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Alter et ego (Carnet)
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30 décembre 2009

Spectacle vespéral

Je rentre tout juste d'une après-midi passée dehors. Après la pluie du matin un soleil brillant s'était installé lorsque la couverture de nuages s'est retirée d'un coup. À peine étais-je sorti de la maison qu'un rapace, tournoyant dans le ciel tout bleu, prit le temps de m'observer.

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Quelqu'un saurait-il quel est le nom de ce rapace ?

J'ai poursuivi ma promenade dans les prairies et bois environnants, saisissant au passage quelques photos dans une luminosité transparente que seuls les éclats d'hiver nous offrent. Le ciel se couvrant de nouveau je me suis affairé à couper du bois, de façon à éclaircir des zones trop densément plantées. La tâche est considérable et renouvelable chaque année mais j'aime apporter ma touche dans ce paysage en devenir et en constante évolution.

Le soleil s'est couché dans une immensité bleue parsemée de nuages roses et gris. Puis la nuit a envahi la campagne, emportant les dernières lueurs du jour dans un dégradé d'orange à outremer, ponctué par les premières étoiles. A l'opposé la pleine lune apparassait, à demi cachée par des nuages translucides. Une légère brise caressa ma peau dans un douceur de l'air inhabituelle en cette saison.

Je regardais tout cela en revenant avec mes outils vers la maison. Je me suis arrêté un moment pour jouir de cette scène féérique et je me suis dit que, rien que pour ce spectacle d'un soir, la vie vallait la peine d'être vécue...

Commentaires
M
"Je me suis arrêté un moment pour jouir de cette scène féérique et je me suis dit que, rien que pour ce spectacle d'un soir, la vie valait la peine d'être vécue..".<br /> <br /> En total accord avec cette réflexion...<br /> <br /> Les gens attendent trop souvent de la vie qu'elle soit belle pour être enfin heureux...<br /> <br /> mais la vie ne l'est pas forcément.<br /> <br /> On a prise ni sur la vie, ni sur le monde, <br /> Mais on a prise sur son cœur et on peut le rendre beau...<br /> <br /> Simplement en sachant reconnaitre ces secondes essentielles qui embellissent notre journée avec trois fois rien...<br /> <br /> - rien qu'une fin de journée quand la lune dispute au soleil son coin de ciel<br /> - rien qu'une palette de couleurs oubliée là par un peintre distrait<br /> - rien qu'un regard qui se pose sur un tapis d'étoiles<br /> <br /> trois fois rien en somme .<br /> <br /> et la vie pourtant n'est faite que de ça ,<br /> <br /> De ces Riens qui deviennent un Tout, <br /> quand l'essentiel s'y promène ...
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P
D'accord avec toi, Josiane, sur l'incapacité, momentanée ou durable, d'agir selon ce qu'une partie de soi désirerait mais qu'une autre empêche. Le plus important étant, comme tu le dis, d'accepter cette incapacité tout en sachant que c'est bien en SOI que ça se joue. C'est aussi faire preuve de responsabilité que de connaître ses limites.<br /> <br /> J'aime bien aussi « il n'y plus de "si" ni de "quand", c'est maintenant », parce que ça me rappelle que j'ai utilisé ces alibis à une époque, pas si lointaine, où j'étais pris dans la problématique du vouloir/pouvoir... Il semble que j'ai un peu évolué ;o)<br /> <br /> N'aies pas d'inquiétude : je trouve que tu t'exprimes tout à fait clairement !<br /> <br /> Pralinette, t'as l'oeil !
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P
Avant d'avoir lu les commentaires, j'ai prononcé le nom de "milan". Superbe !<br /> Bonne année mon cher Pierre ! du bonheur ! de la joie ! de la sérénité ! e tutti !! Bises.
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J
"Tout le monde peut ouvrir ses yeux et oreilles, mais tout le monde ne le veut pas." Mais bien sûr Pierre, c'est ce que moi aussi j'aurais envie de dire et je suis d'accord avec cela à 100%. Et si je fais la distinction entre vouloir et pouvoir, tu as pu remarquer que c'est entre parenthèses...<br /> Pourquoi? Parce qu'il y a à un moment donné, en plein milieu d'une épreuve, en période de grande souffrance,...une période de remise en questions, de changement de regard qui selon le cas et les individus est plus ou moins longue...et c'est pendant cette période qu'il y a des moments où on se sent impuissant et qu'on a tendance à dire:"Oui, c'est peut-être vrai, mais moi, je ne peux pas, c'est trop dur!"et puis...ce "je ne peux pas" se transforme en "je vais essayer et si je veux je peux..." et oui, à partir de ce moment là, tout devient possible et naturellement, toi, Pierre tu as passé ce cap là, tu es dans l'ouverture et l'expérience de toutes ces belles et bonnes "choses" de la vie. C'est la période pendant laquelle on arrrive à se servir des moments difficiles pour progresser, avancer au-delà du difficile...et c'est ce qui est bon et il semblerait que rien ne puisse venir se mettre en travers de notre route...tout va bien, tout est parfait, il n'y plus de "si" ni de "quand", c'est maintenant.<br /> Je ne sais pas, Pierre, si j'arrive à exprimer ce que je veux dire, car je ne sais pas écrire comme toi, mais j'ose espérer que la force de mon ressenti comblera les lacunes de mon écriture...
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P
Josiane, la nature m'inspire dans un tout autre registre que les complications d'une pensée que je m'évertue à déposer ici sans bien savoir pourquoi :o)<br /> Dans la nature je ne pense pas : je ressens.<br /> <br /> Alors peut-être ai-je à m'inspirer de cette simplicité à *être* dans la nature, dans la plus grande liberté, pour ma vie relationnelle. Peut-être que ce travail sur *l'acceptation de ce qui est* est une façon de ressentir plutôt que penser, analyser, et "chercher à comprendre". Ouais, je suis sûr que tout cela a un sens. Ces années d'une lente évolution me mènent vers le bien-être intérieur sans dépendre de quiconque. C'est cela la vraie liberté...<br /> <br /> C'est vrai : j'ai transformé une souffrance en bonheur et ça me fait vraiment plaisir que tu l'aies perçu ainsi. C'est un des grands enseignements de ce que j'ai vécu. Peut-être est-ce aussi ce qui me relie encore à ce passé, que je n'ai jamais voulu renier, ni bannir de mes pensées. Parce que je dois à ce passé ce que je suis aujourd'hui.<br /> <br /> Je remarque juste un mot, dans ta dernière phrase, qui me fait tiquer : la distinction que tu fais entre vouloir et pouvoir. Bien souvent il est dit "je ne peux pas" comme si une instance extérieure nous empêchait de faire ce qu'on veut. Il est important de savoir dire "je ne veux pas". Je ne veux pas *suffisamment*. Tout le monde peut ouvrir ses yeux et oreilles, mais tout le monde ne le veut pas.<br /> <br /> Camille, ton cher et tendre confirme ce que je supposais sans en être sûr : un milan (noir ou royal, je ne sais pas). Ce n'est pas un oiseau que j'ai l'habitude de voir ici. A vue de nez il faisait au moins un mètre d'envergure.<br /> <br /> Merci pour tes voeux. Je te souhaite, moi aussi, ainsi qu'à tous ceux qui liront ceci, une agréable soirée.
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C
.....mon cher et tendre, il s'agirait du milan royal (le plus grand des milans: 1,50m d'envergure)<br /> te semblait-il de cette taille?<br /> bon réveillon et bisous, pierre <br /> mais aussi: bonne année 2010 à toi et à ceux qui passent ici:-)
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J
Je ne viens pas donner le nom de ce rapace, car je ne le connais pas, ce qui ne m'empêche pas d'admirer sa liberté, sa puissance...Merci à Dame Nature pour l'inspiration qu'elle te donne, car comme tu deviens petit à petit aussi libre que cet oiseau, la sérénité qui est en toi te permet de nous faire partager tes merveilleux moments d'acceptation...Acceptation du "bon" après avoir mis du temps à accepter le "mauvais"...Il faut du temps...mais le résultat est là...devant mes yeux et dans mes tripes...je n'ai plus envie d'aller te relire "en arrière", mais sachant ce que tu as vécu, c'est une merveilleuse histoire de courage, d'acceptation, de remise en questions, c'est la fin de "quelque chose" et ta renaissance...Ce texte est imprégné de bonheur, c'est le résumé d'une solitude constructive car même si elle n'était pas vraiment désirée au tout début, tu as su la vivre et en tirer le côté positif...ta souffrance s'est en quelque sorte transformée en bonheur! Encore Merci Pierre pour ces belles phrases qui me vont droit au coeur, pour cette belle description de ce qui nous entoure et que pourtant, encombrés par des milliers de pensées négatives, nous ne savons pas voir, nous ne savons plus apprécier...et pourtant! c'est bien là, vivant, juste à notre portée, à la portée de tous ceux qui veulent bien ouvrir (ou peuvent) leurs yeux et leurs oreilles...C'est si simple! et pourtant cela semble si compliqué!
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P
Fille bavarde, la nature est à la fois immuable et surprenante :o)<br /> <br /> Ça me fait très plaisir de lire ta joie, b. :o)<br /> J'apprécie de plus en plus les moments en solitaire, dont j'ai tendance à abuser... Quant à jouir de ce moments, je crois que cela passe déjà par l'acceptation de la solitude, qui apporte par elle même une dimension particulière. La jouissance des moments précieux vient d'une "disponibilité" intérieure, qui permet de voir et ressentir vraiment sans être accaparé par des pensées qui font écran. Le spectacle crée le bonheur, mais la sérénité permet de le voir.
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B
waouh... tout ce que j'aime<br /> quand tu nous racontes "ça"<br /> ce "ça" merveilleux des instants vraiment solitaires<br /> -je veux dire vraiment à soi, où plus rien n'interfère-... <br /> oui, à ces extases-là où la vie vaut la peine d'être vécue.<br /> ...quand on trouve encore le courage -ou la volonté je ne sais pas- de vouloir jouir de ces moments-là
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F
Peut-être un busard ?<br /> Ce soir aussi le ciel c'est dégagé...laissant apparaitre le ciel bleu...<br /> Parfois la nature nous surprend...<br /> Et tu as entièrement raison...pour la fin de ton billet...
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