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Alter et ego (Carnet)
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10 mai 2006

Overdose

« Je n'ai rien contre la tendresse… Je suis même plutôt pour…

J'aime aussi qu'on me trouve agréable à regarder… et qu'on ait envie de me prendre dans ses bras, qu'on me le dise, qu'on envisage même sans frémir de me faire des câlins.. Enfin toute cette sorte de choses.


Mais par moment, j'apprécie qu' on n'oublie pas d' ouvrir les bras en question pour que je reprenne un tant soit peu d'autonomie motrice… »

Le dernier texte d'Alauda m'a quelque peu interpellé. J'y ai vu des similitudes plus que probables avec ce qu'a pu ressentir mon amie-amour [je cherche encore le sens de sa fuite...] face à l'homme euh... attentionné que j'étais avec elle. Alauda parle d'overdose. Je comprends ça. Je le comprends fort bien puisque moi aussi j'aime me sentir libre de mes mouvements.

J'espère cependant n'avoir pas été perçu comme l'homme collant-étouffant en quête d'amour qu'elle décrit. Parce que je n'ai jamais eu l'impression d'avoir "besoin" de quelqu'un, ni de souffrir d'un manque d'amour ou de solitude existentielle. Ou alors il y a très, très longtemps, dans une autre vie...
Par contre besoin d'être rassuré sur le lien, certainement. Parce que quelqu'un qui exprime un besoin de liberté c'est tout à fait compréhensible, et sain [et même attirant], mais un peu inquiétant. Libre... libre... oui, mais libre comment ? A quelle distance se situer pour ne pas être étouffant, ni ne paraître lointain ? Où se situe le juste équilibre qui suscite suffisamment de désir et de plaisir, sans trop solliciter le manque. Car bien sûr, tout cela n'est que la transposition du fameux « si tu me suis je te fuis, si tu me fuis je te suis ». Cette drôle de danse du désir qui demande une approche audacieusement prudente, et surtout un dosage affiné pour que le lien perdure alors que la relation évolue constamment. La description des bouchées de fondant au chocolat que donne Alauda est tout à fait évocatrice: ce qui a été très bon au début n'a plus forcément les mêmes effets ultérieurement. Et ça... qui peut le manifester mieux que celui qui mange le fondant ?

Oui, il faut savoir dire non, merci, je n'en veux plus. Mais c'est tout un art que d'exprimer ce genre de choses pour être bien compris. Dans les commentaires de commentaires [que je viens de lire après avoir écrit ce texte] Alauda explique les précautions qu'elle a prises. Le ton, les mots choisis, sont primordiaux et peuvent à eux seuls changer la dynamique d'une relation. Surtout si le partenaire n'a pas la même façon de déguster les fondants au chocolat ! Ou se délecte d'en manger pour la première fois... Car malgré le plaisir personnel ressenti, je ne crois pas que quiconque ait envie de gaver jusqu'à la nausée quelqu'un qui n'apprécie plus quelque chose. Ou alors il n'y a pas d'amour vrai. Par contre, l'envie de partager ajoutée à une mauvaise évaluation du ressenti du partenaire peuvent effectivement mener à l'overdose. Intuition défaillante, expression insuffisante... rien d'irréparable a priori.

Il se peut aussi que des gens aient réellement une béance à combler, un "besoin d'amour" insatiable. Là, mieux vaut se tourner vers quelqu'un qui a besoin de donner beaucoup...
Mais parfois c'est peut-être une vision trop globale qui peut tromper. Est-ce un "besoin d'amour" aussi profond qu'un gouffre, ou d'autres besoins bien plus aisément apaisables ? Pour ma part mon besoin principal était celui d'être simplement rassuré sur la nature de la relation. C'est à dire me sentir bien en phase avec les besoins de ma partenaire, et qu'elle le soit avec les miens. Pour cela j'avais besoin de mots, précis, et en quantité suffisante. De choses clairement compréhensibles dans mon langage à moi [c'est toute la difficulté enrichissante de la communication relationnelle...]. Besoin aussi d'être entendu, et compris. Besoin que mes besoins soient pris en compte et acceptés. Bref: besoin de communication. Or on a rarement les mêmes codes d'expression et les mots de l'un n'ont pas le même sens pour l'autre, ou pas la même portée...

Moi j'étais dans un monde que je n'avais jamais connu. J'avais beaucoup à apprendre et à découvrir. Beaucoup à comprendre. Peut-être que c'est sur ce plan là que j'étais insatiable... [Je le suis encore, vous l'aurez remarqué]

En fait j'avais "simplement" besoin d'être rassuré sur le fait que le besoin de liberté de ma partenaire était compatible avec ma façon d'investir une relation de confiance. Avec une sorte de marché non exprimé: je te laisse libre, si je suis sûr que tu ne me laisseras pas tomber [ironie: il se pourrait bien que son marché était identique, mais posé dans le sens contraire...]. Investir une relation de confiance implique d'abaisser ses défenses, une forme d'abandon à l'autre, et cela demande certaines conditions. Si je fais confiance, je m'expose beaucoup, je me livre à l'autre et, d'une certaine façon, je lui donne du pouvoir sur moi. J'accepte de lui donner du pouvoir. C'est énorme.

C'était peut-être trop d'ailleurs. Ou carrément fou ? Je ne sais pas ce qu'il en sera à l'avenir...

Cette vulnérabilité peut faire peur. Parce que ce pouvoir donné peut créer un sentiment oppressant: le pouvoir de faire mal, avec l'idée de culpabilité qui irait avec. L'impression d'un lien fort dont il deviendrait difficile de se défaire. Mais sans ce don, peut-il exister de l'amour ? Je crois fermement que la grandeur de l'amour est proportionelle à la grandeur de l'abandon de ses défenses...

On pourrait gloser sur la différence entre "donner du pouvoir" et "abandonner ses défenses"...


Ce qui est certain c'est qu'il se passe beaucoup de choses complexes, largement inconscientes, lorsque ce genre de lien se crée, se renforce, évolue. Peur de l'abandon qui peut conduire à abandonner avant de l'être, par exemple. Ou désir de fuite devant ce qui peut ressembler à un emprisonnement. Tout cela s'exprime de manière inconsciente, et est perçu inconsciemment par l'autre. Ainsi la peur de l'enfermement de l'un génère la peur d'être abandonné chez l'autre, et réciproquement.

Le besoin de liberté ne vient-il pas simplement de la peur de souffrir de l'abandon ? Ne pas se lier, ne pas s'attacher... pour se préserver du sentiment de perte. Je sens bien la tentation de ce système de défense s'installer en moi actuellement. Je travaille à ne pas y céder et à surpasser mes peurs en comprenant leur origine. Je n'ai pas envie d'aimer en me protégeant. Tant qu'on est dans la crainte de l'autre, on n'aime pas vraiment.

Finalement, besoin de liberté et besoin de réassurance, est-ce bien différent ?

Comment se sortir de cette dangereuse spirale autodestructrice? Je pense qu'il faut tenter d'en parler, ouvertement, en confiance, d'adulte à adulte [ça existe ?]. Pour cela il faudrait avoir, entre les deux partenaires, un niveau équivalent de connaissance de soi. Et aussi beaucoup d'empathie et de patience, chacun n'ayant pas les mêmes points forts...

Il faut aussi avoir les mêmes objectifs relationnels, un désir d'investissement similaire, une vision compatible du couple et de la liberté individuelle qu'il s'accorde. Et le même désir éventuel de durer...

Il faut aussi avoir une solide connaissance des modes de communication relationnelle, une grande capacité d'écoute et d'adaptation aux codes inconscients de l'autre. Le désir de se comprendre, et de comprendre l'autre. Au delà: de comprendre l'humain.

Et puis bien connaître ses propres sensibilités, ses fragilités, ses blessures d'enfance mal cicatrisées et ce qui est susceptible de les raviver.

Chercher à identifier les représentations, projections, et autres parasites qui brouillent la compréhension.
Ne pas juger péremptoirement, ni reprocher. Ne pas faire de projections ni de transferts.

Ne pas user de son pouvoir sur l'autre.

Savoir poser ses limites... tout en étant attentif à celles de l'autre.
Savoir dire non.

Et puis...

Eh oh, stop ! Idéaliste, va...
Ouais, tout ça à la fois, ça fait beaucoup de conditions à remplir ! Ça demande même une certaine expertise. Je ne sais pas si une vie y suffit...

Pour moi c'est une raison de plus pour ne pas me résigner, et toujours chercher à comprendre. Me comprendre et comprendre l'autre, dans un jeu de miroirs et de différences, de curiosité, d'ouverture, d'attention à l'autre. Comprendre, n'est-ce pas finalement une des plus stimulantes raisons de vivre ?

Aimer aussi... mais est-ce bien différent ?

J'ai beaucoup aimé chercher, et comprendre, avec elle...
Et bien qu'elle soit désormais absente, je continue.

Oui, lorsque les mots ne fonctionnent plus, peut-être que le silence est une issue.

Commentaires
A
"Je me demande si l'amour *vraiment* inconditionnel ne se situerait pas dans une dimension spirituelle... "<br /> Suite.. je reviens pour souligner cette question qui m'avait échappée tant les comm" sont denses et intéressants... Bonne question... Et "si nous montions d'un degré", comme le suggère Eluard ?
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A
"Investir une relation de confiance implique d'abaisser ses défenses, une forme d'abandon à l'autre, et cela demande certaines conditions. Si je fais confiance, je m'expose beaucoup, je me livre à l'autre et, d'une certaine façon, je lui donne du pouvoir sur moi. J'accepte de lui donner du pouvoir. C'est énorme." <br /> <br /> je ne suis pas certaine que l'amour puisse s'allier avec pouvoir, donné ou pris... faire confiance c'est prendre le risque d'être déçu(e) sinon où est l'enjeu, de quelle confiance s'agit-il ? d'un deal ? Je te fais confiance mais je te demande- je t'impose, je t'implore ? - de ne pas me décevoir ? .. faire confiance, c'est prendre le risque de mourir... le saut dans l'inconnu.. l'autre n'a rien à voir dans la confiance qu'on lui accorde ou non.. c'est tout seul.. et nage..<br /> je crois..
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I
Gourmande, j'aime bien ce que tu exliques de l'amour "altruiste" qui se réalise en donnant à l'autre... mais qui doit quand même être nourri en retour un jour ou l'autre. En fait, en lisant toutes ces réflexions autour de ce qu'est censé être l'amour, je constate une fois de plus que chacun en a sa représentation.<br /> <br /> Amour: un seul mot, mais tellement de façons de le conjuguer...
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I
Vos commentaires m'interpellent. C'est le but de ce blog... même si ça peut me placer en situation inconfortable (ben oui, ça me fait poser des questions...).<br /> <br /> Arcadia, c'est vrai, le "marché" inconscient était conditionnel. Ça ne fonctionne évidemment pas et j'en ai eu la preuve. Ceci dit je crois qu'il y a toujours un marché: « si tu n'es pas conforme à mes désirs, je te quitte ». Amour conditionnel, donc pas "vrai". <br /> <br /> Je me demande si l'amour *vraiment* inconditionnel ne se situerait pas dans une dimension spirituelle... (zut, encore une question...)<br /> <br /> Quelqu'un aurait-il des éléments de réfléxion?<br /> <br /> D'accord avec cette idée de non-besoin de l'autre, qui s'acquiert avec le temps (et après quelques blessures), je pense.<br /> <br /> Quant à dire... se dire... je crois bien que c'est là que se joue l'essentiel. L'amour est un échange, alors si le mode de communication fonctionne mal il n'est pas surprenant que l'amour en pâtisse.<br /> <br /> J'aime bien la citation de Nietzsche...<br /> <br /> <br /> Alainx, je ne crois pas que le sur-questionnement apparaisse ex-nihilo. Pour ma part il se manifeste lorsque je me trouve face à un problème que je ne sais pas comment appréhender. Je ne sais alors pas, parmi les questions que je me pose, lesquelles sont les "bonnes", celles qu'il faut privilégier. Il est vrai que les désir de trouver la meilleure réponse à un effet inhibant...<br /> <br /> Le besoin d'être rassuré... oui, j'ai beaucoup travaillé à en chercher les origines. J'en ai trouvé un certain nombre et ce besoin est nettement réduit. Mais l'inconscient ne prend-il pas un malin plaisir à nous emmener précisément dans les situations qui sollicitent nos peurs ? Si ma relation amoureuse s'est trouvé dans une impasse, ce n'est certainement pas un hasard. J'en cherche le sens...<br /> <br /> Pati, l'amour ne s'intellectualise pas, c'est vrai. Sauf quand il se complexifie. Là les questions se posent, pour peu qu'on désire le faire durer (mais là est probablement le piège).<br /> Les questions post-rupture sont d'un autre ordre, dans le genre "qu'ai-je fait qui a mené à la rupture ?"<br /> <br /> En revanche je sursaute toujours quand je lis que « se poser des questions c'est se torturer l'âme pour rien ». Je ne vois pas bien qui préfererait se poser des questions plutôt que vivre l'amour ! Les questions elles viennent toutes seules, et quand elles sont là elles demandent des réponses. Et souvent de la communication (voir plus haut...)<br /> <br /> Je sais bien que tu la joues provoc' mais je ne te suis pas: l'amour j'ai su le prendre quand il s'est présenté, avec tout le bouleversement que cela à occasionné dans ma vie conjugale, familiale, professionnelle. Une révolution.<br /> Mais ce nouvel amour, pour des tas de raisons sur lequelles précisément je m'interroge, s'est bloqué. Ce ne sont pas les questions ni l'idéal qui l'a bloqué, mais la confrontation de deux personnalités. C'est ça qui a déclenché les questionnements.<br /> <br /> L'amour-amoureux, s'il se présente, et d'où qu'il vienne, je le reprends sans hésiter. Mais comme je n'en ai pas "besoin" je ne pense pas que ça se produise dans les jours à venir... Ce qui ne m'empêche absolument pas de vivre. Pour le moment je suis très bien dans ma situation. J'aime suffisamment autour de moi pour me sentir bien :o)<br /> <br /> (hormis quelques frustrations d'ordre émotionnel-sensuel, j'avoue)<br /> <br /> Tout ce travail que je fais, ces longues interrogations exploratoires, ça ne peut que me servir le jour où j'en aurais besoin. Pour le temps de latence que je vis, réfléchir, me reconstruire et "avancer" me fait du bien.<br /> <br /> Mon but ? Pour le moment c'est certainement celui que je viens de décrire plus haut ;o)<br /> <br /> Tu vois, chacun avance à sa façon... Je ne me sens pas du tout immobile.<br /> <br /> <br /> Je reviens sur la réflexion de mcl38: «Si le doute existe dans notre esprit c'est que notre inconscient tire un signal d'alarme qu'il faut interpréter comme "cette personne n'est pas celle qui me rendra heureux"».<br /> Ça me semble assez juste... mais je le tournerai d'une autre façon, plus nuancée: "puis-je être heureux avec cette personne ?". Parce que ce n'est pas l'autre qui est en question, mais plutôt moi en fonction de cet autre. Et rien que ça... ben ça génére pas mal de questions. Enfin du moins pour moi, qui suis peut-être un perpétuel chercheur de sens. Et peut-être vaguement idéaliste, si vous y tenez vraiment...<br /> <br /> Je suis fait comme ça. Et je m'aime bien comme ça.<br /> <br /> <br /> Merci à tous pour vos commentaires un peu titillants, qui m'aident à mieux me situer et aller un peu plus loin.
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G
Voici un commentaire que j'ai laissé chez Alauda. "Et bien moi je m'interroge. Dans mon cas nous étions deux blessés, meurtris. Lorsque je l'ai rencontré j'ai bien vu qu'il avait besoin d'une béquille, je l'ai été j'ai reçu en donnant, c'était son sourire et son bonheur de vivre enfin qui me donnait la force de donner encore malgré mes besoins. Je me nourrissais du bien que je lui faisais. Aujourd'hui il va bien. Il me donne un amour que je qualifierai de "sain" pur, un amour que pour moi, et je me ressource en buvant cet amour qui enfin me soigne aussi.<br /> Il était sans doute égocentrique sans s'en apercevoir, moi plutôt altruiste parce que son bonheur m'importait, mais tout à fait altruiste puisque je me sentais "importante dans sa vie puisque presque indispensable. Enfin c'est compliqué tout ça. Je ne regrette rien, j'ai mis ma souffrance à l'écart pour le guérir et sa renaissance à engendrée la mienne. Voilà je voulais juste te donner mon témoignage."<br /> <br /> <br /> je le mets ici aussi juste pour dire que l'amour pour moi c'est d'abord ce que j'offre à l'autre sans doute dans le but d'être aimée en retour...si je deviens indspensable je ne serai pas laissée...<br /> Cependant je n'ai aucune intention de lier l'autre, de le priver de sa liberté, je recherche sans doute qu'il n'ait pas envie de celle ci. Après avoir donné beaucoup au début je deviens presque indispensable ce qui me rassure quelque part, et j'ajoute que lorsque je me sens "indispensable" je profite un maximum de ce que je reçois.<br /> je crois que je vais faire un billet sur le sujet parce que c'est trop long à expliquer et sans doute pas clair pour tout le monde.
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P
mcl38 n'a pas tort, pourtant... quand tu aimes (et que ton amour soit "amour vrai" ou juste "amour"), peu de ces questions se posent. l'amour ne s'intellectualise pas, non. il se vit. avec toutes ses incertitudes.<br /> les questions, elles se posent en général lors d'une rupture. comme pour toi, l'idéaliste.<br /> <br /> là, pour le coup, il faut absolument comprendre, savoir pourquoi cette rupture, qu'est-ce qui l'a amenée à exister, à être. et là, les questions ont leur besoin d'être.<br /> avant, c'est se torturer l'âme pour rien, à mon sens. quant à s'en poser après... lors de la naissance d'un nouvel amour, par ex... <br /> <br /> je comprend tes mots-maux, l'idéaliste. mais à force de vouloir idéaliser (oui, excuse-moi, elle est facile, je sais :op) l'amour qu'un jour tu seras enfin apte à donner, et donc à vivre... tu n'auras plus rien à vivre.<br /> <br /> bien sûr qu'on peut tenter de penser à tout, d'expliquer tout, mais on n'y réussit guère... l'amour est un sentiment. pas une idée, un concept. un sentiment! forcement subjectif, émotionnel, imprévisible. c'est, à mon sens, ce qui fait sa beauté, et sa force. et si abandon il doit y avoir, c'est dans nos certitudes sur l'amour. l'amour ne se pense pas, il se vit.<br /> <br /> alors, que tu fasses en sorte d'être capable de donner, que tu fasses un travail sur toi pour mieux connaitre tes failles à TOI, oui, évidemment! tout, pour te donner enfin confiance en TOI ! mais ensuite, c'est vivre, qu'il faut faire... comble tes failles, réponds à tes interrogations, mais ne t'appesantis pas dessus au point d'en perdre ton but :)<br /> <br /> tu dis toi-même plus loin, que tu as beaucoup réflechi à ton couple, celui formé avec ton ex, aujourd'hui, sur donc, si j'ai bien traduit, la relation qui vous lie depuis votre rupture.<br /> bien. très bien. si les réponses que tu collectes te font avancer TOI. et uniquement toi. le reste, c'est se conforter dans ce que tu connais le mieux... vous, avant, pendant, après... et toi, tu avances quand, alors ? :)<br /> <br /> pati, volontairement provoc', c'est vrai ;-)
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A
Le "sur-questionnement" est une entrave à la relation réussie.<br /> Le sur-questionnement, c'est : trop de question et pas les bonnes...<br /> <br /> ----<br /> PAr ailleurs, tu reviens souvent sur le besoin "d'être rassuré". C'est par rapport à quelle crainte "centrale" ?<br /> Pour répondre il faut se la laisser ressentir, sinon on argumente, et on ne progresse pas.
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A
"je te laisse libre, si je suis sûr que tu ne me laisseras pas tomber" cette phrase me fait réagir. <br /> L'amour au conditionnel ? <br /> <br /> Je te suis quand tu parles des failles si faciles à s'entrouvrir, celles qui nous font créér si vite des méta-scénarios, mais plus les années passent, plus je pense qu'il faut ne plus avoir besoin de l'autre pour pouvoir l'aimer, réellement, pleinement. Alors la liberté n'est plus un danger, mais une évidence. Oui je peux le perdre. A tout instant. Mais cela à toujours été. dès l'instant ou s'installe une pseudo tranquillité, due à la pensée que non l'autre ne partira pas puisque qu'on lui laisse la corde souple, un peu de lest, alors reconnaissant il reviendra toujours vers nous..ok mon image est particulière, mais c'est volontaire.<br /> <br /> tout comme il est stérile d'attendre de l'autre qu'il vienne combler les béances de nos manques. Nous seuls pouvons effectuer un travail dessus.<br /> <br /> Mais attention, mon propos n'est pas de sous entendre qu'il ne faut rien partager, rien attendre..evidement qu'il est important de dire (sic mon plus grand combat!), dire lorsqu'une situation, un propos, nous blesse, expliciter le pourquoi, sans surenchère émotionnelle, mais en gardant en tête pourquoi on forces nos propres peurs pour communiquer avec l'autre. Là oui, on peut parler d'abaisser ses défenses. A mon sens.<br /> <br /> <br /> " les gens qui nous donnent leur pleine confiance croient par là avoir un droit sur la nôtre. C'est une erreur de raisonnement. Des dons ne sauraient donner un droit."<br /> Friedrich Nietzsche
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I
mcl38, l'amour vrai... ça me semble tellement GRAND que ça n'a pas grand chose à voir avec ce qu'on appelle généralement "amour" et dont chacun a une définition personnelle. Je crois qu'il faut une très grande confiance en soi, et un authentique amour/respect de soi, avant de pouvoir aimer *vraiment* autrui. Mais on peut aussi aimer sans atteindre ce degré d'ouverture :o)<br /> <br /> Avant d'arriver à cet amour vrai, il faut, il me semble, s'être posé beaauuuucoup de questions. L'amour-évidence (sans questions) existe probablement, mais je ne sais pas comment il dure dans le temps.<br /> L'amour *vrai*, selon le sens que je lui donne, est sans limitation de temps. Donc vient forcément un moment où la remise en question pointe son nez. Aimer *vraiment* est un défi, pas une évidence. Défi contre soi-même, bien sûr.<br /> <br /> Oui, décalage en amour = souffrance. Mais un amour sans aucune souffrance, euh... là encore je ne sais pas si ça existe. Parce que ça demande des efforts d'adaptation mutuelle.<br /> <br /> Pour le signal d'alerme de l'inconscient, je ne le vois pas forcément de la même façon que toi: ça peut aussi être le signe d'un travail personnel à faire sur soi. L'autre est un révélateur, qui peut m'aider à "grandir". Si je ne cherche que les relations "simples", je ne suis pas certain d'y trouver de grandes satisfactions. C'est bon la simplicité, mais je crois qu'elle résulte, là encore, davantage du résultat d'un travail que d'une évidence spontanée. Ça c'est bon pour les débuts, il me semble...<br /> <br /> Ceci dit le renoncement, partiel ou total, est bien sûr une option parfois indispensable. Une sauvegarde vitale. A chacun de sentir ses limites.<br /> <br /> <br /> Cassymary... oui, "oublier" ses peurs, avoir confiance a priori...<br /> Je rejoins ce que tu dis, mais c'est aussi le résultat d'un travail sur soi. Et plus on souffre de manques issus de l'enfance, conscients ou inconscient, plus la reconstruction sera un passage obligé pour bien aimer.<br /> <br /> Pour ma part, à l'évidence mon enfance hante et handicape mon ouverture à un amour "vrai". D'où ces interminables réflexions... qui a la longue m'apportent une vraie sérénité et une capacité à mieux aimer.
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C
Savoir lâcher prise en amour, c'est aussi très important. Oublier ses peurs, notre relation étant basé sur notre resenti, lui même imbibé de nos blessurs d'enfance, de notre parcours d'adulte.On a peut être trop tendance à "intellectualiser" une relation, d'oû: "je t'aime tu me fuis, tu m'aimes je te fuis" Une relation réussi c'est justement quand on a réussi à passer au dessus de la peur de rejet, d'abandon, de trahison, d'humiliation et d'inustice. Ces 5 blessures dont on a peut être souffert enfant et qui influence tout notre parcours amoureux.<br /> Pour aimer il faut savoir recevoir et donner, ni trop ni trop peu. Et quand on a eu son comptant d'amour avant, pendant notre enfance, on prend juste ce qu'on nous donne, sans se sentir frustré.
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