Violence ordinaire
J'ai lu chez Samantdi, ici et là, ce qui se dit autour de la violence faite aux femmes. Il y a des commentaires et des ricochets qui témoignent. Et je reste hébété. L'idée de violence me tord le ventre d'angoisse et me trouble l'esprit. Cette peur me happe et aspire mes pensées, les projetant dans des souvenirs lointains.
Pourtant je n'ai pas connu la vraie violence, celle qui brutalise physiquement, qui belle [lapsus!???] blesse ou tue. Non, juste de la simple violence ordinaire, autorisée (autrefois) et "normale" : la violence "éducative".
D'ailleurs on n'appellait pas ça violence, mais "éducation". Il m'a fallu quelques décennies pour que j'ose employer ce terme innommable de "violence".
Parce que... en fait... il y avait bien brutalité physique, même s'il n'y avait pas de traces visibles. Il y avait bien blessure... mais morale, là encore invisible. Quant à tuer... non, il n'y a pas eu de mort, mais est-ce que pour autant rien n'a été "tué" ?
Ce qui est certain, c'est qu'il y avait bien de la terreur. C'est elle qui se réveille et me tord le ventre. Mais... non, je ne parviens pas à en parler. Trop d'idées qui se bousculent.
Comme par hasard, ce thème survient alors que mes mots marquent le pas devant les prochains ricochets...