Alter et ego (Carnet)

13 décembre 2014

Autres rencontres

Je vais de temps en temps sur le site polyamour.info, en observateur discret de cette autre façon de concevoir le relationnel sentimental. Il y a quelques mois j'avais repéré qu'un des membres proposait aux autres de contribuer à la création d'un site de rencontres spécifiquement dévolu à ceux qui apprécient des relations n'exigeant pas une exclusivité sentimentale, amoureuse, sexuelle. L'idée m'avait parue intéressante : en offrant un espace dédié à ce type de rencontre, le premier obstacle majeur - l'incompatibilité des attentes - pouvait ainsi être évité. Il est en effet inutile d'entreprendre des démarches d'approche si l'un espère "le grand amour exclusif pour toujours" ou "le coup d'un soir", tandis que l'autre souhaite une relation simplement fondée sur le respect et la liberté de chacun. 

Le projet s'est précisé mais demande, pour aboutir, un certain nombre de développements. Ceux-ci nécessitant temps et argent, le créateur a lancé une souscription. À deux semaines de la date butoir, seulement un tiers de la somme demandée a été souscrite. C'est insuffisant.

logo_amoursJe ne suis pas adepte des sites de rencontre traditionnels et ne me reconnais que partiellement dans le polyamour mais j'ai eu envie de soutenir cette initiative. Ne serait-ce que pour la démarche participative de son créateur, qui me semble être un bon exemple de la philosophie des polyamoureux : être attentif aux désirs de l'autre. Et puis mon petit côté militant de la Libraimance ne pouvait rester insensible à tout ça...

 

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06 décembre 2014

Où va le monde ?

Cette semaine j'ai participé à une formation qui a débuté ainsi : vous faites un métier de schizophrènes. La schizophrénie en question consiste à allier approche humaine et système économique. D'un côté, au coeur du métier, il s'agit d'accompagner des personnes en grande difficulté d'emploi. C'est notre objectif premier, notre raison d'exister... et ce pour quoi l'état nous alloue un financement. D'un autre côté nous sommes soumis à une logique économique qui exige que nous financions toute la part non prise en charge par l'état. Nous devons donc aussi être rentables. Humains et productifs.

Tout système économique est basé sur cette double approche : il faut tenir compte à la fois des besoins de l'humain et des besoins de l'économie. Partiellement contradictoires, ces besoins peuvent tout aussi bien se stimuler l'un et l'autre que s'anéantir. Tout se joue dans un subtil équilibre, optimum idéalement décidé avec intelligence, donc écoute réciproque et concertation. Mais des enjeux de pouvoir peuvent vite éroder l'une ou l'autre des composantes et conduire à un profond déséquilibre, potentiellement destructeur du système.

Chaque jour nous sommes témoins de cet affrontement, dans le monde de l'entreprise comme dans celui du service public.

Samedi dernier, par exemple, une manifestation était organisée dans ma commune pour tenter d'empêcher la fermeture du bureau de poste. La poste, service public privatisé, est en effet soumise à la raréfaction du courrier papier... et à des intérêts privés avides de dégager de substantiels revenus. Dans cette logique, tout ce qui n'est pas hautement "rentable" est peu à peu supprimé... et tant pis si les habitants des zones rurales n'ont plus de bureau de poste à proximité. Tant pis si le personnel de la poste est soumis à des conditions de travail de plus en plus instables. L'humain est sacrifié au profit de l'économie. Dérapage préjudiciable qui, à l'échelle d'un territoire, peut avoir des conséquences à long terme sur son attractivité, donc sa survie. Pour l'anecdote, nous n'étions qu'une trentaine à manifester... alors que plusieurs milliers d'habitants des villages alentour subiront l'impact de cette femeture.

A une autre échelle, un gigantesque projet d'aménagement privé sur 150 hectares de domaine public est en train de susciter une contestation croissante dans ma région. Là encore deux logiques s'opposent : créer des emplois dans un bassin de vie en voie de désertification, ou maintenir un environnement de qualité pour les populations. Élus favorables ou défenseurs de l'environnement, chacun est sûr de son bon droit en tentant de définir une des logiques comme plus importante que l'autre. Dialogue de sourds, évidemment...

Dans ma commune les habitants voudraient moins payer d'impôts... tout en demandant davantage de services. Mais on retrouve cette schizophrénie à l'échelle de l'intercommunalité, du département, de la région, de l'état, de l'Europe. Chaque arbitrage donne lieu à contestation, ne satisfaisant jamais vraiment ni durablement aucune des logiques opposées.

Quant à la planète, notre belle « maison en feu » que chacun (?) aimerait voir préservée intacte, elle est inexorablement grignotée par nos appétits insatiables. Schizophrénie là encore, qui veut que nos désirs de croissance et de prospérité soient garantis alors qu'on sait que cela ne peut être qu'au prix exorbitant de la destruction de notre habitat.

Je me demande où va le monde...

 

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Nature en montagne... et voile de pollution dans la vallée

 

 

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28 novembre 2014

Les idées des autres

Le monde d'internet présente l'avantage de rendre visibles des points de vue et comportements auxquels l'on ne serait pas nécessairement confronté dans son milieu d'évolution habituel. Je n'aurais certainement jamais rencontré une telle diversité d'opinions et d'expériences sans cet extraordinaire outil d'expression et d'exploration de la pensée humaine. C'en est fascinant...

Grâce à internet j'ai découvert diverses approches de l'existence qui me seraient probablement restées inaccessibles sans cela. Certes j'ai découvert médiocrité et stupidité dans des dimensions que je n'imaginais pas, mais j'ai surtout eu accès à des modes de pensée insoupçonnés. Je pense en particulier à tout ce qui touche à la liberté relationnelle, qui suscita mon premier engouement. Mes représentations de la relation de couple volèrent rapidement en éclat et m'amenèrent à m'en affranchir. C'était là quelque chose de facile puisque, en quelque sorte, j'y étais prêt. Peu de temps après, dans d'autres sphères du net, une prise de conscience du sexisme ordinaire, de l'emprise sournoise du patriarcat et de la domination masculine, me conduisirent à une sévère remise en question de mon propre conditionnement. Là, j'y étais moins prêt. Ma sensibilité à ces questions-là en fut aiguisée, me rendant attentif à la question du genre. Nombre de mes idées reçues furent pulvérisées, me ramenant à une saine humilité. Plus récemment je dois au militantisme d'une amie blogueuse mon initiation à la notion de souffrance animale. Confortablement assis sur l'épais matelas des habitudes et du "bon sens" j'en étais resté à une pensée aveugle et ignorante, formatée par tout un système d'exploitation consumériste dont par ailleurs je cherchais déjà à m'affranchir au maximum.

Chacune de ces remises en question m'a été salutaire. Il me reste cependant à faire encore évoluer certains de mes comportements...

Pour la dernière mes motivations ont d'abord été environnementales : produire de la viande est une aberration écologique. Mais j'avoue qu'aller vers le végétarianisme total m'est difficile. La transition est lente. Entre une sensibilité en éveil, des convictions intellectuelles récemment acquises et des habitudes gustatives soildement implantées... le désapprentissage me demande du temps. Et des efforts ! Je n'achète quasiment plus de produits carnés... mais parfois la tentation l'emporte, temporairement stimulée par un irrépressible attrait pavlovien. Toutefois la prise de conscience n'ayant pas de limites, c'est tout un mécanisme de pensée qui s'est enclenché et m'empêche de faire fi de ce que je sais désormais en matière d'exploitation animale. J'en suis donc venu à porter attention au véganisme. Un pas nettement plus grand à faire ! Mais la cohérence est implacable...

 

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Mon voisin le steak

 

Ce que je lis sur quelques blogs de la sphère vegan m'interpelle, me dérange, me fait réfléchir. Impossible de rester impassible. Je suis largement convaincu par certains aspects [mais pas par tous...]. Certes il y a indéniablement un certain radicalisme chez ceux qui militent pour la cause, mais il me serait difficile d'en rejeter les fondements.

Il se trouve que sur plusieurs de ces blogs il est aussi question de féminisme, ce qui n'est certainement pas un hasard. Là encore les prises de position sont souvent tranchées. Parfois excessives, allant jusqu'à friser l'exclusion et la discrimination (ce qui serait un comble !) elles me posent cependant question. L'avantage du radicalisme c'est qu'il pousse les échanges d'arguments jusqu'à leurs limites. Sans partager la forme, le fond me séduit. Et si le côté "anti-hommes" que je peux lire dans certains propos de la lutte contre le sexisme ordinaires m'agace parfois, je reste sensible à cette thématique comme je le suis envers toute forme de discrimination, de domination, d'exclusion. C'est pourquoi, avec un peu de retard sur la journée contre les violences faites aux femmes (qui ont lieu tous les jours...), je vous propose de découvrir un projet qui m'a plu. Il s'agit du "Projet crocodiles".

En tant qu'homme il y a un côté dérangeant à se voir assimilé au "genre dominant et oppresseur" mais, passé la première réaction défensive (du genre "héééé, mais tous les hommes ne se conduisent pas ainsi !"), le procédé est intéressant pour se rendre compte de la façon dont "le genre masculin" peut-être perçu du côté féminin.

Je crois aussi que les dessins valent parfois mieux qu'un long discours.

23 novembre 2014

Un air de Louisiane

C'est un endroit qui ressemble à la Louisiane... et qui n'est pas très loin de chez moi. Je l'ai découvert par hasard sur internet il y a quelques mois, sur un blog de photographe. Le lieu semble d'ailleurs prisé par les chasseurs d'images puisque nous y étions plusieurs ce matin...

La fin d'automne est sans doute le meilleur moment pour s'y rendre, lorsque les Cyprès chauves, qui ont la particularité de pousser les pieds dans l'eau, finissent en apothéose orangée.

 

Visible en diaporama grand format en cliquant sur une photo (certaines images n'y apparaissent pas)

 

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Le Cyprès chauve (Taxodium distichum), originaire de Louisiane, au sud des états-unis, ne pousse pas naturellement en Europe. Il a toutefois souvent été planté dans les parcs, autrefois, mais il est rare de le voir dans un milieu inondé et en grand nombre. Ce type de peuplement, à ma connaissance, est rarissime.

Localisation : étang de Boulieu, commune de Courtenay, Isère.

 

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19 novembre 2014

Le silence des messages perdus

Imaginez...

Vous rencontrez une personne avec qui vous bavardez longuement. Vous la connaissez un peu, ou pas vraiment, mais il y a un bon feeling. Discussion agréable et réjouissante. Sur le moment vous n'allez pas plus loin, heureux de ce temps de partage, mais un peu plus tard vous avez vraiment envie de la revoir. Vous lui écrivez alors un message lui exprimant à la fois votre plaisir du moment passé et votre souhait d'un avenir... Elle n'y répond pas. Que penser ?

Ou bien vous êtes la personne qui reçoit un tel message, de la part de cet inconnu que vous avez rencontré et avec qui vous avez beaucoup apprécié l'échange. Bien sûr vous lui répondez sans délai, avec un enthousiasme un peu éxubérant... et plus rien ne se passe ensuite. Que faire ?

Ou encore, alors que vous êtes en froid avec une personne que cependant vous appréciez, vous lui écrivez pour tenter d'apaiser les tensions... et ne recevez aucune réponse. Qu'en déduire ?

Et bien il se peut que, tout simplement, le message ne soit jamais parvenu au destinataire ! Mais oui, malgré toute la technologie numérique de correspondance instantanée les mails peuvent se perdre, tout comme les bonnes vieilles lettres sur papier. Dans d'incertains contextes ça peut être fâcheux...

Je n'ai constaté cette mésaventure que rarement et, heureusement, dans des circonstances qui permettaient de questionner le destinataire mutique. L'incertitude face au silence a pu être levée sans délai. Mais que sais-je d'éventuels messages non parvenus ? 

 

 

 

 

 

 

 

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14 novembre 2014

Entre intimité et convivialité

Jusqu'au dernier jour j'en ai profité goulûment mais, inéluctablement, l'automne doux et lumineux s'en est allé. Balayé par une tempête qui a dépouillé les arbres de leurs couleurs et fait chuter les températures. Il ne fait pas froid mais la prolongation estivale est bien terminée. Les forêts lâchent leurs derniers éclats d'or et de roux pour laisser place aux gris et bruns sombres de l'hiver...

 

Automne roux et or

 

Dix jours se sont écoulés sans que je n'écrive ici. Aucune inspiration, ni même aspiration à mettre des mots sur des idées. Une seule phrase m'est venue, que j'ai conservée sans rien en faire : « Mettre des mots sur ses pensées c'est comme mettre un pied devant l'autre : ça permet d'aller plus loin ». En la relisant aujourd'hui l'idée de mouvement me frappe. Elle s'oppose à l'impression d'immobilisme que je ressens actuellement et dont ce blog se fait témoin. Je n'écris presque plus ici, ne ressens plus cette nécessité qui m'a animé durant tant d'années. Le contraste m'étonne un peu, m'interroge : qu'est-ce qui a changé ?

Un récent billet d'Alainx me donne une réponse partielle. Après s'être demandé s'il n'était pas « arrivé au bout de l'écriture intime et personnelle », il établit un lien entre introspection et « faire chiant ». Association d'idée reprise par Célestine qui, habilement contourne l'écueil du "je" en cédant le clavier à son greffier...
Quelques jours plus tôt c'est Lauriza qui, en faisant une mise au point, affirmait son peu d'appétence pour l'écriture personnelle : « Je ne suis malheureusement ou heureusement pas de celles qui étalent leur vécu. C'est peut être une forme de pudeur pour me protéger d'une curiosité et/ou d'une compassion malsaines. ». La notion du "malsain", quoique je la connaisse bien, m'a surpris. Elle a été reprise dans certains commentaires, en particulier dans cette phrase : « ça n'est pas intéressant de livrer sa vie à la vue de tous ». J'ai retrouvé là le reproche, que j'avais un peu oublié, fait aux tout premiers écrivants de l'intime sur le web : parler de soi publiquement est impudique. Une opinion prolongée par cet autre commentaire : « Nos moments d'abandon, de découragement... [...] pourquoi les décortiquer et les mettre en vitrine ! »

Mon positionnement est tout autre puisque je suis friand d'écriture personnelle, intime, introspective, analytique et décorticante. Cette écriture que, semble t-il, pas mal de personnes trouvent "chiante". Mais moi j'aime qu'une personne m'offre l'accès aux profondeurs de son être, à ses questionnements, à ses doutes et turpitudes. J'y trouve cette matière humaine par laquelle je me construis. Malheureusement ce type d'écriture tend à se raréfier dans le monde des blogs. Il est vrai que ceux-ci, parce qu'ils sont exposés aux commentaires les plus divers, ne s'y prètent guère. Ce que l'on gagne en convivialité on le perd en intimité. Pourtant je crois qu'il est important de se sentir lu et compris, voire encouragé, lorsqu'on ose cette démarche de partage. Écrire pour soi et seulement soi n'a pas le même effet, ne produit pas la même énergie. La "présence" d'un cercle de lecteurs est stimulante, et plus encore si elle permet la confrontation d'idées, voire le débat fertile. Reste à savoir demeurer soi sans se disperser dans l'altérité plurielle...

Le changement que je constate dans mon rapport à l'écriture, depuis quelques temps, est peut-être simplement dû à une prise de recul involontaire. J'observe. Mon immobilisme apparent n'est probablement que recherche d'un nouvel équilibre, entre intimité et discrète convivialité. Ou préparation à tout autre chose ? Il y a tant de sujets d'importance majeure qui me titillent les neurones...

 

 

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31 octobre 2014

Opulent octobre

Octobre s'achève en apothéose : ciel bleu chaque jour, températures douces, colorations maximales. Je me suis donné la chance d'en profiter en prenant des congés tardifs et la chance m'a souri. Cette année octobre à été presque plus chaud qu'août ! Et plus ensoleillé, c'est certain.

L'automne représente toujours pour moi une saison faste, opulente, généreuse. Une sorte de nouveau départ. Est-ce une réminiscence de la rentrée durant mes années de scolarité [qui pourtant n'étaient pas fastes...] ? Ou bien ai-je gardé le souvenir d'un autre renouveau, du temps où l'automne était pour moi la saison des grands trajets pour commercialiser ce que j'avais produit durant l'été ? Des paysages colorés, je n'en profitais guère que sur la route : chaque week-end j'étais en déplacement lointain pour participer à des expositions modestes ou renommées. En semaine je préparais l'expo suivante. C'était éreintant mais cela me permettait de ramener ce qui s'était épuisé durant l'été : de l'argent. Plus j'en ramenais et plus je m'assurais une relative tranquillité de l'esprit jusqu'au printemps, autre période faste. L'insécurité financière m'a longtemps habité...

Maintenant que j'ai quitté ce métier passionnant mais peu rémunérateur, le confort du salariat me permet de profiter pleinement de l'automne, qui n'a plus que des avantages. Depuis quelques années j'y ai tellement pris goût que je l'ai parfois fait durer en ajoutant l'automne québecois à celui des Alpes. Deux automnes en une seule saison, grâce au décalage des colorations entre le pays aux hivers rigoureux et celui des frimas tempérés, fussent-ils alpins.

Cette année j'ai délaissé le Québec et sa légendaire flamboyance. J'avais envie de profiter d'un automne, "chez moi", dans ma région. Les colorations y sont plutôt dorées à rousses. Chartreuse et Vercors aux forêts de hêtres; Cerces et Écrins tapissés de mélèzes. Quatre massifs aux ambiances différentes, que j'ai parcourus en solitaire, à deux, à trois. Pas de haute montagne puisque je cherchais avant tout les colorations forestières. L'ensoleillement permanent m'a fait plutôt opter pour les scènes élargies, quitte à ce que mes photos fassent un peu "carte postale". Les forts contrastes entre ombre et lumière n'étaient pas propices aux scènes de sous-bois et de détails, plus favorables à la créativité.

Les journées sont courtes en cette saison, les ombres allongées restent tard dans les vallées... et reviennent tôt. Parfois le soleil ne parvient même pas à glisser le moindre éclat au pied des hautes montagnes. Mais la lumière est si belle !

 

 

Une journée d'octobre dans le vallon d'Entre les Aigues (Massif des Écrins)

[En cliquant sur une photo vous pouvez voir toute la série en grand format]

 

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 Premiers rayons du soleil...

 

 

 

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Un peu "carte postale", non ?

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 À peine levé, le soleil passe déjà derrière la montagne

 

 

 

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 Les pentes tapissées de mélèzes

 

 

 

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 Territoire de lutte entre le torrent et la forêt (le torrent aura toujours le dernier mot)

 

 

 

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 Dernier coup d'oeil avant de changer de vallon

 

 

 

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 Autre versant, autre lumière

 

 

 

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 Les ombres commencent déjà à s'allonger

 

 

 

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 Un petit torrent dont les eaux ont le bon goût d'être aux couleurs de ce blog

 

 

 

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 L'ombre a déjà envahi le vallon, la température fraîchit

 

 

 

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 Tonalités froides mais plus nuancées

 

 

 

Vallon d'Entre les Aigues

Derniers rayons de soleil (il est à peine 16 h)

 

 

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28 octobre 2014

D'or et d'azur

Pour le plaisir des yeux...

 

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Névache - Haute vallée de la Clarée

 

 

 

 

Vallée de la Clarée - Névache

 

 

 

 

Haute vallée de la Clarée

 

 

 

 

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Haute vallée de la Clarée

 

Les paysages de montagnes sont souvent magnifiques. En automne, parés de l'or des mélèzes, ils deviennent somptueux. La haute vallée de la Clarée (Hautes Alpes) est une des plus agréable qui soit à parcourir en cette saison. Très peu habitée, sans voie d'accès durant tout l'hiver, elle a su garder une beauté presque sauvage.

Il faisait beau, il faisait doux, les conditions étaient idéales pour profiter de ce spectacle d'or et de lumière jusqu'à ce que les ombres s'étirent...

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25 octobre 2014

L'inspiration suspendue

Depuis plusieurs mois mon inspiration est en basses eaux. Quelques billets viennent sporadiquement s'échouer sur la page, à intervalle un peu trop espacé à mon goût... J'aimais bien lorsque l'inspiration arrivait avec la régularité de vagues quotidiennes. Je pouvais plonger sans problème dans leur profondeur en en sortir des textes d'au moins quinze pages [j'exagère un peu...] suscitant des salves de commentaires éclairés clamés par un lectorat enthousiaste [ouais, j'exagère encore]. Certes j'y passais du temps et cela présentait quelques inconvénients quant à la diversité de mes loisirs...

Aujourd'hui il me reste encore ce réflexe de me mettre devant mon ordinateur, regarder mon clavier avec l'envie de lui pianoter frénétiquement les touches mais... rien ne vient. Faute d'inspiration ma main, un temps suspendue, retombe mollement, vaincue. Alors je n'insiste pas : l'inspiration c'est là ou pas !

Je n'en déduirai pas que je suis "au bout de l'inspiration" [il ne me resterait plus qu'à expirer, hein ?], mais peut-être suis-je parvenu au bout d'une thématique inspirante. Celle qui a été à l'origine de ce blog et que je n'aborde plus vraiment : les relations affectivo-physico-sentimentalo-intellectuelles plus ou moins amicalo-amoureuses, sexo-platoniques et libro-fidèles [avec tout ce que le mélange des parfums peut entraîner comme variations de goût]. Je ne peux pas dire que je ne me sens plus concerné, ni intéressé, mais disons que... ça ne me questionne plus vraiment. En tout cas il n'y a rien de nouveau dans ma réflexion à ce sujet.

D'abord parce que je ne cherche pas les nouvelles rencontres [quoique...], acceptant librement d'être sous le contrôle souple mais vigilant de celle qui ne m'ouvre son intériorité qu'à condition d'exclusivité [hmmouais...]. Ensuite parce que les éventuelles tribulations qu'il m'arrive de vivre sont fort modérées et ne me posent pas de problème majeur, ni même mineur. Et puis bon, mon passé antébloguien ayant été marqué par de mauvaises habitudes quant à ce qui peut se raconter publiquement de l'intimité entre deux personnes, cela a laissé des traces. N'ayant pas toujours fait les meilleurs choix en matière de confidentialité j'en ai gardé des réflexes de prudence. Résultat : il est devenu rare que je dévoile ce qui concerne mon relationnel avec autrui [dommage, c'est ce qui m'inspirait le plus... et vous intéressait tout autant, hé hé...].

Il y a une autre raison à mon engourdissement scriptural, que j'ai régulièrement évoquée et qui ne peut que s'aggraver : la "disparition" de la plupart de ceux avec qui une lecture affinitaire croisée s'était instaurée au fil des ans. Je parle non seulement de ceux qui étaient contemporains de mes débuts, mais aussi de ceux des "générations" suivantes (disons qu'une génération, dans le monde des blogs, c'est environ 3 ans). Comptez les blogueurs que vous lisez qui dépassent les deux générations et vous verrez qu'il ne sont guère nombreux. Alors imaginez combien il peut rester de ceux qui ont connu plus de 4 ou 5 générations... 

Bref : j'en viens à me dire qu'il serait peut-être intéressant/stimulant/dynamisant d'aborder de nouvelles thématiques. Mais l'inspiration ne m'est pas encore venue...

 

Trajectoires croisées

Croisement de trajectoires, traces éphémères

 

 

 

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24 octobre 2014

Inaccessible

En ce moment je suis plus inspiré par les paysages que par les mots...

 

 

Mont Aiguille

Le Mont-Aiguille (Vercors)
Autrefois appelé Mons inaccessibilis, il est considéré comme
le premier sommet officiellement escaladé, en 1492

 

Mont Aiguille 2

 

 

 

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