Tôt ce matin j'ai commencé à écrire un long texte, qui aurait dû apparaître ici si quelque maléfice informatique ne l'avait fait disparaître de l'éditeur de texte. En fait il n'a pas totalement disparu, mais seule la première version, le premier jet, incomplet et mal dégrossi, est récupérable. Tout le travail d'élaboration ultérieure a disparu. C'est très bizarre parce que j'avais pris la précaution d'enregistrer régulièrement mon travail, précisément pour éviter ce genre de déboires...

Je soupçonne fortement le nouvel éditeur de texte de Canalblog d'être à l'origine de ce bug, qui vient de se renouveler sur une première version de ce que vous lisez actuellement.

C'est assez irritant parce qu'un texte longuement travaillé se charge de sens au fil de son élaboration. Choisir les mots, les affiner, préciser les idées... tout cela constitue un ouvrage original doté d'une certaine valeur. Quand j'écris il opère dans ma pensée un certain ordonnancement des idées, une prise de conscience de détails signifiants, un ajustement assez précis entre pensées brutes et leur affinage par écrit. Parfois cela représente un temps de travail important, pouvant allers jusqu'à plusieurs heures.

Alors quand tout ça disparaît en une fraction de seconde, sans aucun espoir de récupération, c'est assez agaçant. Rien de grave, bien sûr, puisque ce ne sont que des mots sans grande importance. Et puis le "travail" intérieur a été fait et c'est là l'essentiel. Il n'empêche que ce travail trouve une part de son aboutissement dans le partage, donc après publication. La satisfaction finale vient assez largement du clic sur le bouton "Publier" et perdre cette possibilité durant les ultimes retouches peut générer un sentiment de colère. Inutile, certes, dérisoire et éphémère. Une colère sans importance.