Donner de soi
Il se peut que le billet de Coumarine qui parle de ce qu'elle reçoit de ses lecteurs ait eu une influence sur mes mots précédents. J'écrivais ce matin que je ne pouvais pas donner beaucoup, en ce moment. En revanche je reçois par l'attention que vous m'accordez et ça me fait beaucoup de bien. Ça me nourrit.
Oserais-je dire que j'ai besoin de reçevoir ? J'ai beaucoup exprimé de moi, ici ou ailleurs, et me suis asséché. Vidé, je suis avide de vos mots, de vos commentaires, de vos courriers. Je n'y réponds pas aussi vite qu'ils le mériteraient, mais j'y accorde toute l'attention nécessaire, soyez-en sûr(e)s. Chacune de vos phrases, ici ou ailleurs, étanche ma soif et m'aide dans ma convalescence. Les réponses viendront...
Paradoxalement c'est aussi parce que j'ai pris conscience de ce besoin que je prends quelque recul. Car qui dit besoin dit dépendance. Or je ne sais que trop ce qui peut en découler. Le manque, puis le sevrage sont difficile à vivre...
Alors je me demande si je ne suis pas en train de me livrer à une sorte de jeûne.
Jeûne... jeune... l'homonymie est troublante.