Alter et ego (Carnet)

20 septembre 2016

Le pari de l'optimisme

Quelle est la réalité du monde ?

Il y a quelques mois je m'interrogeais sur la réelle existence d'un monde de violence. Un monde hostile dans lequels certains croient vivre, si j'en crois les propos que je peux entendre, nourris et influencés par le bombardement continu d'informations anxiogènes. Or la simple observation de statistiques démontre qu'il n'en est rien : à l'opposé de l'idée qu'on pourrait s'en faire, la violence et la guerre régressent dans le monde. Il en va de même de la pauvreté, de l'analphabétisme, des inégalités. Ce qui augmente, et qui nous leurre, c'est la rapidité de diffusion de l'information et l'effet de résonance dû à la répétion ad nauseam de "mauvaises nouvelles".

Dès lors, comment avoir une idée relativement juste de ce qu'est le monde ? Il y a tellement de réalités différentes, tellement d'écarts de perception. Comment se représenter ce que nous ignorons ? Comment percevoir les rapports de grandeur lorsqu'ils dépassent notre capacité à les saisir ?  Peut-on seulement croire qu'on puisse un jour les saisir vraiment ?

 

IMGP4316

D'où regarde t-on le monde ?

 

Et si, face à l'incapacité d'appréhender objectivement la réalité du monde, on décidait d'émettre des hypothèses ? Celles qui nous plaisent, celles que nous aimerions voir advenir. À partir de là choisir une thèse et s'y tenir. Faire une sorte de pari et miser dessus. Si j'en crois ce billet, vers lequel m'a orienté une amie militant pour un optimisme généreux, c'est un peu ce que fait le philosophe et académicien Michel Serres : « Face à la morosité ambiante et la désespérance grandissante, il met les pieds dans le plat et signe dans son nouveau livre un plaidoyer gonflé d’optimisme pour aimer la vie d’aujourd’hui, avec ses contraintes et ses bienfaits ». Ah que ça fait du bien à lire ! Choisir d'aimer la vie, faire le pari de l'optimisme !

 

IMGP4297

 

Mais pourquoi tant de gens semblent-ils se complaire dans un sombre pessimisme alors que, toutes considérations environnementales mise à part, l'ensemble du monde évolue vers davantage de richesse et d'espérance de vie ? Oui, bien sûr, il y a aussi plein de choses moches, de la souffrance, de la pauvreté, de la malnutrition, des guerres, de l'exploitation. Oui... mais il y a aussi énormément de belles choses, et surtout une évolution positive vers un mieux-être global de l'humanité en termes de santé et d'éducation. Des raisons de se réjouir donc, et d'espérer. C'est important d'espérer. On en a bien besoin, d'ailleurs, parce que sans ça on est mal barrés face au défi que nous nous sommes lancés en croissant et nous multipliant : l'obligation de préserver l'écosystème qui nous a permis de prospérer. Il va bien falloir qu'on s'entraide et qu'on partage...

 

IMGP4305

Illustrations : il y a un an, parc de Kouchibouguac (New-Brunswick, Canada)
Contemplation - satisfaction - méditation

 

 

Posté par Couleur Pierre à 22:51 - - Commentaires [18] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , , , ,


16 septembre 2016

Idées préconçues

J'apprends par la presse qu'un ex-président de la république, notoirement opportuniste et actuellement en campagne d'auto-promotion, aurait récemment proféré quelques âneries dissimulées sous le signe apparent d'une logique du "bon sens". Je cite : « On a fait une conférence sur le climat. On parle beaucoup de dérèglement climatique, c’est très intéressant, mais ça fait 4,5 milliards d’années que le climat change. L’homme n’est pas le seul responsable de ce changement » [source : Le Monde]

La manoeuvre est grossièrement subtile, jouant sur des approximations de langage, faisant fi des échelles de temps. On se doute, connaissant un peu le gaillard, qu'elle est intentionnelle. Certes le climat a varié bien avant l'apparition de l'homme, il serait difficile d'en disconvenir. L'humain n'est donc pas, littéralement, le seul responsable du changement actuel. Ah ben oui, c'est sûr, les variations naturelles ont aussi leur rôle ! Mais implicitement, et très sommairement, on pourra en déduire le message suivant : c'est pas d'no't faute si le climat change [sous entendu : ne changeons rien].

D'ailleurs, le candidat l'annonce : « il faut être arrogant comme l’homme pour penser que c’est nous qui avons changé le climat ». Ben tiens ! Et laisser penser que l'homme n'y est pour rien, contre l'avis des scientifiques du GIEC, c'est pas de l'arrogance ? Ainsi, d'aprés l'ex-président - dont l'omniscience l'expertise scientifique ne fait aucun doute - l'origine anthropique du changement climatique actuel ne serait qu'une "pensée"... Ah oui, très fort ! C'est d'une humilité écrasante !

Peu importe : l'effet recherché est de semer le trouble dans les esprits, voire de raviver le doute, toujours prompt à se manifester. Surtout ne changeons rien !

À ce propos un éloquent schéma met en évidence à quel point température moyenne et développement de humanité sont corrélés... jusqu'aux hausses record que nous constatons actuellement à l'échele du globe, mois après mois.

Mais le roublard candidat sait très bien ce qu'il fait : carresser l'électeur dans le sens du poil à coup de discours simplistes. Et pour enfoncer le clou il trouve le responsable de nos maux : « Il faut lutter contre le changement climatique, mais la première cause de dégradation de l'environnement (...) c'est le nombre d'habitants dans (sic) la planète. Si on ne pose pas la question de la natalité sur le continent africain (...) en asie ou (...) dans un certain nombre de pays, on ne pourra pas protéger les équilibres écologiques de la planète » [source : Le Monde (6eme vidéo)]

Se poser la question, ça sous-entend quoi ? Que le problème se situe là : une natalité pléthorique, de laquelle découlerait une démographie exponentielle. C'est donc de leur faute à eux si notre environnement se dégrade ! « Salauds de pauvres », comme disait l'autre.

 

« Le problème ce n'est pas l'ignorance, mais les idées préconcues » (Hans Rosling)

 

Hum... je reconnais humblement que j'avais moi aussi tendance à penser que l'augmentation continue de la population était un problème majeur, selon une "logique" basée sur... mon ignorance des faits. J'étais donc presque d'accord avec une partie des "arguments" du candidat aborrhé [ce qui m'a d'abord navré, je vous l'avoue]. Ben oui, c'est évident, nous sommes trop nombreux sur la planète. Sauf qu'en trois clics, judicieusement aiguillé par un fil de discussions, je tombais sur une conférence absolument pas-sion-nante de Hans Rosling, statisticien danois qui démontre avec une clarté implacable combien le mythe d'une croissance insensée de la population mondiale ne tient pas face à la réalité des chiffres. On y apprend notamment que ce n'est pas la richesse qui entraîne le développement social, mais l'inverse !

  

Don't panic !

 

Comme c'est en anglais (mais aisément compréhensible avec le sous-titrage), je vous propose une autre conférence du même Hans Rosling, sous-titrée en français : Comment ne pas être ignorant sur le monde ? Vous y apprendrez que « vous avez une chance statistique élevée d'avoir tout à fait tort sur ce que vous pensez savoir ». Surtout si vous vous fiez aux médias...

Avec, pour y remédier, une excellente recette pour voir le monde autrement que le sempiternel « c'est de pire en pire ! ». Car là encore vous pourriez bien faire erreur.

 

Mes remerciements à Mr N. S. de m'avoir, bien involontairement, conduit à ces intéressantes découvertes.

 

Posté par Couleur Pierre à 23:58 - - Commentaires [29] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,

11 septembre 2016

Vacances de luxe

C'est un principe [presque] intangible : je ne prends jamais mes vacances en même temps que les autres. Surtout l'été ! Question de goût prononcé pour le calme et la tranquillité, qui s'accomodent mal de la proximité avec "les autres" [bien que je n'aie aucun grief contre eux, hormis d'être au même endroit que moi au moment où j'y suis]. Cette année j'avais quand même envie de profiter de la chaleur (sans excès), des journées (encore) longues, et de la fameuse "pause estivale". Alors je me suis généreusement octroyé deux semaines de vacances, juste après que "les autres" soient revenus des leurs. 

Vu la destination que j'ai finalement choisie je n'avais pas à me soucier de promiscuité. En effet j'ai opté pour le plus simple : rester chez moi ! D'abord un jour, puis deux... et ainsi de suite. En fait j'avais surtout envie de tranquillité et partir m'en aurait oté le bénéfice. Alors tout compte fait, une maison à la campagne avec un immense jardin, personne aux alentours... que demander de mieux ? 

Deux semaines seul chez soi ? L'enfer, estimeraient quelques uns ! Un privilège, pour moi : celui de la totale liberté. Agir selon mes envies, heure par heure, jour après jour. Ne rien prévoir et n'avoir rien à organiser. Aucun souci, pas la moindre inquiétude. Nulle contrariété. Le pied ! Voilà le bonheur qu'offre la solitarité. Alors ces vacances, libre et peinard, ça m'allait très bien...

Le luxe suprême ? avoir du temps ! J'en ai eu autant que je voulais. D'ailleurs je me suis rendu compte que ce n'est pas le fait de partir qui dilate le temps, mais de ne pas avoir à le compter.

 

IMGP1688

5 septembre : premiers signes de l'automne

 

J'ai ainsi pu voir arriver les premiers signes de l'automne. En déambulant, contemplatif, dans mon bout de forêt je l'ai vue vivre. J'ai pu saisir sa transformation au rythme des arbres. J'ai rencontré un hibou placide au vol parfaitement silencieux ; observé un écureuil incroyablement acrobate ; vu fugitivement le manège des geais, pivert, tourterelles.

Mais j'ai aussi constaté l'accroissement de la sécheresse, l'herbe perdant le beau vert qu'elle avait gardé jusque-là. Même les arbres sont entrés en souffrance, roussissant par pans de forêt, en un faux automne beaucoup trop précoce. Comme un rappel de la terrible sécheresse de 2003, sur fond de changement climatique en cours... D'ailleurs ces quinze premiers jours de septembre ont été anormalement chauds et ensoleillés.

Mais ne pensons pas à ce pour quoi nous sommes impuissants !

J'ai lu. Je me suis informé et documenté. J'ai profité de la chaise longue et de l'ombre bénéfique d'un érable, aux heures les plus chaudes. J'ai aussi fait du rangement, mettant un peu d'ordre dans l'accumulation d'objets et papiers dont je suis coutumier. J'ai travaillé dans mon bout de forêt, dégagé quelques arbres, coupé des ronces. J'ai aussi rangé du bois au sec avant les pluies d'automne.

Vacances totalement solitaires ? Pas vraiment puisque je suis resté connecté à internet. En lien avec le monde, le grand avec ses tragédies comme ses futilités infatuées, et le microcosmique que constitue celui des blogs amis. En lien avec vous aussi, chers lecteurs-commentateurs grâce à une discussion fleuve centrée sur la liberté de se vêtir, rapidement élargie à des questions de religion et de traditions culturelles, avec détours du côté des soutiens-gorge, pour en finir avec les soucoupes volantes ! L'ouverture du sujet a généré des mini-débats écléctiques entre plusieurs d'entre vous. Je remercie  d'ailleurs la dizaine de commentateurs-trices, qui finalement, on fait que j'ai eu ma dose quotidienne d'échange pendant deux semaines. 

Ah, et puis quand même : avec une amie, durant quelques jours, je me suis rendu en montagne. Dans la vieille ferme du Vercors que j'évoque de temps en temps. Quelques balades sur les hauts plateaux. Immensité sauvage et silencieuse, quasi désert humain. Cinq personnes rencontrées sur les chemins dans la journée, ce n'est pas la solitude totale mais c'est encore acceptable.

 

IMGP1700

Prairie d'Herbouilly (Vercors)

 

 

IMGP1771

Jasse de la Chau, hauts plateaux du Vercors

 

 

IMGP1811

Le Grand Veymont, point culminant du Vercors

 

 

Demain je retrouve le travail. Serein et détendu. Sans inquiétude.

Je mesure ma chance...

 

 

 

Posté par Couleur Pierre à 23:45 - - Commentaires [18] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , , , ,

03 septembre 2016

Inverser le point de vue

Je suis tombé par hasard [je veux dire : sans chercher] sur un article de BD-blog évoquant la liberté de se vêtir. Tiens, tiens... 

Par hasard... mais non sans logique puisque c'est via une discussion qui abordait la résistance d'opprimé.e.s à des systèmes dominants [domination masculine, en l'occurence]. Afin d'expliquer à ceux [hommes] qui n'acceptaient pas l'idée que la non-mixité était parfois préférée pour parler de sexisme, un lien pointait vers une BD. L'auteure est visiblement féministe, mais pas que. J'aime bien les BD-blogs de militantes : en quelques images et textes synthétiques, elles interpellent et font passer des messages percutants, directement concernées qu'elles sont par les logiques de domination.

J'ai donc parcouru ce blog et suis finalement, tombé [par hasard, donc], sur une BD inversant le point de vue quant à la liberté de se vêtir selon ses habitudes : Montrez moi ces seins

 

Capture_d__cran_2016_09_03___09

Cliquez sur l'image pour lire toute la BD

Emma. Politique, convergences et intermèdes ludiques

 

Posté par Couleur Pierre à 10:12 - - Commentaires [39] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

28 août 2016

Se baigner habillé(e)

Imaginez... vous êtes sur la plage, il fait beau, la mer est bleue, les vagues roulent tranquillement. D'un oeil distrait vous regardez de temps en temps autour de vous. Il y a là toute sorte de gens, de tout âge et de toute morphologie mais, en maillot de bain, personne ne se distingue vraiment. Ah tiens, si, là-bas une personne se baigne toute habillée ! En jean et T-shirt ! « Drôle d'idée », pensez-vous brièvement, avant de plonger de nouveau dans votre bouquin ou d'entreprendre quelques brasses vers le large. Pas de quoi se poser un problème existentiel, n'est-ce pas ? Pas de quoi troubler qui que ce soit.

Un peu plus tard, alors que vous voyez de nouveau cette personne habillée, vous reviennent à l’esprit ces images d’autrefois, lorsque tout le monde se baignait vêtu. À la Belle époque c'est d'être à demi-nu qui aurait surpris, et peut-être même choqué !

 

 

208615897_B979482204Z

 Source : La voix du Nord 

 

Aujourd'hui ça prête à sourire et il y a fort à parier qu'aucun maire ne verrait dans cet accoutrement le moindre trouble à l'ordre public.

Imaginez maintenant qu'au lieu d'être seulement un individu lambda, il s'agisse d'une femme portant manifestement une tenue répondant à une vision confessionnelle. Tenez, par exemple : si vous voyiez une religieuse - une "bonne soeur", une nonne - se baigner toute habillée, qu’est-ce que ça changerait à votre appréciation de la situation ? Personnellement, passé l'effet de surprise, je crois que ça me ferait sourire et je me dirais qu’elle a bien raison de se faire plaisir ainsi malgré la contrainte !

 

DSCN3251

Habit de religieuse [Source]

 

Et s’il s’agit d’une femme portant une tenue équivalente à celle d’une nonne mais propre à sa culture musulmane, qu’est-ce que ça change ? Lorsque j'étais au Liban, marchant sur la plage déserte de Saïda - extrêmement polluée, je vous la déconseille - j'ai vu deux femmes se baigner habillées en jouant avec leurs enfants. Elles portaient une tenue identique à celles des plus austères que je pouvais croiser dans la rue : une sorte de long manteau sombre, couvrant jusqu'à la tête et ne laissant voir que l'ovale du visage [jilbeb ?]. Je me suis dit que ça devait être fort peu pratique, l'épais tissu mouillé paraissant empesé.

Bon, ça c'était au Liban. Mais en France, comment réagirais-je si je voyais une scène similaire ?

Euh… 

Franchement ? Et bien je reconnais qu'avant l'affaire du "burkini" j'aurais été troublé. Par quoi ? Par ce que je considère être, selon ma conception des choses, l'affichage d'une soumission à des règles religieuses qui, toujours selon ma vision des choses, aliènent la liberté individuelle. En l'occurence celle des femmes. Et que voir apparaître cela sous une forme nouvelle [j'ai toujours vu des "bonnnes soeurs"...] dans un pays censé être placé sous le signe de la laïcité et de la liberté, clairement, ça me trouble. Ça me heurte. Ça me dérange. Et si je veux être honnête, j'avoue que ça me fait un peu peur...

Mais ma vision des choses est non seulement celle d’un athée [de culture chrétienne et peu au fait de ce qu'est l'islam], mais aussi celle d'un ardent partisan de la responsabilité individuelle. Autrement dit : pas vraiment séduit par tout ce que les religions peuvent avoir de contraignant.

Cependant… par fidélité au principe premier de liberté individuelle, je ne peux qu’être favorable à la liberté des choix personnels. Celui d’une religion, celui d’en suivre plus ou moins strictement les règles, et en particulier en ce qui concerne les signes extérieurs, tels que les vêtements et coiffures.

Certes, les signes ostensibles d'appartenance (pas seulement religieuse) me troublent, voire me heurtent, et d’autant plus qu’ils manifestent une radicalité, mais… c’est en moi que ça se passe. L’autre – par les signes qu’il se choisit - n’est que le révélateur de mon trouble. Il ne me viendrait pas à l’idée de lui interdire – si toutefois j’en avais le pouvoir – de se vêtir comme bon lui semble. Après tout, chacun est libre, tant que ça ne nuit objectivement à personne.

Mais justement, là est certainement le point crucial : le différent de soi peut être perçu comme une nuisance personnelle, voire identitaire.

Avec l’affaire du « Burkini », difficile d’ignorer que certains détenteurs de pouvoir ont tenté d'abuser de celui qui leur est conféré en entendant interdire certaines tenues bien ciblées, au nom d’un supposé trouble à l’ordre public. Fort heureusement le conseil d'état à mis un terme à ces dérives clairement islamophobes. Qu’une partie de la population soit troublée par des signes d'appartenance, c’est possible, mais il ne s’agit pas là d’ordre public. Sauf à considérer que certains puisse être à ce point troublés (effrayés ?) qu’ils en perdraient tout contrôle de soi. Il leur reviendrait alors de quitter la plage, s’ils se sentent incapables de ne pas troubler, eux, l’ordre public…

 

Pour aller un peu plus loin sur ce sujet en particulier et sur le différent de soi en général, je vous conseille la lecture d'un article où, toujours autour de cette affaire, il est question de « l’énonciation ventriloque », qui consiste à parler à la place des personnes concernées - pratique très courante dans les médias, mais pas seulement. Il y est question des femmes qui choisissent de porter le voile et se baigner "librement" (contrainte librement choisie), comme la blogueuse Asma Fares dans cette vidéo :

  

 

 

Posté par Couleur Pierre à 23:39 - - Commentaires [116] - Permalien [#]
Tags : , , ,


26 août 2016

Des saisons

"L'été", en tant que saison médiatico-sociétale, touche à sa fin. Cette "saison", qui se veut portée à la légèreté et à l'insouciance, consiste à considérer que les vacances sont la principale préoccupation de l'ensemble de la population (française) durant deux mois et que, par conséquent, la météo se doit d'être chaude et ensoleillée durant cette période. Même si, c'est bien connu : « après le 15 août l'été est fini » (on constate combien l'épisode caniculaire qui sévit en ce moment-même confirme l'adage...). "L'été" va donc, dans quelques jours, laisser place à une nouvelle "saison", tout autant redoutée que la précédente est attendue : l'automne, balisé par diverses rentrées (scolaire, politique, littéraire...). Météorologiquement cette saison-là est censée être synonyme de journées pluvieuses, grises, sombres, austères. Au premier jour de septembre correspondant à ces critères - surtout si, par hasard, cela survient le jour le la rentrée scolaire - la litanie des poncifs et autres impensés culturels va se dérouler, comme pour confirmer la nécessité d'en faire usage : l'été, cette - supposée - parenthèse enchantée, est bien fini ! Or il suffit d'observer la nature et les variations célestes pour constater que le découpage artificiel des "saisons" est systématiquement bousculé par la réalité. Mais qu'il est doux de pouvoir s'appuyer sur quelques certitudes... et faire mine d'oublier que la réalité se montre impitoyablement rétive aux classements humains. À l'instar du découpage arbitraire en quatres saisons majeures, qui ne sont que tendances dominantes, les "saisons" médiatiques et sociétales ont leur logique propre, qui ne saurait souffrir la contradiction.

Je me moque un peu mais, personnellement, je tire chaque annés quelque avantage de cette saisonnalité grégaire : le calme généré au travail par la "saison des vacanciers" m'est tout à fait appréciable. Très peu de sollicitations, presque pas de téléphone, de rares mails. Cette "vacance" généralisée m'offre quelque chose de précieux : du temps ! J'en profite pour me pencher sur des projets et analyses qui me demandent un calme dont je ne dispose pas le reste de l'année.

Et je ne m'offre des vacances que lorsque la majorité de mes concitoyens les terminent.

 

 

IMGP1620 

Mon lieu de vie n'est sans doute pas étranger à la perception que j'ai du travail en période estivale...

 

À part ça j'ai repris depuis quelques jours, de loin en loin, le suivi de l'actualité sociétale franco-française : affaire du "burkini" (ouvrant à d'intéressantes, parce que complexes, questions de convictions personnelles en termes de respect des libertés, de tolérance et de limites) ; retour de Sarkozy II, plus démagogique et décomplexé que jamais... 

Tout cela est à la fois dérisoire et grave, désolant et risible...

Quoi d'autre ? L'actualité du reste du monde ? À quoi bon s'appesantir : je ne peux rien faire contre les tremblements de terre, et pas grand chose de plus en faveur des réfugiés et autres grandes tragédies humaines.

Quant à l'actualité qui concerne l'humanité à long terme, climatique et planétaire, celle pour laquelle chacun devrait s'engager au quotidien... rien de nouveau. Climatisation à fond les ballons ! (« ben quoi, y fait chaud... »). Le fait que, pour le quinzième mois consécutif, un record de température globale ait été battu semble n'avoir eu aucune résonance...

Attendons encore, rien ne presse.

 

 

Posté par Couleur Pierre à 21:13 - - Commentaires [7] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , , , ,

15 août 2016

Univers parallèles

Tandis que certains se font dorer la pilule sur quelque plage bondée, j'ai pour ma part profité d'un week-end prolongé pour "far niente". Il était prévu que j'aille aider mon fils à défricher un terrain sur lequel il veut implanter un potager l'an prochain mais l'opération a été annulée la veille. De ce fait je me suis trouvé libre de tout engagement - ce qui n'était pas pour me déplaire. Plutôt que de prévoir une activité de remplacement, j'ai choisi de rester seul, au frais et au calme, entre maison et jardin. Je me suis promené, j'ai rêvassé, j'ai lu. Je me suis aussi réjoui de la chance que j'avais de vivre de tels moments de liberté et de tranquillité.

Alors que je déambulais nonchalemment sur mon vaste terrain je remarquai, sur la colline d'en face, une activité inhabituelle. De loin je vis que s'installaient, sur une grande parcelle de céréales fraichement moissonnées, chapiteaux et tracteurs. Je me souvins alors qu'était organisé un Concours de labour, compétition aux règles quelque peu obscures à mes yeux de néophyte. Je décidai donc de m'y rendre le lendemain, histoire de découvrir quelque chose que je ne connaissais pas. Non que je sois totalement ignorant du monde agricole puisque son ambiance est mon voisinage depuis l'enfance, mais parce que je pensais pouvoir en tirer un sujet de "reportage" photographique inhabituel.

Le jour dit je m'y rends à pieds et mesure vite l'ampleur de la manifestation. Il faut imaginer un grand rassemblement, en pleine campagne, avec d'un côté tracteurs et remorques, de l'autre un parking improvisé sur une prairie à vaches. Au milieu, incontournable, une immense buvette et des tables en grand nombre. Sous le soleil ardent, une centaine de chevaux de trait comtois joliment apprêtés attendent de défiler un par un devant un jury ad hoc.

 

 

IMGP1600

Jolies blondes à coiffures variées...

 

Plus loin, le concours de labour bat son plein : de vieux tracteurs hors d'âge, certains fumant et pétaradant, tirent leur charrue monosoc en s'efforçant de suivre les limites tracées. Mes souvenirs d'enfance reviennent en voyant ces silhouettes mécaniques familières. J'y vois pourtant un anachronisme flagrant : les conducteurs sont bien plus jeunes que leurs engins. Surpris, je trouve ça réjouissant puisqu'ils perpétuent ainsi un savoir faire qu'ils n'ont pas connu.

 

IMGP1420

 

 

IMGP1448

 

 

IMGP1541

 

 

IMGP1398

 

Sur une autre parcelle, bien plus vaste, les charrues à deux, trois ou quatre socs s'affrontent par catégories, avec tracteurs en conséquence, des plus anciens aux plus récents, toujours plus puissants et volumineux. Un concours de labour n'est pas une course de vitesse : ce que le jury observe et mesure c'est la régularité du labour, son tracé rectiligne, la qualité du sillon. Tout cela est très sérieux et les jurés vérifient régulièrement, mètre à la main, la profondeur du sillon. Les épreuves sont commentées en direct, par l'intermédiaire d'une sono audible à un kilomètre à la ronde. L'ambiance est bon enfant. 

 

IMGP1465

L'important n'est pas la vitesse...

 

IMGP1522

Notez la concentration... et l'âge du laboureur !

 

La population est presque exclusivement issue du monde agricole. Je les vois, en connaisseurs, commenter et discuter. Jeunes actifs ou anciens à la retraite, et même enfants, ils sont dans leur univers. Ce n'est pas le mien, je le sens bien. Ils sont passionnés tandis que je n'y connais presque rien, quand bien même je fis partie de la catégorie des "exploitants agricoles", vivant de la terre quinze années durant. Visiblement il y a aussi quelques personnes qui, par leur tenue vestimentaire, leur allure, leur air faussement intéressé, montrent qu'ils se sont éloignés du monde agricole depuis plus ou moins longtemps.

 

IMGP1610

 

En quittant cet univers je me mis à songer à tous ces mondes qui se côtoient ainsi, sans vraiment se croiser. Ici des passionnés de  labour ou de tracteurs [il y a même des blogs pour cela], des amateurs de chevaux comtois, mais ailleurs des passionnés de jardins, de chasse, de cuisine, de photo, de lecture, de bricolage, de montagne, de pêche, d'opéra, de politique, de scrapbooking, de reptiles ou que sais-je encore...

Pendant ce temps d'autres n'ont guère le loisir de se passionner, tout occupés qu'ils sont à survivre.

Une fois revenu chez moi j'ai repris mes activités, à savoir la lecture de "Cosmos", de Michel Onfray...

« Insensible aux temps de la mode, temps modernes et temps pressés, temps de l'urgence et temps de la précipitation, temps de la vitesse et de l'impatience, tous temps des choses mal faites, mon père vivait un temps contemporain des Bucoliques, temps de travaux des champs et des abeilles, temps des saisons et des animaux, temps des semailles et des récoltes, temps de la naissance et de la mort, temps des enfants bien présents et temps des ancètres disparus ».

De quoi méditer...

Ce matin, en revenant sur internet, j'ai aperçu quelques reflets de l'actualité censée concerner "notre" société, si disparate dans ses centres d'intérêt. Le plus dérisoire (les Jeux olympiques, par exemple) y côtoie le plus préoccupant (réfugiés, conflits, violences de masse, conséquences planétaires de l'économie de profit...). Pendant ce temps, insouciants, d'autres se dorent la pilule sur la plage, font un concours de labour, lisent un ouvrage de philosophie dans leur jardin ou écrivent sur leur blog...

Chacun dans son monde, dans son univers. En parallèle.

 

IMGP1576

 

 

 

Posté par Couleur Pierre à 23:53 - - Commentaires [19] - Permalien [#]
Tags : , , ,

11 août 2016

Un matin d'été

Alors que le mot "vacances" semble définir cette période de l'année, je fais partie de ceux qui continuent à travailler. Pas de changement majeur dans mon rythme de vie professionnelle, donc, si ce n'est une activité générale ralentie et une baisse spectaculaire du nombre de sollicitations et de mails. Bref : un moment de répit dans le rythme annuel. J'en profite pour faire ce pour quoi je ne dispose pas de temps le restant de l'année. C'est notamment pour cette raison que je ne prends jamais de congés à cette période...

Je me suis quand même accordé une petite fantaisie cette semaine, en changeant temporairement de domicile. Tout en continuant à me rendre au travail chaque matin, j'ai opté pour un autre cadre de vie en m'installant à la montagne, dans le Vercors. La météo, plutôt fraîche ces derniers jours, m'a ainsi permis de renouer avec le plaisir du feu de bois. C'était nécessaire pour réchauffer l'ancienne ferme ou j'aime à revenir. Ce matin, j'ai même eu la suprise de voir, alors que les premiers rayons du soleil éclairaient les pentes, les prairies givrées sous un voile de brume ! Les troupeaux, paissant paisiblement, ne semblaient pas s'en offusquer.

Mon petit plaisir supplémentaire c'est que là-haut je ne disposais d'aucune connexion internet. Aucune tentation !

Et ce soir, en retrouvant mon petit univers de blog, j'apprends que celui-ci passait aujourd'hui le cap des onze ans d'existence.

 

DSC01957

Dans le Vercors, tout près de la vieille ferme (photo de 2014)

Posté par Couleur Pierre à 23:58 - - Commentaires [16] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,

05 août 2016

Avant la fin

Depuis quelques jours l'idée de la mort s'est discrètement invitée dans mes pensées. La vie aussi, par opposition, ainsi que ce qui en fait une des valeurs suprêmes : l'attachement. L'amour, peut-être ? Le lien aux êtres chers, assurément, et le partage qui en résulte... Tout cela travaille en moi, je le sens, si j'en juge à l'impact de deux textes sensibles publiés coup sur coup sur des blogs amis : Célestine évoquant le déclin de son père ; Alainx la mort récente de son ami d'enfance. Dans les deux cas il est question de liens forts, de paroles importantes et de complicité.

C'est moins la mort en elle-même que la force de l'attachement qui me touche et m'émeut. Autour de ce thème ma sensibilité est parfois à fleur de peau. Je ne m'y ouvre qu'avec précautions.

En fait il aura suffi d'un signe de légère déterioration mentale chez ma mère pour que ma conscience de sa mort à venir, et de la mort en général, franchisse un palier. Processus en élaboration constante, imperceptible le plus souvent, je crois que la conscience de la finitude des choses, qui s'active dès l'enfance, ne peut résulter que de chocs dus à l'irréversibilité d'une perte. Et je sens bien qu'avec ma mère quelque chose est en train de se perdre, qui ne reviendra pas...

Nous n'avons pas tous la même conscience, ni la même représentation de la mort, selon l'intensité, la précocité et la fréquence des chocs ressentis. Quoi de commun entre l'enfant qui perd ses parents dans le jeune âge et celui qui, devenu grand-père, a encore la chance de côtoyer père et mère ? Quel est le regard porté sur l'existence quand la séparation définitive est venue tôt ? Je fais partie de ceux qui ont été plutôt épargnés par les chocs de la disparition. Si j'ai connu la mort de plusieurs proches (grands-parents, oncles et tantes, cousins et cousines...), ceux du premier cercle (parents, fratrie, enfants) ont été épargnés jusque-là. Serais-je ce que d'aucuns appelleraient "un puceau de la mort" ?

Au delà de notre propre finitude, expérience ultime d'une toute autre dimension et qui ne se vivra qu'une seule fois, au delà de la disparition d'un être, la mort représente surtout la perte irréversible du contact avec l'être aimé. Le lien peut demeurer, spirituellement et émotionnellement, mais sans réponse désormais. En rendant définitivement impossible l'échange, la disparition frappe au coeur de l'attachement. Par analogie on comprend aisément que la mort réelle n'est pas la seule perte imaginable dans les liens d'attachement : les séparations et autres ruptures sont autant de "morts" symboliques aux effets potentiellement puissants. Il est des pertes sans décès qui peuvent laisser des traces très profondes. Amitiés éteintes ou brisées, amours tranchés dans le vif ou violemment rejetés, liens déchiquetés à petit feu, confiances trahies, refus de dialogue, silences promis à l'éternité. La mort pourrait être plus douce...

Je crois que chaque mort symbolique m'a préparé à la suivante. Et probablement à la mort réelle. Elles m'ont enseigné les rudes vertus du non-attachement. Avec, peut-être, des conséquences sur ma capacité à élaborer de nouveaux attachements forts. Ou même à simplement les souhaiter... 

Mais, sans passer par la mort réelle ni symbolique, il y a encore d'autres façons d'appréhender la finitude de l'existence. N'est-on pas tous, continuellement, confrontés à une infinité de pertes ? Ne serait-ce qu'avec la mort perpétuelle du présent qui passe. Notre propre enfance, comme notre vie d'adulte, sédimente ainsi les instants qui meurent en dessinant notre chemin de vie. Et en voyant grandir nos enfants nous assistons à la disparition constante des âges qu'ils traversent. Il n'y a qu'à regarder des photos pour mesurer que leur passé n'existe plus. L'enfance, plus que tout autre âge, trace la mort rapide des moments vécus. En revanche ce qu'on perd du passé on le garde dans ce que devient l'enfant qui grandit : la continuité du lien demeure et se renforce. Il en va de même des amitiés et des amours. C'est ainsi qu'on s'attache et qu'on s'entr'aime. Des souvenirs se tissent et s'entrelacent, qui nous relient. Une histoire commune se crée et, tant qu'on peut encore la partager, on se voit vivants.

La fin du partage signe la mort. Ou du moins renvoie à cette idée, dès lors que l'échange n'est plus possible, temporairement ou durablement. Ou lorsqu'on ignore s'il sera de nouveau possible un jour. C'est d'ailleurs sur cette trame d'incertitude que sont tissés nombre de récits, et que le film Interstellar mettait vertigineusement en abîme en bouleversant l'ordre des générations.

Partager ? Encore faut-il que ce soit... librement. Je veux dire, en confiance. En amour.

C'est pourquoi il m'arrive de me demander comment je réagirai face à la mort de certains de mes très proches, avec qui l'attachement est complexe, ambivalent et tortueux. Comment puis-je savoir ce qui s'activera alors face à l'irréversibilité de la perte ? Comment résistera le système protecteur que j'ai mis en place et maintiens encore ? Aurai-je des regrets si je n'ai pas exprimé des attachements tellement contrariés qu'ils en sont devenus inexprimables ? De quels mots, de quels gestes serai-je capable ?

Je ne sais pas.

 

 

  

Vertigineuses retrouvailles, in extremis... 

 

Posté par Couleur Pierre à 20:27 - - Commentaires [16] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , ,

30 juillet 2016

Éviter l'émotionnel

Été, vacances... le monde des blogs est peu actif. J'en profite pour visiter ceux que je n'ai pas lus depuis longtemps, ou que je connais peu, voire pas du tout. Par petites touches chacun parle de son univers, de ses plaisirs, de ses émotions, et parfois de ses révoltes. C'est ainsi que, par fragments, à travers billets ou commentaires, je capte les ondes de choc qui malmènent les consciences actuellement et dont je cherche à préserver la mienne. Refusant obstinément de suivre l'info "à chaud", je n'apprends les faits que par bribes, en différé, au fil des conversations. C'est comme un puzzle dont l'image, partielle, continuera de se préciser pièce par pièce au fil des semaines ou des mois. Il restera incomplet et c'est très bien ainsi : je ne veux rien savoir des détails distribués à profusion par le grand show médiatique. L'indécence et le voyeurisme m'incommodent. Ils ne m'apportent rien. Rien d'utile en tout cas...

En fait c'est surtout des dimensions émotionnelles que je me tiens à l'écart. Les miennes, que je préserve ; celles des autres, auquelles je ne veux pas être confronté ; et surtout celles, obscènes, qui servent de carburant et de faire-valoir à une sphère médiatico-politique avide de visibilité. L'émotion liée au tragique est ce qui fait le plus de dégats dans les consciences. Jouer la carte de la surenchère en ce domaine est irresponsable. En touchant au sensible on altère le discernement et cela peut radicaliser les prises de position au moment où, au contraire, le sang-froid est nécessaire. Quand l'émotion est collective et se conjugue avec la peur, le pire est à craindre.

Si j'évite l'émotionnel, les dimensions sociologiques, par contre, m'intéressent vivement. Comment "la société" (à supposer qu'on puisse en extraire l'essence...) réagit-elle face à l'information ? Comment les opinions évoluent-elles ? À quoi les gens sont-ils sensibles ? Ces questions, certains médias se les posent, se demandant en outre quel est leur rôle dans ce grand barnum qu'est devenue l'info spectacle, propice aux dérives idéologiques. Mon hebdo culturel préféré, peu porté sur le sensationnalisme, propose ainsi des points de vue disposant d'un peu de recul. Ne serait-ce que temporel. Il donne la parole à des personnes mesurées, compétentes, habituellement peu exposées aux médias. C'est encore le cas cette semaine avec le psychiatre et anthropologue Richard Rechtman. Ailleurs, des psychologues alertent sur les effets induits par des informations traumatisantes sur nos consciences. Ces observations et analyses des conséquences me sont importantes parce qu'elles me donnent des éléments de connaissance utiles, à partir desquelles je peux penser et, éventuellement, agir.

Il n'est pas question de ne rien savoir, mais de ne pas savoir ce qui n'apporte rien.

 

IMGP0067

Filaments de Cuscute, parasite qui se développe sur une plante jusqu'à provoquer sa mort (Finistère, 2016)

 

Posté par Couleur Pierre à 16:23 - - Commentaires [12] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,