’est une « ré »action - je n’irai pas jusqu’à dire que je me suis « re »construite – mais quelques réparations se sont imposées à moi aussi.<br /> <br /> Quant à la « résilience », je ne connais pas cette notion. Promis, j’irais voir ce Boris Cyrulnik de plus près.
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I
c'est la dernière phrase de ton comm que j'apprécie le plus... Il n'empêche que même si un malheur peut être bon, il vaut ne mieux vivre que des bonheurs...<br /> <br /> Il y a autre chose, qui me gène car on peut continuer le conte..<br /> - le lendemain du départ de l'armée, un ouragan dévastat la contrée...<br /> <br /> je crois que notre destin c'est nous qui nous le forgeons. Et c'est une véritable chance !
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I
Hélène, j'aime bien ce que tu dis et cela a des résonnances particulières pour moi.<br /> <br /> Cependant je crois que ces histoires de cigales et de fourmi nous éloignent du texte que j'ai cité. Je le vois davantage comme une façon de ne pas succomber au défaitisme. Quand on se sent accablé par la malchance, c'est une façon de se dire que ce qui nous arrive a un sens et pourra porter ses fruits. Que chaque évènement de la vie, triste ou gai, aura des conséquences sur la suite. Et que même du plus grand malheur peut découler ensuite du bonheur.<br /> <br /> Plus précisément, si je cite ce texte, c'est que je sais que les malheurs de mon existence m'ont forgé, m'ont poussé à réagir, ou m'ont mené vers des voies que je n'aurais pas explorées sans cela. A rapprocher de ce que Boris Cyrulnik nomme "résilience": la capacité de se reconstruire.<br /> <br /> Mon tempérament idéaliste me pousserait même à dire: «chance ou malchance, c'est toujours une chance».
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