Trop !
Je ne sais pas ce que j'ai écris de trop, hier soir, mais ce matin je me suis réveillé avec quelque chose qui m'est resté sur le coeur. Beeuuurp !
Peut-être que depuis quelques jours j'ai trop écrit sur des choses sensibles. Ou alors je me suis trop exposé. Ou bien j'ai écrit des choses que je n'assume pas vraiment ?
J'avais commencé la semaine en écrivant « Parfois il vaut mieux que je laisse dormir tout ça... ». Et depuis je n'ai fait que tourner autour des questions qui me turlupinent. Ah ben bravo ! Belle détermination !
Tsss... j'ai abusé des mots autour de mes maux.
L'écriture peut avoir des effets libérateurs, ou d'aide à la compréhension de soi, mais à dose modérée. Trop à la fois ça devient lourd et indigeste. Bêtement je me suis dit que tant que j'étais sur le sujet "couple et sentiments" [et pourquoi pas "Amour, gloire et beauté", tant que j'y suis...], autant m'en occuper d'un coup et passer à autre chose après. Mais les mots entrainent les mots, les réflexions entrainent les questions suivantes... et hop, la machine à penser s'emballe. Hé hé, je me débrouille tout seul pour me mettre en situation de malaise. Faut l'faire !
Andouille, va !
Ce blog n'est pas adapté à l'épanchement trop intime, je le sais. J'assume mal de montrer en public mes petites faiblesses, mes pensées insuffisamment travaillées [ce que j'écris n'est parfois que transcription de pensées en mouvement], ma sensibilité à fleur de peau. Arhhhh... je m'suis un peu trop laissé aller.
Et puis... je crois que j'ai un peu trop parlé de mon histoire amoureuse contrariée [chuuuttt...]. En fait plus j'en parle et plus je la fais exister, ce qui est l'exact contraire de ce que je devrais faire. C'est euh... ben en fait c'est toute la problématique de cette histoire: j'en ai trop parlé par écrit. Parce que... parce que... quelque chose s'était peu à peu bloqué dans le dialogue franc et direct.
C'est une putain d'histoire de mauvaise communication !
Et ça me... ça me... ça m'énerve !!!
Je hais ça !!!
...
[Respire un bon coup...]
:o)
Voila, c'est bon, c'est passé.
Vous comprendrez mieux pourquoi j'ai été extrêmement en colère lorsque mon amie m'a imposé six mois de silence, il y a... trois mois. M'a fallu deux mois pour ne plus être trop fâché. Mais c'est encore pas tout-à-fait digéré, apparemment. Le temps oeuvre lentement...
Bon, là je vais m'absenter pour trois jours. Je vais tenter de gagner des sous en proposant le produit de mon labeur dans les rues d'un village, mis en fête pour l'occasion. Prendre la route, retrouver mes collègues, parler d'un tout autre monde que celui que j'évoque ici, accessoirement rigoler un peu. Beaucoup m'ennuyer aussi, en attendant le client. Je vais regarder passer des milliers de gens...
Et puis observer discrètement les passantes... Ça sera mon petit plaisir.
Promis, je parlerai d'autre chose en rentrant.