Anti-frustration
Si je n'avais opté pour une attitude visant à la sérénité, je me sentirais très frustré en ce moment. Par manque de temps je ne peux me pencher [et m'épancher] sur nombre de sujets que j'aimerais aborder. Mais le printemps est là, m'appelant au dehors et le travail occupe beaucoup de mon temps [oui, je sais, c'est normal...].
En me promenant dans mon cercle blogosphérique de prédilection je vois passer des sujets qui suscitent la réflexion. Je ne pense pas spécifiquement au débat "porno/érotique" qui rassemble quelques blogs ces jours-ci, puisque je ne suis absolument pas spécialiste du sujet. Pour tout dire, ma culture en ce domaine est quasi-nulle. C'est d'ailleurs certainement regrettable et il serait temps que je rattrape mes lacunes...
Non, c'est autour de l'infiniment vaste sujet de la communication et de l'échange, en particulier en couple, que je porterais volontiers mon dévolu. Aloysis a parlé de la fidélité, que je vois comme un concept fourre-tout dont l'imprécision permet bien des subjectivités interprétatives. Ailleurs il est question, entre les lignes de plusieurs blogs, de ces hommes atteints par "la crise de milieu de vie". Un peu comme s'il s'agissait d'un symptôme assez uniforme. Bon... comme j'entre en plein dans les critères, j'avoue que je suis souvent tenté de montrer que ce n'est pas forcément aussi facile à cerner que ce qu'on peut en dire. Mais je suis aussi effarré par le comportement de certains hommes !
Ce qui m'amène vers cet autre monde infiniment flou qu'est l'inconscient. Il est au coeur de chacun de nous et je le vois volontiers comme l'instigateur de bien des comportements "incompréhensibles", et en particulier en couple ou dans les relations amoureuses. J'avoue que l'inconscient me fascine. Le mien, bien sûr, mais aussi ce qu'il peut avoir de commun avec celui de mes contemporains. Nous croyons diriger nos vies alors que nous sommes "manipulés" par cet inconscient qui nous oriente là où "il" sait que nous devons aller. Je ne connais que des éléments épars et parcellaires de la psychanalyse, mais déjà cela me "parle" beaucoup.
Et à propos de parler, c'est bien évidemment dans une communication défaillante que naissent et s'amplifient ces incompréhensions issues d'une méconnaissance de soi et de cet inconscient. Je reviens à mon point de départ: les relations interpersonnelles.
A part ça, j'ouvre depuis longtemps mes réflexions vers bien d'autres sujets de préoccupation. Vers les grands choix de sociétés, davantage à l'échelle mondiale que nationale... mais je me sens tellement... insignifiant, incompétent, inexistant... que je n'essaie même pas d'en parler ici. J'y pense, j'y réfléchis avec le peu de connaissances que j'en ai, j'ouvre mes yeux et mes oreilles.
Je me sens dans une bulle ouverte que je tente de rendre agréable à vivre. J'essaie de faire que cette bulle ne nuise pas aux autres bulles, et peut-être qu'elle puisse communiquer un peu de la sérénité que je prends le temps de laisser s'installer. C'est tout un travail que d'y parvenir, lorsqu'on n'a pas été construit pour vivre ainsi. Je suis heureux d'y arriver peu à peu, profitant de chaque épreuve pour apprendre.
Et après tant d'années de questionnement, je crois que je commence à en ressentir nettement les bénéfices. Je parviens de plus en plus à cette état de paix et d'harmonie que je recherche. Et ça vallait la peine que je me batte pour ça. Bataille contre ma face sombre bien sûr. Guidé par mon inconscient, intransigeant et obstiné, que j'apprends à écouter avec attention...
Euh... ce texte n'a pas d'autre intérêt que d'éviter qu'une frustration ne se développe. J'espère trouver le temps nécessaire pour approfondir un peu ce que j'ai survolé. La pensée gagne souvent à se transcrire en mots.