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Alter et ego (Carnet)
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23 novembre 2006

Être père, être homme

Dimanche ma fille m'a invité, ainsi que son frère, à passer un moment chez elle. En ce moment elle a beaucoup de travail, m'a t'elle dit, ajoutant qu'elle ne se sentait pas très bien "à la maison" depuis que Futurex n'y est plus. Elle ne sent pas davantage à l'aise chez Futurex, puisque je n'y suis pas et qu'en plus elle n'a pas apprivoisé cet appartement inconnu. Alors elle préfère rester dans sa ville d'étudiante...

J'étais un peu embêté qu'elle m'explique ça, et triste pour elle, mais content qu'elle m'en parle franchement. L'essentiel c'est que ce n'est pas par rapport à moi ou Futurex, mais par rapport au cadre de vie. Il n'empêche que je sens bien que nos enfants nous "protègent" en cherchant à nous rendre la vie plus facile, et en nous montrant que tout va bien. Et j'espère qu'ils ne prenne pas trop sur eux, sans s'en rendre compte.
Je me demande si nous n'allons pas avoir des échos à retardement, dans les temps à venir...

Mais bon, chaque chose en son temps.

Nous sommes donc allés nous promener tous les trois dans la ville, avec une idée un peu saugrenue : retrouver les traces du passé. A l'aide de vieilles photos et cartes postales, de reproductions d'anciens plans de la ville, tenter de reconnaitre des fragments de paysage. Pas évident quand les photos ont un siècle et que la ville en question a démesurément grandi. Cette lubie comparative ne doit rien au hasard puisque c'était une activité qui avait mes faveurs lorsque j'avais à peu près son âge. Ma fille avait découvert depuis longtemps ces vieilles photos, devant lesquelles je lui avais souvent transmis mon enthousiasme en lui montrant des comparaisons de l'ancien et de l'actuel. J'aime constater l'évolution de ce qui fut un jour, puis a disparu, ça me fascine. La semaine dernière, déjà, nous étions à quatre pattes dans le séjour, au milieu de ces photos éparpillées. Ce week-end de fut donc in situ.

Nous nous sommes rendus sur les lieux les plus spectaculairement transformés, mais conservant des éléments intacts. Promenade le long d'anciens remparts dont il ne reste rien... sauf les batiments qu'ils protégeaient. Là où étaient herbe, chemins et canaux, ce sont des rues et des constructions pourtant anciennes. Plus à l'intérieur de la ville se dessinent, dans les tracés des rues, les limites abolies de remparts antérieurs. Et plus au coeur, des fragments encore intacts, ceux là, du rempart romain. Curieusement c'est le plus ancien qui a subsisté.

ville1930

ville2006



Nous avons ensuite déambulé dans les vieilles rues piétonnes (avec d'agaçants couples d'amoureux à tous les coins de rue). J'ai montré à mes deux curieux quelques pittoresques cours étroites, avec leurs escaliers de pierre ouverts à l'air libre. Finalement nous avons gravi la pente raide d'une ancienne route pour accéder à un point dominant de la ville. La nuit tombait et nous avons pu jouir du panorama sur la cité illuminée.

Pour finir nous sommes passés chez mon fils aîné et son amie, qui nous avaient invités à boire thé et tisane. Je n'avais encore pas vu leur tout petit appartement, situé sous les toits, avec une belle charpente apparente.

Tout cela a fait une belle après-midi, conviviale et variée.

C'est nouveau pour moi ces activités de père célibataire. Mes rapports avec les enfants se sont d'abord faits dans le jeu, puis dans le registre du savoir et de la connaissance, et enfin, récemment, dans le relationnel : psychologie, rapports humains, sociologie. Mais d'activités à proprement parler, seul avec eux, il y en a eu très peu. Soit c'était en famille, en compagnie de Charlotte, soit c'était elle seule avec eux. Je ne sais pas bien pourquoi ça s'est fait ainsi, mais c'est probablement un peu dommage. Quoique... à chacun ses préférences !

ville_nuit



* * *


Hier Futurex est venue me donner un coup de main pour évacuer des cartons (les aventures des déménagements multiples ne sont pas terminées), puis jeter un reliquat de vieilleries à la déchetterie. Le matin je l'avais eue au téléphone et nous... elle était autant en forme que moi. Parfait. Quand elle est arrivée nous avons parlé quelques minutes avant de nous mettre au travail. C'est là qu'elle m'a demandé si j'avais prévu de faire quelque chose avec les enfants pendant les vacances de noël (pfiouuu, comme si j'avais pensé à ça, moi...). Je lui ai répondu que vu l'état de mes finances je ne savais pas ce que j'allais pouvoir faire. Et que de toutes façons je prévoyais toujours au dernier moment. Bref, je lui ai dit de ne pas s'en faire et que je verrai bien avec eux à ce moment là. L'échange, en apparence tout à fait calme, semblait s'être arrêté là.
Ensuite tout s'est très bien passé, dans la bonne humeur. En fin de journée nous avons discuté un peu de la façon dont nous ressentions respectivement notre séparation. Je lui ai dit que je me sentais bien, de ce côté là. Il en est de même pour elle. Ok, tout va bien alors ! Et puis on est allé un peu plus loin dans la discussion et elle m'a demandé ce que j'aurais fait si elle n'avait pas pris des décisions. Or nous... je ne vois pas les choses de la même façon qu'elle. Ce qui compte en priorité, pour elle, c'est d'être tranquille du côté matériel. Pour moi c'est le relationnel et l'affectif qui prime. J'ai d'abord besoin de sentir un environnement relationnel harmonieux afin d'être dégagé de cette préoccupation... pour bien m'occuper du reste. J'ai besoin de me sentir bien pour être actif et entreprenant.

Cette inversion des priorités est une des raisons de nos difficultés relationnelles, passées et présentes.

Ça n'a pas loupé : au bout de quelques minutes d'échange une certaine tension est apparue. Toujours autour de l'argent, et de nos façons respectives de concevoir l'existence. Petites phrases chargées de 25 ans de concessions, qui ne tiennent plus dès lors que le couple n'a plus de volonté commune de cohésion.

Rien de bien grave, nous avons... elle a su autant que moi ne pas entrer dans des sujets qui nous opposent.

Il n'empêche que la machine à culpabilité s'est enclenchée: j'ai pris ses remarques comme une méfiance à mon égard. Je me suis senti mal à l'aise de susciter une inquiétude, mal à l'aise que ma façon de fonctionner puisse déranger autrui. Et... mal à l'aise dans mon incapacité à pouvoir offrir à mes enfants des activités suffisamment variées. Ensuite elle s'est culpabilisée d'avoir soulevé ces questions et déclenché ma culpabilité. Le truc infernal quoi ! D'autant plus que la culpabilité déclenche la défense, voire l'attaque.

A ces moments-là j'apprécie que nous puissions prendre nos distances.

C'est ce qui s'est passé et il n'a pas fallu longtemps pour que, seul, je ressente ce qui me dérangeait. Après avoir reconnu l'origine des incompréhensions, et la part qui me revenait, je lui ai dit très posément : « Laisse-moi devenir père. Laisse-moi devenir homme ».

Je crois qu'elle a compris...

J'ai besoin de prendre ma place entière dans ces deux rôles fondamentaux pour mon indentité.
Mais j'ai besoin d'y parvenir sans elle. Je veux apprendre me débrouiller seul, sans ses conseils non sollicités, sans ses remarques ou ses critiques, sans son regard dont je ne sais s'il consiste à protéger ses enfants ou à assister leur père.

J'ai envie de prendre ma place de père là où elle ne s'était pas développée, mais à ma façon, aussi différente qu'elle puisse être de la sienne. Il me suffit d'avoir suffisamment confiance en moi sur ce plan... et que je sente qu'elle me fait confiance.


brouillard_automne


Commentaires
C
Pourtant l'histoire des strokes négatifs ou positifs induisent toute notre vie. Ils justifient nombre de dépressions inexpliquées construites sur la base de centaines voire milliers de stokes négatifs reçus au cours d'une vie. D'ou la difficulté pour en sortir lorsqu'on connait le temps qu'il faut pour réparer tout cela. <br /> C'était juste une petite parenthèse ;-) <br /> <br /> Quant aux regards des autres, la solitude fait que l'on vient sur ces blogs, que l'on attend les commentaires, que l'on attend ces miroirs. Existe t'il des personnes capables de vivre sans ces miroirs ? Ne sont-elles pas les "forts" dont on parle ? Comme j'aimerais ne plus avoir besoin de cela...
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P
Christine, le regard de l'autre est ce miroir qui nous fait exister. Il est essentiel pour la construction de soi, depuis le premier regard qui nous donne conscience d'être et nous rassure par sa bienveillance: celui de la mère.<br /> <br /> Le regard de l'autre est un révélateur de ce qu'on est et c'est pour ça qu'il nous est indispensable. Mais "l'autre", il vaut mieux qu'il ne soit pas unique...<br /> <br /> Pour cette histoire de "strokes" j'avoue ne pas être conquis. Ça me semble beaucoup trop déterministe. Je suis persuadé qu'on peut atténuer très vite une impression négative en ouvrant le dialogue. Car bien souvent il y a une explication à ce qui peut n'être que le fruit d'une incompréhension, ou d'une inimitié infondée. Par contre, si on n'en parle pas... oui, ça peut durer très longtemps.<br /> <br /> Forestine... moi, très fort ? Merci... voila un "regard" positif, hé hé<br /> <br /> Mais tu l'es aussi en mettant en évidence ce phénomène de la victime sympathique, ce qui est un "avantage" non négligeable du statut de victime.<br /> <br /> Très grave effectivement lorsque ce genre de jeu tient lieu de manipulation à l'égard de consciences en construction. Il peut en résulter des drames personnels ou familiaux. Et je pense que les ituations de crises telles que les divorces en fornissent des exemples à la pelle.
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F
C'est amusant: en marchant cet après-midi, je repensais à mon commentaire, et me disais qu'il débouchait sur le partage des rôles entre bourreau et victime.. Tu réponds ainsi à la poursuite de ma réflexion. Tu es décidément très fort! :)<br /> <br /> Ce que tu écris est très convaincant. <br /> <br /> En même temps, ce jeu victime/bourreau crée des dynamiques perverses en famille, parce que l'être faible attire la compassion tandis que le fort se fait détester - alors que d'une certaine manière, comme tu le décris, le faible est également responsable de la situation et peut-être parfois y trouve son compte.<br /> <br /> "Pervers" parce que les enfants s'y perdent parfois et peuvent haïr un parent à tort, en quelque sorte. Ou tout au moins, la "victime" cherchant leur soutien, leur relation au parent "bourreau" est-elle gâchée à cause de la guerre conjugale, alors qu'elle devrait exister en dehors. <br /> <br /> Et c'est avec ce genre de malentendu que l'on peut passer à côté d'un de ses parents... Je trouve cela très grave.
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C
"La loi du plus fort..."<br /> <br /> Ce que je tire de ton commentaire en réfléchissant c'est qu'en étant émotive et timide, je tire souvent ma force de l'autre, de l'amour ou de l'amitié qu'il me porte. J'ai besoin de ce rapport aux autres pour exister. C'est difficile à reconnaître, difficile à écrire car je m'aperçois que toute ma faiblesse vient de là. Ne plus avoir le miroir d'un être qui vous aime pour ce que vous êtes, qui vous donne cette force, cette confiance en vous est une perte importante. Le miroir est brisé et il faut arriver à se construire son propre miroir personnel pour retrouver la force et la confiance dans ce que l'on est, tel que l'on n'est ni mieux, ni moins bien que ceux qui nous entourent. Je travaille énormément à cela mais ce n'est pas facile tous les jours. <br /> En communication on parle de strokes positifs et strokes négatifs. Sachant qu'il faut environ deux ans de strokes positifs pour anéantir les effets d'un seul stroke négatif. Un ami vous fait une crasse inattendue mais pas très grave, il vous faudra deux années d'attentions de ce même ami pour oublier alors ses petites excuses sont loin d'être suffisantes. C'est dur la vie non ? ;-))))
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P
Ah Forestine, tu appuie juste sur le point crucial : quelle part de responsabilité de chacun dans une relation ? <br /> <br /> 50% chacun, non ? <br /> <br /> Le "bourreau" n'existe que parce que la "victime" lui laisse cette place. Le couple est par excellence le terrain de jeu de luttes de pouvoir sournoises.<br /> <br /> C'est "injuste" parce que certains sont nés "forts", ou ont reçu ce qu'il fallait pour qu'ils le soient, ou se sont construit cette force pour ne pas souffrir de faiblesse... Chacun a adopté une stratégie inconsciente pour vivre parmi ses semblables. Et chacun agit en conscience, selon la réprésentation qu'il a de son rôle d'humain.<br /> <br /> Le faible est responsable de le rester, aussi injuste et cruel que cela puisse paraître. Il est bien de sa responsabilité d'accepter ou non. Sans esclave il n'y a point de maître.<br /> <br /> Accepter de se soumettre à un "fort" c'est aussi en tirer d'autres avantages. Car le "fort" est aussi protecteur face à un environnement extérieur que, sans lui, il faudrait affronter.<br /> <br /> <br /> Je crois que nous restons fondamentalement des animaux, des êtres vivants qui doivent lutter pour exister et survivre. La loi de la jungle est toujours là, sous la couche d'humanité. Et la nature est impitoyable : dominer pour survivre.<br /> <br /> Le nature de l'homme est de tenter de se sortir de ses origines naturelles... mais à l'évidence c'est aller "contre-nature". Les lois sont là pour protéger l'humanité d'elle-même. La conscience aussi...<br /> <br /> La sphère privée reste effectivement un terrain possible de comportements qui peuvent aller jusqu'à l'abus de pouvoir, dont la violence physique fait partie . Et c'est intolérable.<br /> <br /> Bon... tout ça peut paraitre vachement dur, mais c'est plutôt un désir de lucidité :o)
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F
"Mère "émotionnelle" et éternellemment coupable (en apparence faible), père "sans émotion" ni culpabilité (en apparence fort)."<br /> <br /> Face à quelqu'un qui "fort" (suivant ta définition), et vraisemblablement dur, parce qu'il nie ses propres émotions, ou n'en ressent effectivement pas, quelle marge de manoeuvre vois-tu pour son épouse? (Peut-être y avait-il implicitement une menace physique, en plus?)<br /> Je veux dire: comment ta mère aurait-elle pu s'affirmer?
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P
Plume, ce que tu dis fait partie de la confiance en soi. C'est quelque chose qui est long à conquérir si on ne l'a pas acquise suffisamment dans l'enfance. Ou si, pour quelque raison que ce soit, il se soit installé une scission entre "la confiance en soi face à soi", et "la confiance en soi face à autrui".<br /> <br /> Pour ma part je crois avoir identifié ce qui me minimise face à certaines attitudes, mais je ne parviens que très lentement à surmonter ce handicap. Parce que face aux personnes qui m'impressionnent je ne suis plus un adulte qui réfléchit posément, mais un enfant apeuré.<br /> <br /> Et j'ai beau savoir que je suis "responsable" de me sortir de ça... ben... apparement je ne suis pas parvenu au bout du chemin qui m'en liberera.<br /> <br /> Alainx, j'essaie de me sortir de la culpabilté et d'être plus en phase avec l'émotionnel. Inversion radicale de la façon dont je me suis construit, selon les modèles parentaux. Mère "émotionnelle" et éternellemment coupable (en apparence faible), père "sans émotion" ni culpabilité (en apparence fort).<br /> <br /> Christine, je ne dirais pas que j'ai été "mis de côté" puisque j'ai ma part de responsabilité dans ce non-investissement, mais oui, il y a bien une place à conquérir.<br /> <br /> J'aime bien ça: « S'adapter aux autres c'est aussi retarder sa propre guérison ». Ouais ouais... ça me semble assez juste. Ceci dit je ne pense pas avoir de problème de ce genre avec mes enfants. Nous nous parlons franchement et savons respectivement nous positionner dans nos besoins.<br /> Tu as raison: c'est important pour les enfants de voir leurs parents bien dans leur peau. Ils n'ont pas été les derniers à m'encourager à vivre ma vie ;o)<br /> <br /> Pour l'intelligence dont tu parles, c'est celle que l'on évalue en conditions artificielles. Dans la vie les émotions peuvent énormément interférer et nous rendre "stupides", incapable de réfléchir. C'est un véritable handicap ! Qu'on l'appelle anxiété sociale, phobie sociale, ou timidité, c'est une importante perte de capacités. <br /> <br /> Pour la ville, je me doutais bien que tu la reconnaitrais sans peine ;o)<br /> <br /> Forestine, tu sais quoi ? Mes enfants sont parfois de vrais adultes, attentifs à ce que je vis, attentionnés. Maintenant que le temps de l'éducation est réduit à presque rien, nous avons des rapports très directs, simples, je dirais presque "amicaux"... même si je sais bien que la place de chacun rend cela improbable. J'aime beaucoup cette complicité qui nous lie, de même que la liberté que chacun d'eux prend pour gérer sa vie.
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F
Je trouve très émouvant que tes enfants t'invitent à leur tour. C'est eux qui prennent l'initiative, maintenant, et ils choisissent en fonction de leurs envies ou de leurs goûts. Ce que tu n'as pas fait avant, sans doute parce que les conditions ne s'y prêtaient pas, c'est eux qui l'organisent, et pas par sens du devoir, mais pour le plaisir. Que souhaiter de mieux?
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C
Pas facile pour un père un peu mis de coté de reprendre sa place. Mais tes enfants sont grands, la discussion se fait donc d'adulte à adulte. Il faudra du temps mais je pense qu'il est souhaitable que tu leur ouvre les portes de ta nouvelle vie sans te préoccuper de ce qu'ils ressentent, ça fait un peu beaucoup à porter non ? Etre vigilant oui, à l'écoute aussi mais pas de pitié. S'adapter aux autres c'est aussi retarder sa propre guérison. Soit un peu égoïste, les choses sont ainsi et il faut que tes enfants l'accepte et surtout qu'ils te voient heureux et bien dans ta peau. <br /> Ce que tu dis sur la déstabilisation causée par des personnes que tu sens plus intelligentes et plus puissante me colle à la peau. J'ai l'impression que mon intelligence se fait la mal dès qu'elle trouve en face plus fort qu'elle ;-) Pourtant je dois frôler les ... plus que 120 mais ma sensibilité et mon émotivité doivent probablement me faire passer en négatif ;-) En fait, je ne suis intelligente que face à un test ;-). <br /> Au fait, très belle ville que tu nous montres là, il me semble que je connais ;-))) <br /> On s'fait une prise de la bastille un de ces jours ;-)
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A
Pierre, j'aime bcp ce que tu dis dans "couple incestueux".<br /> Je n'ai pas de conseils à te donner... mais quand même.... <br /> N'aies pas de "méfiance" au regard de l'émotionnel tel que tu le ressens comme manifestation de culpabilité. Au contraire !<br /> C'est en entrant dans ce ressenti brut que tu trouveras le chemin de confiance.<br /> (enfin c'est vite dit, mais s'en éloigner retarde tout progrès - je me permet de dire cela par expérience perso... Je me culpabilisais beaucoup....)
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