Alter et ego (Carnet)

Itinéraire d'une ouverture à soi et vers autrui

23 juin 2009

Quel lecteur suis-je ?

Un complot, orchestré par je ne sais qui, mais auquel ont participé Valclair, Kyrann, Julie, Nerilka (et peut-être d'autres), soutenu par Léon, me contraint à répondre à un questionnaire. Comme je ne veux pas passer pour une lopette je relève le défi !

1° Plutôt corne ou marque page ?

Généralement marque-page, ou post-it collés sur les pages à marquer, dépassant légèrement du bouquin. Le cornage de page est exceptionnel, faute de mieux. J'apprends aussi à annoter les bouquins (au crayon papier; on sait jamais...), ce que je ne faisais jamais auparavant, révérant bien trop l'objet-livre.

2° As-tu déjà reçu un livre en cadeau ?

Oh oui, tout plein ! J'aime bien, parce qu'ils sont souvent empreints d'une part de la personnalité de la personne qui offre. Un livre offert c'est comme une tentative de contact sur des domaines d'intérêt communs, ou du moins compatibles.

3° Lis-tu dans ton bain ?

Euh... je ne prends quasiment jamais de bain ! Et sous la douche ça serait vraiment pas pratique...

4° As-tu déjà pensé à écrire un livre ?

Oui, malgré toute l'immodestie de cet aveu que je ne saurais formuler sans réticences... J'ai même commencé un pseudo livre, il y a une dizaine d'années, avant de me rendre compte que, vraiment, il vallait mieux ne pas persévérer. L'idée me revient de temps en temps, mais je n'ai encore pas trouvé l'idée géniale qui pourrait me donner envie de commencer. Ce ne serait pas un roman.

5° Que pense-tu des séries à plusieurs tomes ?

C'est trop long ! D'avance ça me rebute. Mais je ne suis pas un grand lecteur...

6° As-tu un livre culte ?

Non. Si j'en avais un ce serait probablement un livre qui m'amènerait vers une plus grande sérénité

7° Aimes-tu relire ?

Oups... j'avais lu « Aimes tu te relire ». Ah ben oui, puisque j'écris plus que je ne lis...

Donc oui, j'aime assez relire des parties de livres qui m'ont plû. Je picore, au hasard ou en recherchant quelque chose de précis. Mais je ne crois pas avoir relu entièrement et dans l'ordre un ouvrage déjà connu.

8° Rencontrer ou ne pas rencontrer les auteurs des livres qu’on a aimés ?

Pas vraiment tenté. Peut-être parce que je n'ai jamais été fasciné par un livre, ni ne voue un culte aux auteurs. Et puis pour dire quoi ?

9° Aimes-tu parler de tes lectures ?

Je parle parfois de livres que j'ai appréciés, mais sans entrer dans les détails. Je serais incapable de "raconter" un livre, et plus encore de l'analyser sur un plan littéraire.

10° Comment choisis-tu tes livres ?

Souvent par un titre qui m'accroche en librairie ou en bibliothèque (comme aujourd'hui, par exemple), me poussant à lire la 4eme de couverture, puis à feuilleter quelques pages. Par recommandation, aussi, lorsqu'on me parle d'un livre qui a été jugé important ou révélateur dans un parcours de vie. Ou si j'en ai entendu parler à la radio, une de mes principales source d'information.

11° Une lecture inavouable ?

Je ne vois pas trop. Sauf peut-être un bouquin sirupeux et mièvre dont le résumé m'avait semblé correspondre à quelque chose de mon histoire. Ouais, un peu honte, j'avoue...

12° Des endroits préférés pour lire ?

Canapé ou fauteuil, bus et train. Le lit aussi, mais il se révèle vite assez inconfortable.

13° Un livre idéal pour toi serait ?

Celui qui m'enseignerait quelque chose, qui enrichirait ma réflexion, qui me ferait dire « ah ouais, bien vu, c'est exactement ça ! ». J'aime ressentir quelque chose de fort en lisant.

14° Lire par-dessus l’épaule ?

Quelques lignes, très rarement. C'est inconfortable, frustrant, agaçant parce que le rythme de l'autre est différent du mien. Soit je m'ennuie, soit je n'ai pas le temps de finir la page à temps.

15° Télé, jeux vidéos et livres ?

Rien à voir entre les trois. Rarement la télé, jamais de jeux vidéos. Les livres aussi c'est bien plus rare que je voudrais, mais je lis beaucoup sur internet. Et surtout j'écris...

16° Lire et manger ?

Ça m'arrive. Façon de rompre le silence et l'ennui des repas seul. Je mange souvent devant mon ordinateur, lisant les blogs ou diverses pages.

17° Lecture en musique, en silence, peu importe ?

Je préfère le silence, plus propice à la concentration. Parfois une musique en léger fond sonore, si elle ne m'accapare pas trop et sans paroles audibles.

18° Lire un livre électronique ?

Jamais essayé. Pas vraiment tenté. J'aime le confort de la lecture papier et la matière du livre, l'odeur en l'ouvrant, la texture des feuilles, la précision de l'impression. Sinon : lecture sur écran pour tout ce qui vient d'internet. Par souci écologique je n'imprime pas.

19° Livres empruntés ou livre achetés ?

J'aime assez acheter, pour pouvoir disposer du livre à ma guise. Pour certains ouvrages j'aurais pu me contenter de l'emprunt puisque je ne les relis jamais.

20° Quel est le livre que tu lis actuellement et quel sera le prochain ?

« Virtuel mon amour », de Serge Tisseron; « La rage de l'absolu », de Denise Desjardins. J'en ai aussi pas mal en attente, comme « Intimités amoureuses », d'Anne-Claire Rebreyend. Beaucoup sont des essais. Le prochain ? Aucune idée... avant de trouver ce matin, dans la bibliothèque du lieu ou je suis en stage « La liberté dans la relation affective », de Colette Portelance. Le thème ne pouvait que me séduire grave !

21° As-tu déjà abandonné la lecture d’un livre ?

Ça m'arrive. Quand je m'y ennuie. Ou quand le livre, quoique m'intéressant, ne me captive pas suffisamment. J'ai besoin d'être "accroché" par le livre pour le lire d'une traite.

22° Tu tagues qui ?

Déjà j'aime pô le mot "tag", qui est un anglicisme de plus, et encore moins le barbarisme franglais de "taguer" [ouais, je me suis bien habitué à "bloguer", je sais...]. Ensuite j'aime pô faire ce que tout le monde fait. Et puis comme j'ai horreur de me sentir "obligé" de répondre à une demande, je n'infligerai surtout pas cette épreuve à une autre victime que moi. Mais s'il y a des volontaires...

Cela dit je reconnais que l'exercice a été amusant :o)

Posté par Coeur de Pierre à 19:17 - Au gré du net... - Commentaires [9] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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01 avril 2008

Coup de coeur

Voila deux soirs que je passe quelques heures (hum...) à parcourir un blog dont la tonalité et l'originalité me plaisent beaucoup. Il s'agit de courts billets, variant du sérieux à l'anecdotique, tantôt érudits, tantôt farfelus. Mais le meilleur c'est la seconde partie de chaque entrée, généralement sans aucun rapport avec la choucroute : des pastilles de vie en BD. Tout y passe, sur un ton humoristique : scènes de rue ou de métro, extraits de conversations et... joyeuse sexualité de la dessinatrice. C'est finement observé et souvent désopilant !

Par exemple : BX/OB

J'aime beaucoup le graphisme, à la fois simple et précis, avec un trait souple, fluide, expressif. Le personnage de la narratrice, qui ne rechigne pas devant l'autodérision, est attachant. Bref, je suis conquis !

Le blog d'Évelyne Louvre-Blondeau

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01 octobre 2007

De l'importance relative des blogs

Je vois souvent employé le terme de "blogosphère". Pour ma part j'emploie préférentiellement "blogobulle", pour relativiser l'importance de la microbulle que je parcours. Tout au plus un petit hameau, à l'échelle du monde des blogs. Qui plus est, un hameau où se pratique une forme l'endogamie : on y parle peu ou prou des mêmes thématiques centrales.

Il est difficile de se représenter la blogosphère globale, même en se limitant à celle qui est aisément accessible à la plupart d'entre nous : francophone. C'est pourquoi la démarche de Ouinon est fichtrement intéressante. Un travail hallucinant de bénédictin déjanté qui met en perspective l'importance relative des membres influents de la blogoshère sous la forme d'une "Cartographie subjective de la blogarchie francophone". Y sont figurés les 200 premiers blogs francophones, classés selon le nombre de commentaires qu'ils reçoivent et le rythme de publication. La méthodologie [expliquée ici] est probablement assez représentative du "trafic" et de l'interactivité, donc de l'aspect "vivant" des blogs. Ils sont en outre regroupés selon des thématiques, en leur ouvrant un éventail complet.

Je ne voudrais pas vous décevoir, chers lecteurs-blogueurs, mais aucun de ceux de ma blogobulle n'y figure. Ne vous y cherchez pas : même la plus commentée parmi mes lectures, l'épatante Samantdi, n'y est pas.

Si je connais bien quelques noms, sur lesquels il m'est arrivé de cliquer, c'est généralement parce que je les vois cités ici ou là, et notamment chez un des seuls de la carte que je visite occasionnellement : Embruns. J'ai quand même eu l'heureuse surprise de voir en bonne position le superbe blog d'Ossiane, l'Oeil ouvert (à qui j'ai piqué l'idée d'encadrer mes photos).

Et là je vais me la jouer ancien combattant : à ma connaissance aucun des écrivant "historiques" encore virtuellement vivants, ceux d'avant l'apparition des blogs, n'est sur cette carte (le plus ancien de la liste est de juin 2002). D'ailleurs les écrits intimistes ne font pas partie de la carte, avec leur audience minuscule. Mais est-ce vraiment surprenant ? L'intime, le vraiment personnel, s'accomode mal de flots de commentaires : la surexposition ne lui convient pas et ferait inévitablement évoluer la tonalité des écrits. L'intimité reste finalement cantonnée dans un petit univers discret, à l'écart de la marée grandissante d'une blogosphère mousseuse. Si l'expression intime a été pionnière, elle est maintenant devenue un éparpillement diffus, un brouillard, un bruit de fond à peine audible. Loin des fortes audiences des blogs thématiques et indépendammment de toute notion de qualité, il s'y joue, dans la discrétion, une entraide directe, des rapports humains qui travaillent dans l'épaisseur. Et c'est très bien ainsi...

Ouinon explique très justement que « il n’existe pas seulement diverses familles de blogueurs regroupées par thématique ou affinités, mais aussi et surtout, diverses familles de lecteurs qui se mélangent rarement, chaque lectorat alimentant un groupe de blogs. »

Selon les critères qu'il a choisi, le blog que vous êtes en train de lire avec une suprême délectation vous fait appartenir à la catégorie "Lectorat féminin" : « amateur de blogging amical, ils (parce qu’il y a aussi des hommes) sont venus y chercher des idées, des amis, ou partager des tranches de vie. Lectorat très fidèle et homogène. ». Mais je soupçonne certains de faire aussi partie de la catégorie "Lectorat culturel" : « arts, littérature, analyses, ils sont là pour s’instruire, se divertir ou s'émouvoir. Lectorat souvent spécialisé dans une thématique unique ». Il n'est pas surprenant que diverses zones d'influences se recoupent.

Voila, je tenais à signaler, pour les amateurs de l'observation du phénomène de l'expression en ligne, ce remarquable travail de référence.

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29 juillet 2007

L'autre réalité

Profitant de la désaffection estivale des blogs je me tiens à distance du microcosme que constitue la blogobulle, spécifiquement dans son aspect public. Là où d'habitude s'expriment, avec plus ou moins de complaisance, réelle ouverture aux autres et égocentrisme avide de regards. La léthargie actuelle me donne l'occasion de prendre du recul sur ce que j'appelle les "relations virtuelles".

N'aurais-je pas fait le tour de ce que j'avais à découvrir d'une certaine conception, idéalisée, des relations par internet ? J'ai l'impression d'être allé au bout de ce en quoi j'avais pu croire. J'ai réalisé ce qui était possible, au delà ce que j'aurais imaginé, mais me suis aussi heurté à ce qui tenait de l'illusion. Ce sont des relations de mots, qui n'existent que tant que les mots s'offrent et se répondent. A défaut de cette stimulation constamment entretenue, les liens se fragilisent. Quand une relation n'est basée que sur la communication, elle est à la merci de cet unique lien. Que la communication se brouille, s'estompe, s'espace, et la substance même du lien en est directement touchée.

À l'évidence ces liens n'ont pas l'épaisseur que seule peut donner la mise en actes.

Avec le temps je suis devenu circonspect. Plus lucide. Je sens bien que je n'investis plus ce genre de lien que dans l'immédiateté. Prendre ce qui est là, sans attendre de suite. Relations instantanées, vite créées, aussi rapidement abandonnables. En ce sens internet est très vivant, avec sa distorsion des durées. Les cycles s'y succèdent en accéléré. Le temps et l'espace y sont perçus différemment, tantôt comprimés, tantôt distendus. Ayant mal estimé les effets de ces distorsions, mon erreur a été de croire que ce qui se passe sur internet aurait la même valeur que ce qui se passe dans le monde réel. Or, quoi qu'on en dise, ce sera toujours différent. Quelle que soit la volonté qu'il en soit autrement. L'inconscient qui n'est pas en prise avec la réalité terrestre directe élabore les choses différemment.

La réalité virtuelle n'aura jamais la consistance de la réalité.

Internet est le monde des idées. Cette déconnection de la réalité terre à terre peut laisser une place disproportionnée aux fantasmes les plus divers (au sens psychanalytique du terme). Le monde des pensées et sans limites alors qu'omniprésentes dans le monde réel elle lui sont consubstantielles. Comment des relations dématérialisées, affranchies de l'espace et du temps, pourraient-elles se construire comme si elles étaient tangibles ?

Une relation ce n'est pas que de l'échange de pensée, c'est aussi une somme d'actes concrets. Cette réalité concrète est le fondement même de ce qui permet de discerner le réel de l'imaginaire. En laissant une place prépondérante à l'imaginaire, une déformation de la réalité peut s'installer avec une aisance insoupçonnée. L'imaginaire n'attend que cette liberté pour se développer en suivant des désirs inconscients. En cela internet offre une clé de décryptage de soi, et de l'autre, par tout ce que la liberté de pensée permet d'exprimer au sein d'une relation. Désirs, mais aussi phobies, attentes, névroses, contradictions, complexes, projections...

En même temps, sur internet, l'inconscient construit aussi une autre réalité, qui n'est valable que dans ce monde immatériel. Les deux mondes sont fondamentalement distincts, bien qu'inter-reliés, interagissants, s'influençant l'un l'autre.

Ma vie à beaucoup changé grâce à internet et aux relations qui s'y sont développées, nourries par ce que j'apportais de mon vécu, mais ce n'est que dans la mise en actes concrets que cette évolution peut devenir significative. Je suis très satisfait de tout ce que j'ai découvert, via internet, de l'humain et des relations. J'y ai trouvé une très grande richesse, y ai noué de belles relations, et même des amitiés qui comptent dans mon existence. Pour autant... je sens bien que ces liens ne s'ancrent dans la réalité que lorsqu'ils ont été concrétisés par des rencontres, et d'autant plus qu'elles se renouvellent et qu'il s'y vit autre chose que l'échange d'idées. Il est important de vivre quelque chose ensemble. En fait, je crois que ce n'est que lorsque des relations s'affranchissent d'internet, et spécifiquement de son aspect public, qu'elles peuvent vraiment trouver une consistance.

C'est en cela que je ne me suis jamais senti parfaitement à l'aise sur ce blog, qui entretient une confusion entre l'apparente convivialité qui s'affiche en public et l'aspect privé des relations. Finalement internet est bien un fantastique outil de communication... mais il est probablement plus délicat d'y voir un outil relationnel. Efficace pour mettre en contact, communiquer, mais pas pour faire vivre le relationnel.

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25 mai 2007

L'autre vie

On sait bien, dès qu'on pratique la "vie d'internet" qu'on ne peut plus la qualifier de "virtuelle", terme impropre venu de je ne sais où mais inadapté à des ressentis bien réels, des échanges bien réels, un enrichissement bien réel. Et qui mènent parfois des rencontres bien réelles. Ainsi le terme de "vraie vie" qui serait censé parler de celle du monde "normal" montre bien son inadaptation. Les deux modes de relation sont tout autant réels l'un que l'autre. D'ailleurs, je crois qu'on serait bien en peine de dire où nous sommes le plus authentique...

Alors vous, comment appellez-vous les deux mondes ?

Dans un commentaire, j'ai lu le terme de "vie charnelle". Une amie utilise celui de "vie terrestre". Pour ma part j'ai opté pour "vie sensorielle", mais je l'emploie peu. C'est pourtant la présence ou l'absence des cinq sens qui fait toute la différence...
Quant à l'autre, ce "nouveau monde", ou "deuxième monde", je l'appelle tout simplement "monde d'internet". Éloquent à défaut d'être élégant...

Et ne me dites pas que c'est la même vie : on voit bien qu'on a souvent besoin de faire la différence, parce que, justement, ces modes relationnels sont différents... quoique réellement opérants.

Aloooooors, quels termes employez-vous, hmmmm ?

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03 mai 2007

Quelques lignes et des remous...

Mon tout petit billet d'hier a pu surprendre. Évoquer un espace "inacessible", peut effectivement éveiller la frustration. Pourtant, si j'avais évoqué un lieu géographique tout aussi inaccessible, je ne crois pas que la réaction aurait été la même.

Certains guides touristiques se gardent bien de dévoiler certaines de leurs découvertes, afin de les préserver d'une surfréquentation qui les dénaturerait. C'est dans ce sens qu'il faut le comprendre.

Bon, il est vrai que j'aurais pu m'abstenir d'en parler et ainsi de "mettre l'eau à la bouche"... mais j'étais inspiré, un peu ébloui, et me suis spontanément laissé aller au plaisir des mots.

En fait, sans y réfléchir, je m'adressais à une part de ceux et celles qui me lisent, comme je le fais bien souvent de façon plus élargie. Chacun de mes écrits est "adressé" à un ensemble de personnes plus ou moins identifiées, un "public" qui m'est fidèle. Là c'était plus restreint, c'est tout.

Ce faisant j'ai mis en évidence qu'il y a de la vie derrière la façade de nos blogs. Tout ne s'étale pas au grand jour dans la plus absolue transparence. L'expression de soi, plus ou moins intime, reste fragmentaire. Rhôôlala, si vous saviez tout ce que vous ne savez pas de moi !

Justement, là est peut-être la question : vaut-il mieux ne rien montrer que de laisser voir un petit bout qui dépasse ?


A l'évidence, comme beaucoup, j'ai diverses sortes de lien avec des personnes qui me lisent. Parfois ces complicités sont perceptibles, parfois non. Dans les personnes qui commentent ici certaines me sont inconnues, d'autres rencontrées de visu. Il nous arrive même que nous écrire, téléphoner, retrouver en quelques occasions. Nous partageons des affinités, et parfois même des confidences. Ces liens d'amitié durent, pour certains, depuis des années. Et certaines de ces personnes n'interviennent jamais sur mon blog...

Tout cela est-il bien différent de la vie hors d'internet ?
Non, parce qu'à la longue les deux mondes s'interpénètrent.

Ce n'est pas parce que nos écrits ont une certaine ressemblance avec un "journal intime", ou une "correspondance publique", que tout devrait être transparent et affiché au vu de tous. Il y a la face ouverte, choisie, et tout ce qui, pour diverses raisons, est caché. La scène et les coulisses.

Mais on sait bien que les coulisses intéressent. Les magazines people ne font pas recette par hasard.

Depuis pas mal de temps j'ai opté pour la discrétion, après avoit été excessivement transparent. Je ne dis plus publiquement qui je rencontre, j'essaie de ne pas rendre évidentes les diverses affinités et complicités que je peux avoir. C'est désormais du ressort de mon intimité et de celle qui me lie à d'autres. Parfois je regrette cette posture, parce que j'aimerais bien témoigner de cette vie, de ces amitiés "virtuelles" qui ont pris corps. Il y a là une vie faite d'échanges riches et féconds. Mais le mélange intime/public est très vite complexe à gérer, dès lors que la moindre tension apparaît.

La preuve...

Je sais aussi que laisser trop apparaître des complicités peut devenir "excluant", or j'ai envie que cet espace d'expression soit ouvert à tous. Je trouverais dommage que des personne n'osent pas s'immiscer en ce lieu par peur de "déranger", de ne pas y être autorisées, de se sentir intruses. Moi-même je le vis parfois ainsi sur certains sites.

Faut-il pourtant faire comme si cette vie souterraine n'existait pas ? Je me le demande. Je n'ouvre là qu'une petite fenêtre de transparence... en m'empressant de dire qu'elle n'est pas souhaitable en toutes circonstances.

Mais avouons-le, ce montré/caché n'est-il pas une des sources d'intérêt de nos récits de vie ? La curiosité d'en savoir plus sur ces inconnus qui se dévoilent n'est-elle pas un des forts attraits de nos blogs intimistes ?

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19 janvier 2007

Pas sérieux

Parfois mes mots ne viennent pas comme je le voudrais, alors j'en profite pour me promener au gré du net.

On trouve de tout dans ce gigantesque bazar. Et même de quoi rire avec des plaisirs minuscules...

Posté par Coeur de Pierre à 22:07 - Au gré du net... - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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