Alter et ego (Carnet)

01 mai 2019

Ne plus se mentir

Trois mois se sont écoulés depuis ma dernière publication. J'en oublie presque l'existence de ce blog en déshérence. Ancien compagnon de route, il a longtemps représenté un équivalent virtuel d'ami, ou de cercle d'amis, à la fois confident et répondant plus ou moins fiable. Un peu comme un miroir déformé aux reflets changeants. J'écrivais ce que j'avais besoin d'exprimer, l'écran me laissant d'abord seul face à moi-même [et à ma représentation du lectorat !], puis je lisais vos réactions de lecteurs après la mise en ligne. Une sorte de dialogue en différé, parfois débat d'idées ou confrontation de représentations, à la fois intime et public. La plupart du temps bienveillant mais pas toujours. S'exposer, c'est prendre le risque de recevoir autre chose que ce qu'on espère. Se sentir compris ou, au contraire, plus seul qu'on le croyait. Conforté ou déstabilisé. Réjoui ou attristé.

Les années passent et, à la longue, je crois que je me retrouve face à une forme de solitude en écriture. À tort ou à raison, je ne me suis plus senti "porté" par suffisamment de retours positifs. Ni négatifs, d'ailleurs. J'ai simplement constaté que mes préoccupations n'avaient pas beaucoup d'écho. Ou moins qu'auparavant. Ou pas autant que ce dont j'avais besoin, dans une période de mutation profonde de mes représentations. Et réciproquement, ce que je lisais chez les autres m'a de moins en moins touché.

Décalage, divergence, éloignement...

Là, en cet instant, je constate que l'inspiration me mène vers ce retour un peu triste [désenchanté ?]. Je n'avais aucune idée de vers quoi les mots me porteraient en commençant mon texte, si ce n'est ce constat d'éloignement : je suis loin. Vous êtes loin. Ce "vous" généralisant étant la perception globale et subjective que j'ai de mon lectorat, plus ou moins incarné, imaginé, fantasmé émotionnellement et spirituellement. Mais je m'empresse de dire que cette distance n'est pas propre à ce qui nous a "reliés" des années durant : je ressens la même chose avec toute personne qui n'exprime pas clairement son inquiétude... face aux bouleversements écologiques en cours et à venir. Car c'est bien de cela dont il s'agit. Tout mon rapport à l'existence, au monde, aux autres, est désormais teinté par cette inquiétude sourde : l'amélioration continue des conditions de vie ne durera pas. Nous persistons à outrepasser les limites planétaires et le monde tel que nous le connaissons actuellement est en sursis. Notre mode de vie, si confortable mais tellement destructeur du vivant, n'est pas soutenable.

Ayant cette conscience, il m'est de plus en plus difficile d'interagir avec celles et ceux qui ne s'en soucient guère ou préfèrent ne pas en parler. Ou qui considèrent que ce n'est qu'un sujet comme un autre. Ou qui s'imaginent que si chacun fait quelques efforts pas trop contraignants le problème disparaîtra. Ou pire : qui minimisent, voire nient l'ampleur du "problème".

Où que ce soit, je ne cherche à convaincre personne, tant cela touche à l'équilibre profond de chacun, mais je ne saurais faire semblant de ne pas savoir. "Ne plus se mentir", comme le clame le percutant opuscule de Jean-Marc Gancille.

Du coup mon cercle relationnel a évolué et se transforme. J'ai investi de nouveaux groupes, entrepris des actions, ne cesse de faire des rencontres. J'échange, je discute, j'élabore. J'écoute et lis beaucoup, participe à des conférences. En pleine reconfiguration de ma pensée ("décolonisation de l'imaginaire"), je m'informe inlassablement... et n'écris donc plus dans l'isolement. J'ai besoin de confronter sans cesse ma réflexion en mouvement à d'autres façons de voir.

Ce processus de pensée foisonnante est éminemment vivant, contrasté, émotionnellement soutenu, parfois presque euphorisant malgré le sujet... une fois que le même constat est partagé. Mais il est très mobilisateur en temps et en énergie, au détriment de modes de sociabilisation plus... insouciants.

 

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« Ce livre est pour celles et ceux qui savent que la planète nous survivra quoi qu'il advienne et que l'humanité ne sera pas sauvée à coup de voeux pieux, de petits pas "qui vont dans le bon sens" et de petits gestes bien intentionnés au quotidien »

« Nous ne pouvons plus ignorer notre responsabilité individuelle dans le délabrement du monde. Toxicodépendants de la consommation, nous sommes de plus en plus conscients qu'elle nous conduit à notre perte mais perdurons à l'encourager pour le bien-être illusoire et le confort qu'elle procure. »

« Il nous faut mesurer et intégrer pleinement l'ampleur de la catastrophe et la gravité de l'écocide en cours afin d'apporter des réponses à la hauteur des enjeux. Les gestes symboliques, les initiatives anecdotiques, les issues qui n'en sont pas, la confiance dans le politique ou la responsabilité sociale des multinationales - en un mot l'écologie de réassurance - ne sont pas à la hauteur. »

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01 février 2019

Petite réflexion sur le confort du solitaire

Je profite d'une parenthèse légèrement introspective pour écrire un peu.

Tout absorbé que je suis par la perspective d'un futur instable, je me suis beaucoup éloigné des préoccupations mineures centrées sur mon auguste nombril. Si certains s'intéressent de près aux revendications des "gilets jaunes" [ou à tout autre chose], d'autres s'inquiètent, de façon plus large, du devenir du vivant. Je fais plutôt partie des seconds, quoique je suive aussi, de loin, les situations souvent douloureuses exposées par les premiers.

Tout cela mobilise mon attention et mon temps disponible n'est pas extensible. Il m'arrive pourtant, de temps en temps, de me poser quelques questions d'ordre plus personnel. « Comme avant », pourrais-je dire. Je n'en fais plus état par écrit, faute de temps, donc. Ou par manque d'intérêt. Ou par discrétion. Ou un peu de tout ça à la fois. Bref : quelles qu'en soient les raisons je n'utilise plus beaucoup ce mode de réflexion-conscientisation qui, dans le passé, m'a été profitable. Je l'appelais "l'écriture en partage" et ce blog en a été l'un des principaux outils.

J'ai déjà expliqué qu'au fil du temps les choses se sont un peu compliquées, me poussant à une autocensure croissante. Probablement excessive aujourd'hui, car il reste des domaines que je peux explorer sans trop de risques. Tant que je ne touche pas aux sujets pouvant susciter des réactions épidermiques...

Cette précaution mise à part, je veux quand même préciser que personne [ou si peu] ne m'a jamais ouvertement intimé de me taire. J'ai seulement senti que certains sujets "dérangeaient" une part de mon lectorat. C'est donc moi qui me suis peu à peu retiré, suivant en cela une inclination naturelle : je n'aime pas mettre l'autre en difficulté [ni moi-même, d'ailleurs]. Surtout sur des questions sensibles. Mais du même coup je me suis privé d'échanges potentiellement enrichissants... sans retrouver la contrepartie dans mon environnement relationnel. Internet m'avait permis d'entrer relativement facilement en contact, m'en éloigner me renvoie vers une difficulté ancienne qui n'est qu'incomplètement résorbée. Faute de savoir aborder "l'Autre" simplement [ou avec simplicité ?], je n'ai pas vraiment su trouver un palliatif équivalent dans le "vrai monde". Même si ma capacité à entrer en relation s'est améliorée, je reste largement inféodé à la prise d'initative des autres...

Je me demande si ça m'arrange [liberté du solitaire !] ou si je le déplore [manque d'ouverture]. Je sens quand même confusément que je perds quelque chose à me complaire dans une relative solitude. Le modus vivendi pour lequel j'ai opté est sans doute plus proche de la facilité confortable que de la prise de risque.

Si je m'appesantis sur ce sujet aujourd'hui c'est parce qu'une récente connaissance féminine a rapidement décelé chez moi une forte propension à l'auto-contrôle, m'invitant implicitement à me laisser aller à davantage de spontanéité. Je ne peux pas dire que j'en ai été surpris, tant cela m'a déjà été dit... Laisser s'exprimer ce que d'aucuns appellent "la part d'enfance" m'est quasiment inaccessible en dehors de conditions bien particulières. J'ai appris à vivre avec ça, m'adaptant aux circonstances et trouvant mon équilibre entre présence et isolement.

Ma vie est essentiellement solitaire [mais pas que]. Adoptée comme telle suite à un malheureux concours de circonstances, elle présente l'immense avantage de m'offrir un appréciable sentiment de liberté. Ce précieux état présente cependant un léger inconvénient : partager, échanger, discuter, rire, ne peut résulter que d'une démarche volontaire. Ce qui revient parfois à me forcer un peu, tant la solitude tranquille m'est confortable. Or j'aime partager, pour l'enrichissement que cela permet, et j'aime la solitude pour la totale liberté offerte. Il me revient donc de choisir de quel côté je place le curseur pour trouver mon équilibre entre ces contraires.

Certes, je l'ai trouvé depuis une dizaine d'années. Mais peut-être a minima...

Il suffit d'une rencontre un peu stimulante pour que je me me rende compte que j'opte bien plus souvent pour le plaisir calme du solitaire que pour celui, plus intense, du vrai partage enrichissant, surprenant, déstabilisant. Or je l'aime beaucoup, celui-là ! Il peut être source de grandes satisfactions... lorsque le contexte est favorable. Malheureusement c'est là que, pour moi, les choses se compliquent : il y a des conditions nécessaires. Les réunir ne va pas de soi et tient parfois de la recette alchimique, avec de nombreux ingrédients au savant dosage : nombre de personnes présentes, ancienneté de connaissance, sujet de la conversation, ambiance environnante, degré d'affinité et de confiance, charge émotionnelle... chacun de ces éléments est un des critères qui peuvent contribuer à la réussite. C'est à dire une parole libre et spontanée.

Honnêtement, il est assez rare que j'y parvienne rapidement et peu nombreuses sont les personnes avec qui cela est ou a été possible. À tel point que, la maturité venant, j'en suis arrivé à me dire que je suis peut-être porteur d'un trouble de la sociabilisation. Un truc qui me dépasserait. Ce n'est pas totalement nouveau : autrefois je m'étais un peu intéressé à l'anxiété sociale, donnant une explication plausible à ma difficulté à aller au devant des autres. Mais les années passent et je me dis qu'il y aurait peut-être autre chose. Une sorte de... blocage de la pensée lorsque les fameuses conditions ne sont pas réunies. Un peu comme si je perdais mes facultés de raisonnement et d'expression lorsque je ne me sens pas suffisamment en confiance. Ce terme, un de mes fondamentaux, m'accompagne depuis l'adolescence. Il conditionne fortement mes capacités d'interaction. C'est simple : sans cette sensation de confiance je me vois devenir neutre. Je suis bien présent, attentif, mais ne m'exprime pas.

À une époque il me semblait qu'à ces moments-là je ne pensais pas. En fait c'est l'inverse : je "capte" beaucoup d'éléments informatifs sans pouvoir les traiter simultanément. Mes pensées sont saturées d'informations et de réflexions mêlées. Du coup ma propre pensée, le processus mental qui me permet d'élaborer une suite logique d'idées, est très fortement ralenti par tout ce que perçois de l'environnement. De plus ma pensée, qui n'est pas linéaire, a tendance à explorer toutes les possibilités qui se présentent (pensée "en arborescence"). Ce qui rend impossible une réponse rapide, sûre et simple [celles que tant de gens attendent]. Pour moi la réponse est souvent mitigée, nuancée, plurielle, ambivalente et susceptible de changement. Mon mode de pensée ne me permet que d'élaborer lentement la complexité. Souvent plus lentement que le fil d'une conversation.

J'ai appris à vivre avec ça, m'en accommodant plutôt bien. Je me place en léger retrait, en observateur discret plutôt qu'en participant actif. Sauf que, j'en ai bien conscience, j'ai tendance à fuir les situations qui pourraient me confronter à cette... difficulté. Je préfère donc souvent la solitude, dans laquelle je suis pleinement conscient et apte à ressentir. Je reste un "sauvage", même si je me suis adapté au travail parmi les autres. Ce qui rend ces contacts possibles c'est l'objectif : faire du bon travail. L'éventail reste large, me permettant d'interagir avec différents groupes... sans m'attarder. Je ne suis pas de ceux qui racontent leur dernières vacances ou leur week-end. Par contre je suis souriant, aimable, probablement agréable. Mais... rien de personnel ne filtre.

Ce n'est pas un choix délibéré, ni une protection exacerbée de ma vie privée [quoique...] : cela participe de la "fuite" face aux conversations dites "superficielles". Car oui, j'ai une exigence [là encore non choisie] : j'ai besoin que ce dont on parle soit « intéressant ». Je sais : la notion est plutôt vague et éminemment subjective. Disons que je ne goûte guère les conversations plates, les banalités, qui m'ennuient très rapidement.

Est « intéressant », pour moi, ce qui va m'apprendre quelque chose. C'est ce qui va stimuler ma réflexion ou mes émotions, c'est ce qui va me faire douter de ce que je croyais savoir ou au contraire me conforter. En règle générale c'est ce qui touche à ce qui m'importe vraiment : les relations humaines, au sens large. C'est à dire sur les plans philosophiques, éthiques, sociologiques, psychologiques, de l'échelle planétaire à celle de l'individu en passant par celle, déterminante, de la société dans laquelle je vis.

Dans la vie courante je n'ai pas très souvent acccès à ces conversations « intéressantes ». Je ne les induis pas non plus, je dois bien le reconnaître. Je me contente de saisir les échanges au bond, quand il y a plusieurs personnes, ou de compter sur les capacités conversationnelles de mon interlocuteur-trice quand il-elle est seul-e [je laisse tomber l'écriture inclusive à partir d'ici].

Il existe bien sûr le cas particulier des proches, famille et amis. Avec eux les échanges sont d'emblée « intéressants », ne serait-ce que parce qu'on sait déjà ce qui nous réunit, les sujets qui nous plaisent et ceux qu'il est inutile d'aborder pour causes de divergences stériles. Mais ce mirocosme présente l'inconvénient majeur d'être relativement confortable : pas de grosses surprises, pas de façon de penser radicalement nouvelle. Sans être un circuit totalement fermé, puisque chacun bénéficie d'apports extérieurs, ça reste quand même de "l'entre-soi".

Or, reconnaissons-le, l'inconnu apporte quelque chose de nouveau, d'inattendu, et par là-même de stimulant. "L'Autre" ouvre vers un éclairage différent, un point de vue insoupçonné, des références inusitées.

 

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31 décembre 2018

Le sens de l'essentiel

Si je ne devais retenir qu'un mot, pour cette année qui s'achève, ce serait celui d'Effondrement. Oui, avec une majuscule. Ce mot, vous l'avez forcément [non ?] lu ou entendu cette année. En quelques mois il est apparu partout dans les média. Mais peut-être n'y avez-vous pas prêté attention...

Remarquez, je n'en serais pas surpris : tant de gens semblent ne pas se rendre compte de ce qui est en jeu, malgré l'énormité de ce qui est constaté.

Effondrement de la biodiversité, des populations d'oiseaux, d'insectes, de poissons, de coraux. Destruction continue de forêts primaires, de zones humides. Bref : tout ce qu'on ne voit pas trop, qui est loin de nous. Cette année plus que les autres ? Oh non, pas plus. Comme d'habitude. Ce qui change ce n'est que le reliquat de nature, qui diminue jour après jour. Il y a de moins en moins d'espaces intacts.

Mais ça tout le monde le sait, plus ou moins. Et ça ne change pas grand chose de le savoir. Pas plus que de savoir que le climat est perturbé du fait de nos activités. Pas plus que de savoir que les ressources naturelles et énergétiques sont limitées. Tant que nous ne serons pas directement touchés, au coeur ou au portefeuille, nous ne réagirons pas. Du moins pas à la hauteur des enjeux. Nous ne comprenons pas que tout est interdépendant, systémique. C'est pourquoi l'effondrement de notre système (auto)destructeur est inévitable, n'en déplaise à ceux qui pensent qu'« il est encore temps ». D'aucuns considèrent même que cet effondrement est souhaitable, si on se place du côté du vivant non humain...

C'est les conséquences de cette fuite en avant que l'on nomme Effondrement, donc. Avec une majuscule. Un mot fort (trop fort ?) qui bouscule, qui dérange, qui suscite rejet, haussement d'épaules ou indifférence. Par crainte de ce qu'il sous-entend, sans doute. C'est vrai qu'il ne faudrait pas faire peur. Parce que la peur mobilise des réflexes de défense ou tétanise. Non : il faudrait donner envie ! Il faudrait ouvrir des perspectives. Il faudrait donner de l'espoir. Ben tiens... essayez un peu de donner de l'espoir quand il s'agit de renoncer à ce dont on rêvait : un mieux-être pour tous. Oui, c'est sûr, on a confondu mieux-être et mieux-avoir. Mais maintenant que ce mode de pensée est dans nos esprits il faut le décontaminer. Et ça ne va pas être simple.

Alors nous préférons « regarder ailleurs », selon la formule passée à la postérité en 1992. Nous reportons à plus tard les actions nécessaires. Mais ce n'est pas vraiment de notre fait : notre cerveau n'est pas adapté à ce genre de prise de conscience. On pourrait aussi dire que « ça dépasse notre entendement ». Réagir en prévoyant le long terme est tout simplement hors de notre portée. Sans compter sur des phénomènes complexes de notre psychologie qui font que, par mimétisme, nous ne réagissons que si les autres réagissent. Bref... nous sommes mal barrés.

Je ne vaux pas mieux que les autres : moi aussi en pleine dissonnance cognitive, je continue à vivre dans ce système insoutenable à long terme. Je continue de dépasser mon quota d'émissions de CO2. J'ai beau réduire, je dépasse encore. Me sens-je coupable ? Non, mais responsable. J'agis au mieux dans un contexte encore largement défavorable. Il y a trop d'inertie dans ce système. Trop de freins, trop de déni. Trop de tentation à continuer. C'est vrai qu'on en a bien profité... et qu'on voudrait faire durer le plaisir.

Voilà pourquoi l'Effondrement apparaît comme inévitable. Et ce n'est pas parce que je n'en ai plus parlé ici durant toute cette année que ce terme ne sera pas parvenu jusqu'à vous, d'une façon ou d'une autre :)

Pour moi il aura été la toile de fond de cette année 2018... qui n'en fut pas moins riche et épanouissante. Plus engagée, aussi. Avec une attention accrue envers l'instant présent, en particulier dans la nature, plus conscient encore que « rien n'est jamais acquis ».

Je nous souhaite de retrouver le sens de l'essentiel.

 

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 Maison de la Poésie, Paris, 18 novembre 2018

 

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21 décembre 2018

Franchement, on en a bien profité...

À partir d'un texte fort, largement partagé et re-partagé sur le web depuis fort longtemps (et même par moi, il y a près de dix ans), une mise en image qui joue sur la sensibilité et donne davantage d'intensité au message. D'autant plus qu'il est encore d'actualité... et qu'il n'a évidemment pas déclenché le moindre sursaut. Pas davantage que toutes les formes d'appel à la raison, citoyennes, scientifiques, médiatiques.

Il n'empêche que, sur le moment, ça fait du bien de rêver qu'un changement est possible. Sur le moment seulement.

 

 

Et vous, vous croyez qu'un changement est possible ?

 

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19 décembre 2018

Instants sublimes

Il y a un an j'écrivais un billet marquant un changement d'orientation pour ce blog. J'expliquais en quoi l'équilibre fragile que j'avais tant bien que mal su maintenir au fil des ans, entre expression personnelle et "partage" avec un lectorat, ne tenait plus. J'avais atteint une limite. Je reprends mes mots d'alors : « J'ai constaté de longue date qu'aborder certains sujets pouvait susciter du trouble. En soi ce n'est pas un problème, sauf que cela m'est de plus en plus inconfortable. Mes derniers billets ont confirmé ce que je pressentais. Désormais je suis convaincu de devoir changer quelque chose dans ma pratique si je veux préserver mon équilibre ».

Autant j'avais pu être relativement à l'aise dans une écriture intimiste - quitte à déranger quelques personnes qui ne comprenaient pas mon mode de pensée, autant constater que des contenus abordant *la fin d'un monde* pouvaient perturber jusqu'à des personnes avec qui, par ailleurs, je me sentais en phase m'a mis dans l'embarras. Je me suis dit que, moralement, je n'avais pas le droit de déstabiliser autrui avec des sujets pareils. « Je constate qu'évoquer ma perception du devenir de l'humanité peut (...) toucher des sensibilités profondes. (...) J'en déduis que ce blog, qui se veut être espace d'échange amical, pacifique et bienveillant, n'est pas le lieu qui me convient pour en parler. En fait je devrais plutôt dire que je n'ai pas su trouver une façon satisfaisante de le faire. (...) Par conséquent, après mûre réflexion, j'ai pris la résolution de ne plus aborder ici cette thématique sous son angle le plus effrayant. » 

J'ai tenu ma résolution et ce blog en a pâti. Forcément. Vidé de sa substance il n'a plus de consistance. Il s'est étiolé. Mais peut-être le moment était-il venu, après tant d'années d'écriture "intimiste" ? Le thème que je tentais d'aborder n'avait finalement plus sa place dans une blogosphère relationnelle. J'ai tenté une autre formule, sans succès : c'est comme si le format blog ne me convenait tout simplement plus ! Mais peut-être cela correspondait-il simplement à un désinvestissement de ma pratique de l'écriture ? Ce qui est certain c'est que j'ai migré vers les réseaux sociaux et que j'y suis bien davantage lecteur que contributeur. J'ai eu bien davantage besoin d'apprendre et de comprendre que de *perdre du temps* à analyser mes états d'âme - dont je me désintéresse largement aujourd'hui. Le sentiment d'urgence à agir est devenu prépondérant. Il m'a fait réinvestir le relationnel "à l'ancienne" : la rencontre en face à face. J'ai probablement eu besoin d'efficacité. D'engagement concret.

Bizarrement, pour le solitaire que je suis, ça s'est fait tout seul. L'engagement pour la cause [laquelle ?] tenait de l'évidence et de la nécessité. Ma façon de m'engager reste toutefois largement intellectuelle : réflexion, partage d'informations, élaboration d'hypothèses et de scénarios. Le sujet est très complexe, sensible, et la façon de l'évoquer est déterminante. L'écrit reste un outil qui m'est fort utile pour capter l'attention et poser mes idées mais je comprends peu à peu que c'est par l'oral que l'on convainc un auditoire. J'ai dû y faire face lorsqu'il m'a été proposé de présenter mes convictions, après que mes courriers eurent interpellé quelques décideurs politiques locaux. C'est ainsi que je me suis vu devenir, sans l'avoir imaginé, voix défendant politiquement la prise en compte des enjeux climatiques. Cela reste, bien sûr, à la petite échelle de l'intercommunalité dont je dépends mais c'est à ma mesure.

Cet engagement irréfléchi mais déterminé semble porter ses fruits puisque mes prises de paroles répétées ont été entendues, se traduisant directement en axes d'engagements forts de la part de la collectivité. Je mesure peu à peu le pouvoir de l'élu engagé et l'importance stratégique de s'introduire dans les commissions adéquates. En étant le premier à aborder ouvertement un sujet qui nous concerne tous mais que chacun a du mal à regarder en face, je suis discrètement sorti de l'anonymat dans lequel je me complaisais. En quelque sorte je suis devenu "lanceur d'alerte" local. Ou plutôt : relais local des lanceurs d'alerte scientifiques du monde entier.

 

Par une étonnante synchronicité, et tout à fait indépendamment de cette action en faveur d'enjeux environnementaux, il est apparu que quelque chose dans ma façon de me positionner en tant que conseiller municipal a intéressé : repéré, j'ai été discrètement "approché" par la plus proche collaboratrice du président de l'intercommunalité pour connaître mes intentions lors des prochaines élections municipales.

Par ailleurs, porté par une envie d'agir dans le sens de mes convictions, je me suis porté candidat pour prendre des responsabilités au sein d'une association qui, quoique modeste, n'en est pas moins d'envergure nationale. J'y occupe désormais quelques fonctions, un peu intimidé de cotoyer des personnes dont je suivais les travaux depuis plusieurs années. Curieux mélange de fierté et d'humilité. Et comme si ça ne suffisait pas, je me suis lancé à activer un groupe local de ladite association dans la grande ville la plus proche. Une adhérente s'est alors proposée pour m'accompagner et nous avons entrepris ensemble un important travail de structuration-réflexion, que nous venons de soumettre aux autres membres locaux.

Tout cela sans compter le travail intérieur qui opère pour accepter l'effondrement de certains mythes existentiels, tels que l'idée prometteuse de progrès infini. Me préparer à des pertes et à en relativiser la portée. Notre mode de vie occidental n'étant pas soutenable, j'ai entrepris d'améliorer jour après jour la sobriété de mon propre mode de vie. J'ai entrepris le long chemin de la descente énergétique et de la réduction continue de mon empreinte écologique.

 

À part ça... il n'y a pas grand chose qui puisse justifier que j'en parle sur ce blog :)

Des parents viellissants, l'impact de la maladie de l'un sur l'autre, les ravages tardifs des difficultés de couple jamais vraiment abordées ni réglées... C'est leur problème. Accessoirement le mien quand les difficultés paraissent trop insupportables à l'un ou à l'autre. Je reste à distance autant que possible. Ils ont eu toute une vie pour résoudre leurs difficultés.

Des enfants-parents heureux, quoique lucides sur le devenir très incertain de notre société gavée d'énergie. Tous se sont informés par eux-mêmes, au rythme de leur prise de conscience, et nous pouvons désormais en parler librement. Et vivre pleinement malgré tout.

Quant à moi, j'ai un rapport plutôt serein de l'existence, malgré l'incertitude et les craintes. Une perception accrue de l'instant présent, une conscience du sublime qu'il représente en sachant que le calme, le confort et l'insouciance ne sont pas - et moins que jamais - acquis.

 

Je ne sais pas quand je reviendrai et vous laisse quelques images d'instants sublimes.

 

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Automne en Valgaudemar, octobre 2018

 

 

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Automne sur la colline d'en face, novembre 2018

 

 

 

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Automne urbain - Parc Montsouris, Paris, Novembre 2018

 

 

 

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 Paris, rue des cinq diamants

 

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25 octobre 2018

La mémoire a ses amarres

Une pensée, ce jour.
Sans personne pour la recevoir.
Un sourire en silence.
Sans personne à qui l'adresser.
Et si... 

 

La mémoire a ses amarres.

 

« La marée, je l'ai dans le coeur 
Qui me remonte comme un signe 
Je meurs de ma petite soeur 
De mon enfance et de mon cygne 
Un bateau, ça dépend comment 
On l'arrime au port de justesse 
Il pleure de mon firmament 
Des années lumières et j'en laisse »

La mémoire et la mer - Léo Ferré

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05 août 2018

Un tiroir oublié

J'ai profité de la touffeur estivale pour faire du rangement, au frais dans la maison. Je prévois de changer l'affectation d'un ancien bureau et j'ai été amené à trier des tas de papiers dont la conservation ne présenterait aucun intérêt. Un travail généralement long et peu efficace puisque je dois d'avouer être un grand conservateur, attribuant une valeur affective à moult objets et documents propres à faire resurgir des souvenirs.

C'est donc dans un tiroir délaissé depuis dix ans - lorsque j'ai cessé mon activité indépendante - que j'ai (re)découvert, non sans surprise, un hétéroclite fourre-tout constitué d'annotations griffonées sur les papiers les plus divers. Parfois au dos d'une facture ou d'une enveloppe, sur des prospectus colorés ou des tickets de caisse. J'avais totalement oublié l'existence de ces traces confuses de mes cogitations, annotations, tentatives de mises en mots émises durant une période de trouble et de pénible incertitude. Alors travaillé par de grandes interrogations, j'avais besoin de comprendre ce qui, à mes yeux, était dénué de sens. Ayant opté, par le jeu des circonstances, pour une certaine solitude, écrire était un procédé simple et efficace. À cette époque je griffonais donc des bouts de papier, en plus de tenir un abondant journal auto-analytique et un blog évasif (celui-là même). En termes de partage, outre les commentaires du blog, j'avais quelques correspondances suivies et m'épanchais auprès d'un psy, en thérapie longue...

Période pas facile, en vérité. Ma soif de comprendre n'était assouvie qu'au compte-goutte improbable des suppositions et hypothèses. Un aride travail de recherche, en somme, doublé d'une profonde remise en question.

Ce matin, en retrouvant ces papiers en vrac noircis de lignes en quête éperdue de compréhension, j'ai ressenti à quel point « j'en ai chié. » (l'expression m'est sortie de la bouche à voix haute). Et pourtant, une douzaine d'années plus tard... tout cela est "oublié", enfoui, profondément sédimenté, rentré dans l'ordre des choses. J'ai peu à peu cessé d'écrire, de penser, d'analyser. J'ai résolu ma difficulté. Mes difficultés.

Allez... ce n'est pas dans mes habitudes mais je dois reconnaître que je ressens une petite fierté à être ainsi allé au bout des questionnements. Du moins au plus loin de ce qui était à ma portée. J'ai accepté de ne pas tout comprendre, j'ai admis mes limites et compris que tenter de les dépasser ne ferait que m'éloigner de qui je suis.

Aujourd'hui je m'accepte tel que je suis.

J'irai même jusqu'à dire que je m'aime tel que je suis. Avec mes imperfections, particularités, vulnérabilités, sensibilités et incapacités. Avec les aptitudes adaptatives que j'en ai tiré, aussi, qui font de moi un discret sauvage sociable. Bref, tout ce qui fait ma singularité, dont je n'ai pas nécessairement conscience mais que quelques personnes apprécient. Et c'est bien suffisant.

Si je raconte cela c'est à titre d'encouragement envers celles et ceux qui seraient engagés dans un processus de conscience et de connaissance de soi. Même si ça paraît sans fin, ne laissez pas tomber. Persistez aussi longtemps que nécessaire : le résultat en vaut la peine ;)

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21 juin 2018

Là où j'en suis

Cher(s) lecteur(s),

Il y a quelques années j'écrivais ici quasi quotidiennement et abondamment. J'avais pris l'habitude de passer par la mise en mots pour clarifier ce qui agitait mon esprit et mes sensibilités. Je crois que j'avais aussi besoin d'échanges, de partage de réflexions et même de petites controverses fertiles. Je trouvais cela humainement enrichissant et potentiellement profitable à chacun. J'aimais bien les discussions qui pouvaient apparaître inopinément et se développer dans le fil des commentaires, les affinités établies sur le temps long comme celles qui ne duraient pas plus longtemps qu'un arc en ciel. Peut-être avais-je aussi besoin de me sentir apprécié ? [oui !]

Et puis, comme vous avez pu le constater, progressivement, imperceptiblement, tout cela a fini par s'espacer, se tarir, s'étioler. Raréfaction des mots, des échanges, des discussions. À tel point qu'aujourd'hui... écrire ici n'a plus de sens pour moi.

Pourtant cet espace demeure, avec toutes les traces de ce qui s'y est échangé activement. Aujourd'hui je ne sais pas trop qu'en faire...

Il reste, j'en suis certain, l'esprit des connivences endormies. Celles des liens tissés avec plusieurs d'entre vous, "lecteurs-commentateurs" (en fait presque exclusivement lectrices). Qu'il s'agisse de simples "connaissances" ou de formes d'amitié distante, la poussière du temps se dépose et les recouvre. J'ai pensé, depuis plusieurs semaines, à écrire quelques mots. À manifester ma présence par... disons... fidélité [amitié ? courtoisie ? politesse ?]. Mais rien ne me venait. Blanc total. Je me sentais... loin. Très loin. Comme parti ailleurs. Et de fait, oui, je suis un peu parti. Je me suis éloigné de la sphère égocentrée [sans idée péjorative aucune]. La mienne comme celles des autres. Mes sujets de préoccupation ont été appelés vers de plus vastes horizons. Parler de moi ne m'intéresse plus [là je réfléchis longuement sur ce que je viens d'écrire, qui me surprend].

Parler de moi ne m'intéresse plus.
Du moins plus de la même façon..

S'il m'a longtemps été nécessaire de « tourner autour de mon nombril » [pour reprendre l'aimable expression de ceux que cela défrise], force est de constater que ça ne m'inspire plus. Il semble que j'ai suffisamment éclairci les zones d'ombre et de mal-être pour en sortir. Je ne renie donc en rien ce travail introspectif passé, me réjouissant au contraire des bénéfices que j'en tire aujourd'hui en termes de tranquillité d'esprit et d'ouverture aux autres [ouverture calibrée, cependant]. Dans mes pensées le calme règne. Avec les autres j'ai davantage de facilités à dire plus franchement ce que je pense et ressens, y compris sur le plan émotionnel. De plus en plus je l'exprime directement aux personnes avec qui j'interagis, pas en le lançant dans le vague, pas en contournant la confrontation, la réaction, l'explication. Il y a là d'avantage d'authenticité ; d'assertivité. Et ça, ce n'est pas sur un blog-exutoire que ça s'exprime : c'est en face à face.

Et puis je crois désormais savoir gérer seul mes émotions et ressentis, sans avoir besoin d'en parler autour de moi. Ni besoin de l'écrire, donc. C'est devenu plus simple, plus fluide. Mon existence est devenue très... calme. Et je fais en sorte que cela perdure. Par exemple j'ai récemment été déstabilisé par un changement professionnel auquel je ne m'attendais pas. D'abord fortement affecté [sensibilité d'ego], j'ai su m'en ouvrir rapidement et saisir ce que l'épreuve recelait d'opportunités. En quelques jours je l'avais dépassée. Mieux : j'en suis sorti renforcé et avec une estime de moi affermie.

Mais tout ceci n'est que l'écume du quotidien. Aujourd'hui je suis tenté de dire que je n'accorde pas davantage d'importance à ces éléments superficiels que ce qu'ils méritent. Ce qui me préoccupe puissamment, par contre, ce qui m'intéresse, me fascine, m'anime et me questionne, c'est... notre sort commun. Celui de notre humanité et, au delà, de l'ensemble de la biosphère que « nous » (moi y compris) persistons à détruire, piller, exploiter allègrement, faute de remise en question suffisamment radicale. Désormais je ne parviens plus à croire évitable ce que je n'évoque plus qu'avec ceux qui ont cette conscience et se questionnent autant que moi.

Alors relativement à ça, vous comprendrez que les éventuelles tribulations de mon existence privilégiée ne pèsent pas lourd ;)

Voilà. Vous saurez un peu là où j'en suis depuis que je n'écris plus. 

 

IMGP6590

Villa Taranto, Lac Majeur, Italie, Mai 2018

 

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01 avril 2018

Libres engagements

 

« Dans sa forme la plus authentique, l'amour relie deux êtres autonomes, libres de leurs désirs et de leurs engagements ».

 

zen

Autour de cette magnifique proposition extraite d'un texte de Frédéric Lenoir une belle discussion s'est engagé avec un(e) inconnu(e), dans un recoin de l'immense réseau internet. Un dialogue né spontanément, par lequel chacun présente et précise sa perception.

Amour, liberté, engagement. Trois concepts majeurs, associés ici et dont l'ordre de prééminence diffère : est-ce l'engagement qui prédomine ou la liberté ?

L'échange, inattendu, est pour moi enrichissant et tout à fait bienfaisant. Je retrouve là ce qui m'a tant plu lorsque j'ai découvert internet : des possibilités infinies de réflexion croisée, d'approfondissement personnel, d'enrichissement mutuel par la différence. Sans jugement, sans anathèmes, sans disqualifications.

Réfléchir ensemble, échanger des points de vue, découvrir les références de l'autre... il y a là quelque chose qui, à mes yeux, touche à l'essentiel. J'en ai, fondamentalement, besoin.

Et là, ce matin, j'en viens à me dire que, paradoxalement, c'est pour disposer de cette liberté absolue de partager au gré des rencontres que j'ai choisi de vivre seul. De ne plus m'aliéner. De ne plus m'engager sans liberté.

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31 mars 2018

Limpide

 

Lenoir

 

 

Je n'aurais su mieux l'écrire. Un texte bref, essentiel, limpide...
Et bien que ce thème de réflexion, autrefois majeur dans mon parcours existentiel, ne me concerne plus vraiment actuellement, je reconnais y rester sensible. 

 

Ce texte a probablement déjà circulé sur Facebook mais comme j'ai su éviter, jusque-là, de me laisser happer par le redoutable et perfide système collecteur-monnayeur de données personnelles, je ne le découvre qu'aujourd'hui. 

Et où l'ai-je donc découvert ? Sur Diaspora*, réseau social libre et indépendant. Une philosophie du partage qui convient beaucoup mieux que d'autres à ma vision des rapports sociaux. Et puis on n'est pas 2 milliards à s'y retrouver...

 

 

Posté par Couleur Pierre à 11:12 - - Commentaires [8] - Permalien [#]
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