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Alter et ego (Carnet)
Alter et ego (Carnet)
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18 novembre 2006

Apprendre à accepter

Après avoir habilement contourné le sujet tabou, je vais tenter d'approfondir un peu sans trop toucher à l'intouchable...
[comprenne qui pourra...]

Parce mes belles théories sur l'amour (cf. texte précédent) semblent sans doute plus proches du prêche pétri de bons sentiments que de la réalité vécue. Très intellectualisé, tout ça ne correspond pas à ce que je ressens en permanence mais seulement aux moments de sérénité et de prise de distance. Cette zenitude affichée manque de tripes... Trop détaché pour être 100% vrai. Eh, je ne suis qu'un homme, pas un maître spirituel tibétain !

Je cesse donc ma lévitation et reprends contact avec la terre : entre ce que je pense avec le recul du détachement et ce que je suis sous l'emprise des émotions, est-ce bien le même homme ? « Suis-je ce que j'ai conscience d'être ? », dirait le philosophe. Moi j'en arrive à ne plus vraiment savoir qui je suis et de quoi je suis fait. Je prends parfois tellement de distance que ce que j'écris en devient désincarné. Ce décalage m'apparaît lorsque je dis en confidences ce que je ressens vraiment. J'entends alors l'humain sensible et ses émotions retenues. C'est un peu comme si j'avais un dédoublement de pensée. L'esprit et l'homme.

Par exemple, lorsqu'on me demande de mes nouvelles (voui, on se préoccupe du moral du célibataire nouveau en ce moment), je réponds souvent que je vais très bien. Et c'est vrai. Je le sens ainsi. Je suis souriant, détendu, plutôt jovial et plein de cette sagesse de celui qui positive ses expériences (hop, un petit coup de lévitation). J'aime la vie en mouvement que j'ai. Pourtant, si les confidences sont poussées un peu plus loin, j'en viens à évoquer ma peine, l'incompréhension qui me vrille encore, et un certain sentiment d'échec. C'est à la fois au coeur et loin de moi. Émotions mises à distance, pour vivre bien. Et si j'observe, dissèque, analyse, décris... c'est pour ne pas me laisser aller à ressentir. Parce que ça servirait à quoi, maintenant ? Ce qui est fait est derrière moi. C'est comme ça et il n'y a qu'à accepter.

Fatalisme ? Que nenni ! J'apprends à accepter ce qui est. A dire oui à tout ce qui échappe à ma capacité d'action. C'est ça le "lâcher-prise", et c'est la meilleure stratégie que j'ai trouvée pour restaurer la paix de l'esprit. J'ai compris qu'il était vain de me battre indéfiniment contre ce qui ne dépend pas de moi, et me révolter de l'insuccès de ces tentatives. Je ne peux lutter que pour quelque chose sur lequel je peux agir. Pour moi, en fait. Je vis mieux en acceptant la réalité crue de ce qui m'est extérieur. Et je l'accepte en... théorisant. Un peu d'écriture laborieusement nébuleuse et beaucoup de réflexion flottante pour décortiquer et tenter de comprendre. Donner un sens à ce auquel je n'en vois pas. Car toute action humaine à un sens... Il suffit de le trouver et la simplification commence. Ensuite la simplicité induit la paix de l'esprit.

Le résultat de ce que je montre de moi est donc un peu faussé par cette façade de cérébralité, mais finalement j'y trouve mon compte. Sous la surface apaisée les émotions ne jaillissent que rarement, retenues par le sentiment d'assurance venu des grandes profondeurs, tempéré par celui de plénitude d'inspiration spirituelle. Ça ne gargouille de doutes qu'entre les deux. Turbulences dans le mouvement de va-et-vient entre la surface et le fond, le socle et l'esprit, le coeur et la raison. Borborygmes contenus, baillonnés, c'est ainsi que j'avance dans ma tête, avec maintenant un bon moral et des pensées apaisées. Que demander de mieux ?

« Wow... quelle affaire ! Ça paraît bien sérieux tout ça ! »
Mais oui, ça l'est !
Par contre j'ai maintenant hâte de m'en mettre à distance, de passer à autre chose en "oubliant" toute cette soupe mal digérée.

« Mal digérée ? mais de quoi parle t-il puisque sa séparation s'est bien passée ? »
Aaaah, mais c'est qu'il ne s'agit pas que de ça ! Attendez, j'y viens...

Où en étais-je ? Ah oui : j'apprends à accepter.

Leçon 1 : lorsque mon épouse a voulu me quitter, j'ai vaillamment résisté... puis j'ai fini par comprendre que la meilleure façon de maintenir un lien de qualité était d'accepter son choix. Il était contraire au mien, mais j'avais choisi une voie qu'elle ne pouvait supporter en son for intérieur. A la longue j'ai donc fini par accepter l'idée que nous nous quittions d'un commun accord. J'ai lâché du lest et elle a fait de même. Nous avons trouvé un point de convergence en prenant le temps nécessaire. Séparation réussie.

Leçon 2 : simultanément... mon amie n., avec qui j'avais construit une relation de très grande complicité a opté pour une telle prise de distance que, pour moi, c'est comme si j'étais tombé sur la "case compte double" au scrabble de la vie : deux séparations en même temps ! Le jackpot ! Et ma vie qui explose. J'ai tenté de m'opposer autant que j'ai pu, et comme j'ai pu, à cet éloignement... mais il m'a bel et bien fallu renoncer à ce que je désirais. Y compris à en parler pour comprendre ce recul. Accepter cela m'a demandé beaucoup de temps mais, là encore, c'était la meilleure solution, celle qui me menait vers la paix intérieure. Je ne voulais pas conserver une amertume éternelle, ni une défiance généralisée à l'égard des relations d'intimité, ni ternir ce qui avait existé. Quelle que soit l'issue je voulais m'en sortir avec un ressenti positif et une capacité à faire confiance accrue. Rester ouvert à la vie, debout, fort de cette expérience bouleversante et contrastée. Alleluyah !

C'est ainsi que j'ai intégré que je devais aimer autrement. Que je devais aimer autrui dans ses choix, quels qu'ils soient. Dans son évolution, quelle qu'elle soit. Dans sa prise de distance, aussi loin qu'elle aille. Même si cela doit me priver de ce qui m'est essentiel, même si cela va à l'opposé de mes convictions les plus viscérales. Accepter de perdre autant qu'il le faut pour ne pas tout perdre. Et si maintenant je l'énonce calmement et avec conviction ce n'est que parce l'insupportabilité de la situation m'a obligé à faire un travail intérieur pour en sortir vivant. Ça a été très long, pas du tout évident, et les rechutes ont été innombrables. J'en ai vraiment bavé pour apprendre à surmonter mes sentiments, taire ma peine, étouffer ma révolte, et restreindre mes élans. Prendre de la distance, faire semblant d'oublier, apprendre à vivre "sans". Et aimer quand même... parce que je suis fait ainsi.

Maintenant j'apprécie le degré de détachement auquel je suis parvenu, même s'il n'est encore ni complet ni permanent. Je continue à y travailler, pas à pas. Chaque jour de paix est une victoire sur moi-même. J'ai considérablement mûri durant ces dernières années. J'en suis satisfait, et même fier !
Ouais...sachons apprécier les enseignements des expériences douloureuses.


Pourtant ma sérénité est encore sensible. Il a suffit de quelques justes mots pour réveiller ce qui sommeillait. L'occasion d'aller un peu plus loin...

Le temps de comprendre que le sourire que j'arbore n'est pas incompatible avec des percées de tristesse.

Accepter aussi ce ressenti d'échec : je n'ai pas su faire...

Mais... le pouvais-je ?

Commentaires
P
Parfois on ne peut que subir, en effet, et le choix consiste à le faire avec résignation et amertume, ou en en tirant parti pour avancer.<br /> <br /> Oui, ça demande un certain travail sur soi. Mais au final ça en vaut la peine.
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C
"Pour ce qui concerne mon acceptation, euh... disons que parfois il faut effectivement accepter les choix de l'autre bien qu'ils aillent à l'opposé de nos désirs les plus forts. Et comme tu le dis, c'est en quelque sorte se nier."<br /> <br /> C'est très difficile mais avons-nous le choix ? Non, alors on ne se nie pas, on subit, on analyse nos émotions dans cette obligation d'aller dans le sens de l'autre. <br /> Ce que l'on peut combattre c'est la frustation ressentie, ne pas se replier sur soi, ne pas en vouloir à l'autre de cette décision, rester zen... c'est beau la théorie mais en pratique, combien de nuits blanches tourmentées et de larmes avant d'accepter ?
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P
Oui Pati, il y a un sacré décalage entre "savoir" quelque chose et être capable de l'appliquer. Pour ce qui est du lâcher-prise, peut-être est-ce une question de maturité, proablement sensiblement équivalente chez ceux qui s'entrelisent. Je crois qu'on lit ceux avec qui on se sent en résonnance, pas étonnant qu'on se "retrouve" dans des moments de l'existence qui présentent quelques similitudes ;o)<br /> <br /> Pour ce qui concerne mon acceptation, euh... disons que parfois il faut effectivement accepter les choix de l'autre bien qu'ils aillent à l'opposé de nos désirs les plus forts. Et comme tu le dis, c'est en quelque sorte se nier. Mais je pense qu'on peut réorienter ses aspirations pour contourner ce qui serait, sans cela, une violence faite à soi-même. Retrouver la sérénité dans ces circonstances demande beaucoup de travail sur soi, et probablement un certain temps... Mais je suis certain que c'est très enrichissant et "maturant".<br /> <br /> Je ne suis pas inquiet: d'une façon ou d'une autre je suis certain d'aller vers une sérénité accrue.<br /> <br /> Je précise quand même que je parlais de deux séparations simultanées, sans préciser les particularités de chacune non transposables à l'autre. En clair (parce qu'à force de rester flou ça n'a plus aucun sens), certains éléments ne concernent pas ma séparation conjugale (oups... est-ce plus clair ?)
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P
"C'est ainsi que j'ai intégré que je devais aimer autrement. Que je devais aimer autrui dans ses choix, quels qu'ils soient. Dans son évolution, quelle qu'elle soit. Dans sa prise de distance, aussi loin qu'elle aille. Même si cela doit me priver de ce qui m'est essentiel, même si cela va à l'opposé de mes convictions les plus viscérales"<br /> <br /> oui. les autres ne nous appartiennent jamais. comme nous n'appartenons finalement qu'à nous-même. c'est une leçon difficile à mettre en oeuvre. à comprendre, non, mais à appliquer... c'est une autre paire de manches, hein :)<br /> <br /> je viens de lire tes deux dernières notes. j'avais besoin, après celle posée chez moi dernièrement, de faire un break, d'aller lire les autres... et je suis surprise, encore une fois, de voir comme chez beaucoup de ceux que je lis, le thème du moment est l'acceptation, le lacher-prise, l'abandon (dans le sens de se laisser porter par ce que la vie nous offre d'expériences à vivre).<br /> je ne peux qu'être en accord avec tout ce que tu dis. la seule petite chose qui m'a chagrinée (pour toi), c'est ce qui suit le passage que j'ai relevé.<br /> "J'en ai vraiment bavé pour apprendre à surmonter mes sentiments, taire ma peine, étouffer ma révolte, et restreindre mes élans. Prendre de la distance, faire semblant d'oublier, apprendre à vivre "sans". Et aimer quand même... parce que je suis fait ainsi."<br /> c'est toute cette lutte acharnée contre toi et ce qui te compose.<br /> je me demande où peut se situer l'acceptation, ici. accepter les choses n'est pas se nier, pour adhérer aux choix de l'autre. enfin, je ne pense pas.<br /> ce qui fait que j'ai la sensation que ce que tu as accepté, ce sont les choix de vie de ton ex. mais que cette acceptation s'est faite contre ton moi profond. je ne parle pas ici d'un amour qui a trop muté pour être encore vécu comme avant. non, je parle de toi. de ce que tu crois, de ce qui te compose. et je pense que tu es loin d'être dans la sérénité.<br /> j'espère que tu y parviendras. vraiment. que tu verras, avec ton coeur et ton âme, qu'il est un moment où tout ce qui devait être partagé avec quelqu'un l'a été, et que continuer n'amène plus rien. <br /> et quand tu parles de ton sentiment d'échec, il me parait évident qu'il soit là. ce que tu éprouves n'est peut-être que cette lutte entre ce qui t'était imposé et ce que toi tu souhaitais... reste à savoir si tu le souhaitais pour de bonnes raisons... (ou comme tu le dis, par peur de tout changer das ta vie)<br /> <br /> je sais pas si mon comm' est très clair, en fait. je me débat entre faire court et dire un ressenti... pas évident *rire*
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P
Forestine... merci<br /> <br /> Erin, j'ai moi aussi eu beaucoup de mal à partir. Ce n'est qu'au pied du mur que je m'y suis décidé. En quelques jours. Je sais que le temps d'incertitude qui précédait a été "infernal" pour les protagonistes...<br /> <br /> Tu parles, sans la nommer, d'une culpabilité de cet homme. Je pense que la difficulté du lâcher y est étroitement liée. Tant qu'on se sent coupable d'une action, on a envie de "réparer". On n'est donc pas dans le lâcher prise.<br /> <br /> Il y a aussi, comme tu le dis plus loin, l'envie d'aider l'autre qui contrarie le lâcher prise. Et c'est probablement les plus difficile à accepter. L'impression de l'abandonner dans ses difficultés. Mais il faut bien se souvenir que chacun est responsable de ses souffrances psychiques, et que, d'une certaine façon, cette souffrance est "choisie". Tout du moins au niveau inconscient. Parfois vouloir aider l'autre c'est lui rendre un très mauvais service, voir l'enfoncer encore davantage (image de soi dévalorisée).<br /> <br /> Je te souhaite courage et patience pour cette situation difficile. Tout en te disant de penser à toi d'abord...<br /> <br /> <br /> Christine, oui il s'agit bien d'une analyse :o)<br /> Je suis à la fois dedans et dehors. Je m'observe agissant. J'ai souffert et crois l'avoir longuement décrit dans le passé. Ça m'a été utile sur le moment de laisser s'exprimer cette part émotive. Mais j'ai compris aussi que je me placais en position de "victime" en me plaigant de mon pauvre sort. Et ça, ça ne sert à rien, sauf à rester immobile en attendant je ne sais quoi.<br /> <br /> Mes souffrances, j'apprends à les optimiser: elles m'indiquent quelque chose. Sur quoi puis-je agir pour les réduire ? C'est donc bien une démarche d'analyse. <br /> <br /> Je n'ai pas le désir de me cacher aux autres derrière des mots (en tous cas ce n'est pas le sens de ma démarche d'écriture), par contre il se peut que je me cache à moi-même mes ressentis. Comme je disais : je les mets à distance. Le vrai Pierre a souffert, mais je ne veux pas me complaire dans la souffrance. Alors Peut-être qu'elle sort en mots, aussitôt analysés, pour éviter de trop ressentir ?<br /> <br /> Parler de la souffrance, j'ai envie de dire: "à quoi ça sert". Et en même temps pourquoi la taire, si elle est là, puisqu'en parler soulage ?<br /> <br /> Et puis tu as raison de pointer sur les limites de l'écriture intime en public. Elles influent sur mes textes, c'est certain. Cet exercice de dévoilement mesuré est parfois assez acrobatique ;o)<br /> <br /> Et pour être "vrai": oui, j'ai souffert. Terriblement. Mais ce n'est plus le cas :o)
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C
C'est quand même étonnant mais lorsque je te lis, je lis une analyse. Comme si tu n'étais pas dans la situation mais en dehors et que tu regardes, que tu te regardes et que tu décris ce que ton alter ego vit pleinement. C'est lui qui semble souffrir et toi tu analyses sa souffrance. Finalement, tu sembles te cacher derrière des mots, des mots d'analyste, de psychologue. Moi j'aimerais bien voir le vrai Pierre, celui qui a vécu cette séparation, celui qui a souffert, celui qui souffre encore au bord de ce chemin qu'il avait choisi, pour lequel il avait tout donné et qui s'est dérobé sous ses pas. Aujourd'hui il s'accroche encore et va probablement remonter la pente et se retrouver.<br /> Mes mots sont peut être un peu rudes, désolée c'est tout moi, avec ma spontanéïté. J'aime pourtant te lire, mais je n'ai pas l'impression de voir le vrai Pierre ... peut-être me trompèje, peut-être pas. <br /> Tu connais ce que je vis et je connais ce que tu vis et nous sommes dans la même galère. Je sais aussi que tu ne peux pas tout dire comme je ne peux pas tout dire et là aussi, il est difficile de se laisser aller. <br /> Je ressens cette grande retenue dans tes mots, dans tes textes comme si tu analysais ta souffrance plutot que de la ressentir.
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E
"J'apprends à accepter ce qui est. A dire oui à tout ce qui échappe à ma capacité d'action."<br /> <br /> J'en étais là dans mon histoire personnelle lorsque tout bascula. Depuis 2 ans je vivais une merveilleuse histoire d'amour avec mon Espoir, qui lui vivait la fin de son couple (sans son acceptation inconsciente de cette fin il n'y aurait jamais rien eu entre nous). Depuis 14 mois, il exprimait l'envie de partager ma vie, au quotidien. Mais il n'arrivait pas à partir (2 essais infructueux). C'était devenu infernal pour moi, mais pour tous les protagonistes aussi (elle, ses filles...).<br /> Et puis, j'ai commencé à apprendre le "lacher-prise". Appliqué plus ou moins bien suivant les jours, car je ne suis qu'une humaine, avec des jours où il m'était impossible de l'appliquer, à cause du manque, à cause de cette idée que nous allions passer à coté de quelque chose de vraiment beau... nous, lui et moi.<br /> J'ai commencé à lui dire que je ne pourrais plus tenir longtemps dans cette attente... Et finalement, c'est elle qui a poser la question, un samedi matin... Et c'est lui qui a fait ce qu'il ressentait au plus profond de lui en quelques minutes. C'était il y a 8 jours.<br /> <br /> Mais la vie n'est pas aussi simple... Il y a l'attitude de ses filles qui le ronge de l'intérieur. Cette sensation de les perdre, surtout celle dont il est le plus proche... Par son silence buté d'ado mal dans sa peau. Et ce "lacher-prise" appris laborieusement en une année, que j'arrivais à appliquer, j'aimerais qu'il l'applique aussi.<br /> <br /> Oui ça fait mal quand on aime et que l'autre nous fait payer une situation qui ne les concerne pas vraiment... L'amour, qu'il soit amoureux ou filiale est terriblement douloureux lorsque s'installe l'incompréhension, lorsque le dialogue ne se fait plus parce qu'une des parties le refuse.<br /> <br /> J'ai lu ta note d'avant et celle-ci dans la foulée, après quelques jours sans être venue te lire. Et c'est cette phrase qui m'a fait un coup au coeur. Pourquoi ? Sans doute parce que je sais combien il faut laisser aux autres la liberté dans la relation, mais que ça fait mal de voir que celui qui ne sait pas ça peut sombrer, tout en ayant choisi ce qu'il pensait être la construction de son bonheur. Et ça me fait peur, oui... peur qu'on s'éloigne, ou plutot qu'il s'éloigne de moi. Bien qu'il m'assure que sa tristesse n'a rien à voir avec moi.<br /> <br /> Il n'empêche que nous sommes loin encore du moment où l'on construira vraiment notre vie de couple. Je sais qu'il faut du temps... Mais si je l'accepte, lui n'y arrive pas et je m'en sens mal, responsable aussi d'une certaine manière...<br /> <br /> J'espère qu'un jour lui aussi pourra dire la phrase mise en exergue par Forestine... en attendant, je ne sais qu'être à ses cotés...
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F
Pierre, ton billet me touche beaucoup.<br /> <br /> "Accepter de perdre autant qu'il le faut pour ne pas tout perdre"... C'est une formule très forte.<br /> <br /> J'apprécie aussi le privilège de voir un peu sous le voile...
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P
Gourmande... oui, je sais que tu comprends...<br /> <br /> <br /> Samantdi, une des séparation m'a effectivement fait me poser beaucoup de questions. Et le fait que les réponses restent à l'état d'hypothèses permet d'aborder bien des pistes.<br /> <br /> Cette concommittance a fait que la mue a été beaucoup plus aboutie, parce qu'une double séparation offre une vision stéréoscopique rare.<br /> <br /> Et puis ton regard de lectrice est plutôt intéressant :o)<br /> <br /> <br /> Rosalie, bonjour et bienvenue. J'aime bien ce que tu dis : mourir ou se battre. C'est peut-être dans ces moments là qu'on découvre des forces insoupçonnées. C'est la grande leçon que j'ai comprise : "ce qui ne tue pas rend plus fort".
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R
Je viens de découvrir ton blog. Pas encore eu le temps de tout lire. Ce sont tes mots "lâcher-prise" qui m'ont interpellée, car ils appartiennent désormais à mon vocabulaire.<br /> C'est moi qui suis partie. Pour ne pas mourir étouffée dans un quotidien qui me détruisait peu à peu.<br /> J'ai rencontré celui qui m'a tendu la main, pour m'aider à reprendre mon souffle. Et puis, il a dû partir (raisons professionnelles).<br /> Et aussi incroyable que ça puisse paraître, c'est ce qui m'a fait rebondir. Je n'avais pas le choix. Ou je mourais, ou je me battais.<br /> Maintenant j'essaie de renaître, de construire autre chose.
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