28 janvier 2006
Relations, toujours...
Récolte intéressante de requètes Google, ce soir. Voila ce que cela m'inspire, selon une subjectivité toute personnelle.
- Susciter le désir amoureux: Bon... là c'est mal barré. Y'a pas de recette. Le désir apparaît tout seul, et je ne crois pas qu'on puisse le susciter. Peut-être en se mettant à l'écoute de l'autre, en étant attentif et attentionné... mais pas trop. Être patient. S'intéresser à l'autre, tout en restant soi. Mais ça ne fera jamais le déclic, ce truc magique qui opère parce que je suis moi, et uniquement pour ça.
- Recette de pacte pour s'aimer à vie: Oh la la, encore plus ambitieux ! Là encore je crois que c'est dans l'écoute attentive de l'autre qu'on peut espérer faire durer. Mais il faut surtout se connaître soi, bien cerner ses besoins et ses limites. C'est un travail constant, parfois modeste, parfois demandeur de beaucoup d'énergie. Cela demande une capacité à se remettre en question, une ouverture d'esprit. Être digne de confiance, respectueux des différences de point de vue et de comportement. Accepter l'autre pour ce qu'il est, avec son histoire, ses failles. Avoir une empathie, une solidarité. Accepter son évolution. Donner de l'amour, de l'humour aussi. Savoir maintenir le désir vivant... Bon, en fait on peut écrire des bouquins entiers la dessus.
- Écharpe relationnelle: Ça c'est un concept de Jacques Salomé. Il signifie grosso modo que la relation, le lien, est comme une écharpe dont chacun tiendrait une des exrêmités. Il faut être deux pour qu'il y ait relation. Il ne faut pas que chacun tire de son côté, sinon ça crée des tensions, puis ça déchire. Il ne faut pas non plus que l'un tire tout à lui, sous peine de déséquilibrer l'autre.
- Qu'est-ce qui peut déclencher la violence chez l'autre: je crois que c'est toujours un signe de souffrance. La violence, c'est une façon d'exorciser ce mal-être en le renvoyant sur autrui. Je rends l'autre responsable. Au lieu de comprendre ce qui souffre en moi, je cherche à briser ce qui l'a déclenché. C'est un sentiment d'injustice... souvent ressenti plus que réel. Il est toujours plus facile de dire que c'est la faute de l'autre que de s'interroger sur soi...
- Rejet de l'autre: rejet de sa différence, rejet de ce que je ne comprends pas en lui, rejet de ce qui m'oblige à m'interroger sur moi-même, et peut-être à évoluer...
- Ressentis et sentiments différences: Est-ce vraiment différent ? Pour moi un ressenti c'est une émotion, agréable ou douloureuse. C'est quelque chose qu'on ne peut maîtriser, qui est là, et qu'il est essentiel de savoir capter. Mes ressentis sont des capteurs émotionnels. Par contre je peux apprendre à régler le seuil de sensibilité de ces capteurs...
Le terme de sentiment, je le relie à une émotion affective liée à une personne. Mais pour d'autre ce que j'appelle ressenti est aussi appellé sentiment...
- Être idéaliste: Deux façons de l'être: croire à l'idéal, ou tendre vers l'idéal. Y croire, c'est rêver de l'impossible. Y tendre, c'est agir pour s'en rapprocher... tout en sachant qu'il est inatteignable.
- J'ai envie de rompre le silence : Le silence est parfois un besoin qu'il faut respecter. Il peut aussi être une distance, que je peux tenter de réduire si elle me dérange. Écouter son envie, tout en sachant que le silence a une signification. Rompre le silence c'est exprimer un désir d'échange, mais il faut être conscient des finalité de ce désir: me rassurer, ou aller vers l'autre ?
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